Histoire d’écrire #28 Comment être concis ?

Il est tentant de faire une histoire avec 10 000 (ou 9998, ne chipotons pas) évènements, quêtes, et trames narratives qui se croisent et s’entrecroisent. Sauf que ce n’est pas (toujours) une bonne idée.

Nous allons déjà voir pourquoi il faut éviter les complexités narratives, puis comment obtenir cette simplicité. Allez, zou !

Pourquoi faire simple ?

PDT : Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ...

C’est vrai ça ! Pourquoi faire simple lorsqu’il est aisé de faire compliqué et tortueux ? Et bien tout simplement faisons d’introspection : pourquoi faire volontairement compliqué ?

Et bien c’est parfois pour le simple plaisir d’impressionner, de faire de l’esbroufe. Mais généralement, on devine rapidement l’artificialité d’une telle complexité. Et le lecteur s’y perd, au mieux. Au pire, il a la tendre impression que vous vous moquez de lui !

La complixité artificielle c’est, généralement, un paravent pour masquer une pauvreté de construction, une faiblesse de la narration, bref, des choses qui vous arranges bien, vous, auteurs, mais moins les lecteurs.

Dans le genre compliqué pour par grand chose !

Maintenant qu’on est à peu près d’accord sur le pourquoi faire simple, voyons le comment.

Avant d’écrire : Préparez votre histoire.

Pourquoi faire simple quand on sait faire compliqué | Le ...

Pour être concis, il faut savoir où l’on va. Pour savoir où l’on va, il faut… Prévoir où l’on va ! En continuité avec à peu près tous mes articles précédents, construisez votre histoire avant de commencer à l’écrire. Vous éviterez ainsi de buter sur une impasse narrative, et essayer d’embrouiller le fil de l’écriture pour retomber maladroitement sur vos pattes.

Généralement, lorsqu’on commence à complexifier inutilement notre histoire en cours d’écriture, c’est que l’on cherche à noyer le poisson qu’on ne parvient pas nous même à trouver, le poisson étant ici le dénouement de notre histoire.

Résultat : on se perd en circonvolutions douteuses et rebondissements qui tombent à plat. Soyez honnêtes avec vous même. Prenez du recul, résolvez le problème, et ensuite décrivez l’histoire tracée, en montrant vous même le chemin que vous souhaitez, et non pas en cherchant à le défricher au hasard à coup de twists.

Faisons, ô, surprise, une analogie : pour expliquer facilement un concept, philosophie, scientifique, compliqué, il faut bien le maîtriser. Cela doit être pareil avec votre histoire.

D’accord, mais comment faire ?

Commencez par écrire l’essentiel, puis voyez si ce que vous rajoutez à un intérêt. Cette méthode a un double intérêt : elle vous force à voir vous même ce qui est essentiel dans une histoire, et vous permets d’ajouter volontairement un degré de complexité.

Après : enlever le superflux.

Humour

Vous avez terminé votre histoire. Bravo ! Pourtant, quelque chose vous chiffonne.

Il est difficile d’enlever quelque chose que vous avez écrit. Pourtant c’est parfois essentiel, pour le bien de l’histoire. Ne laissez pas votre orgueil (« je l’ai écris, donc c’est bien, donc je garde »), vos sentiments (« même s’il ne fonctionne pas avec l’ensemble, j’aime ce passage ») ou tout simplement votre flemme faire barrage.

Si une ablation brutale est trop dure, petit truc tout simple : fait une copie de votre texte, et modifiez l’original (pas la copie – psychologie, quand tu nous tiens !). Puis, le lendemain, relisez votre texte l’esprit reposé, rassuré de savoir que, dans tous les cas, il existe une copie de votre premier texte.

Ensuite, mettez de côtes toutes les (mauvaises) raisons qui vous empêcherait d’admettre que votre texte est mieux sans cet element. Si vous pensez objectivement que c’est le cas, choisissez cette nouvelle version ! Vous aurez l’impression de perdre un morceau de votre histoire, peut être, mais vous gagnerez bien plus : de la simplicité.

Voilà pour le fond ! La semaine prochaine, nous verrons la forme : comment simplifier votre style pour renforcer cette clarté !

 

Antonin A.

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Histoire d’écrire #27 Comment faire des dialogues percutants ?

Écrire un dialogue n’est pas facile. On peut être un très bon écrivain, avoir un style fluide, et buter sur les dialogues. Nous allons voir dans cet article quels sont les principales difficultés du dialogues, les différents moyens de les écrire, quelques astuces, et comment dynamiser les dialogues avec… Ce que l’on met autours des dialogues !

Un dialogue, c’est quoi ?

Tag, You’re It!: Why Simple Dialogue Tags Are Your Friend

Faisons simple : c’est un échange entre plusieurs personnages (une seule personne parle : monologue). Cette partie prend une place plus ou moins considerable dans une histoire, allant du néant à l’ensemble du livre (« Péplum », d’Amelie Nothomb).

Péplum de Amelie Nothomb - Livre Achat Vente Neuf Occasion
Sympathique

Mais, contrairement à la narration, un dialogue n’est pas le fruit du style du narrateur, mais de ceux qui parlent. Et c’est toute la difficulté et le paradoxe du dialogue : l’auteur doit céder sa place de narrateur, et laisser parler d’autres personnes, tout en laissant cela cohérent avec le reste de l’histoire.

A partir de là, il y a deux possibilités. Soit vous considérez que le dialogue n’est effectivement qu’une extension de votre narration. Après tout, c’est vous qui racontez l’histoire, et c’est vous qui décidez quels mots, quel style, mettre dans la bouche de vos personnages. Vous gagnerez, peut être, en fluidité (tout votre texte sera uni), mais vous y perdrez en cohérence (certaines tournures, qui vous sont propres, peuvent ne pas paraître pertinente dites par l’un de vos personnages).

L’un des grands tenants de cette pratique est Yasmina Khadra. Je ne vais citer qu’un de ses livresn mais tout ceux que j’ai lu possède la même logique : l’Attentat. Les discutions entre les protagonistes sont prétextes à des échanges philosophiques de haute volée, certes peu réalistes, mais fascinantes à lire.

L'attentat - Yasmina Khadra - Babelio
Un petit bijou

L’autre solution est de réfléchir à la manière, propre à chacun, de parler. Que chaque personnage, en fonction de sa personnalité, son habitude, va s’exprimer d’une manière bien particulière. A vous de la trouver.

L’avantage de ce choix, c’est que vous gardez une cohérence avec vos personnages. L’inconvénient, c’est que varier de style peut être inconfortable à la lecture, et empêcher une véritable immersion.

Et bien sûr, il existe une infinité de choix entre ces deux extrêmes.

Les trucs pour écrire un dialogue :

L’une des problématiques principales, en écrivant un dialogue, c’est de trouver le style « oral »… Mais à l’écrit !

Cette transcription n’est pas toujours facile. Et la tentation est forte de raboter les mots, les négations, pour donner cette impression de fluidité parlée. Sauf que… Généralement, le rendu est illisible ! Car c’est là la complexité de la chose : il faut lire quelque chose qui est parlé. Aussi, il faut effectuer une adaptation de ces paroles.

Voici une solution très simple que je vous conseiller : écrivez les dialogues dans le même style que vous écrivez dans votre correspondance privée, avec des amis. Non pas comme vous parlerez, mais écrirez. La fluidité naturelle de l’écriture personnelle rendra parfaitement, à l’écrit, ce que le narrateur veut dire, à l’oral.

Méfiez vous des trops grandes coupures de mots.

Je reviens donc sur ce point : méfiez vous des trop grandes coupures de mots. Si vous retranscrivez à l’écrit exactement ce que vous entendez à l’oral, cela ne marchera pas.

« J’l’ai vu, l’t’ais pas au top »

Vite fatiguant.

Sans couper les mots, il existe pleins de moyens d’ajouter du dynamise et du « réalisme » à votre dialogue : vous pouvez par exemple abolire la première partie des négations :

« Je l’ai pas vu »

Et privilégier les phrases courtes :

« T’as vu ? Je l’ai fait. C’est fou ! »

Vous pouvez également mettre les éléments narratifs littéralement entre parenthèses, pour rester dans le dialogue.

« Tu vois ça (il désigna la boîte). C’est elle qui va tout changer. »

Mettre du dynamisme autours des dialogues.

De même, plutôt que faire des coupures narratives, vous pouvez sous entendre ce que font vos héros, à travers ce qu’ils disent. Ainsi, en lisant les paroles, le lecteur s’imagine l’action.

« Tu vois, si j’appuie sur ce bouton ? C’est la ville entière qui va sauter. »

(On devine qu’il désigne le bouton, en disatn cela)

Enfin, dernier truc : vous pouvez tout simplement lire le dialogue à voix haute. Après tout, c’est un échange oral. Vous verrez si vous lecture est fluide et dynamique, et pourrez changer en fonction.

Autours du dialogue.

Dialogue

Ce qui entours le dialogue est aussi important. Les « didascalies » théatrales. Les informations autours des paroles.

Pour ce faire, il y a aussi plusieurs trucs.

Déjà, évitez les verbes « faibles », c’est à dire : « dire, faire, répondre ». Trouvez des mots équivalents, mais avec une précision plus importante, témoignant de l’état d’esprit du personnage.

« Ce n’est pas ça ! hurla-t-il. »

« Tu ne me comprends pas, tu ne m’as jamais compris, sanglotait-elle. »

« Il est l’heure, chuchota-t-il. »

L’oeil humain ne s’arrêtant pas à chaque mot, mais lisant la phrase dans sa globalité, va colorer la phrase dîte de la tonalité suggérée par le verbe d’action.

Vous pouvez également, tout simplement, couper le dialogue, pour signaler un état d’esprit du personnage.

« Ce n’est pas possible ! »

Il se tenait, droit et décida. Andréa tenta une nouvelle fois :

« Tu m’as dis que tu le feras ».

Il secouait la tête, inflexible :

« Ce n’est pas possible. »

Notez que dans cet exemple là, pas une seule fois que je ne dis que les personnages parlent. Je le suggère à chaque fois. C’est un autre truc, pour ajouter du dynamisme.

En conclusion.

Le dialogue est une part essentielle de la narration. Vous pouvez vous contentez de les écrire, comme simples éléments d’information, mais il est bien plus important de les utiliser pour exprimer les émotions de vos personnages de manière plus directe, et empirique, qu’en l’expliquant. Les dialogues apportent quelque chose à votre histoire. Ils ne font pas que la compléter. J’espère que ces quelques conseils vous aideront à les formaliser !

N’hésitez pas si vous avez des questions, il y a une belle section commentaire juste dessous !

La semaine prochaine, nous verrons comment simplifier votre style d’écriture ! D’ici là, portez vous bien !

Antonin A.

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J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !

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Un an ! Mazette, un an d’Interfeel !

(Notes : vus les circonstances, l’Histoire d’Ecrire de cette semaine sortira demain ! )

Et oui ! Aujourd’hui est un jour un peu spécial : cela fait un an, jour pour jour, que le premier volume d’Interfeel est sorti !

Avec moi : « Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire… »

Il s’en est passé, des choses, depuis ! Et je voudrais célébrer cet évènement par de nombreux, nombreux remerciements !

Merci !

Merci aux Editions PKJ pour avoir permis la sortie de ce livre, avoir respecté mes choix narratifs, et avoir défendu ce livre, en librairies, sur les RS, sur les salons, tout au long de l’année.

Merci à ces mêmes Editions d’avoir accepté la sortie du second volume, dont je vous parlerai très prochainement !

Merci !

Merci aux librairies de m’avoir accueillit cette année, et ne croyez pas que je vais me contenter d’un remerciement vague et général !

Merci, donc à : Decitre Ecully, Cultura Belle Epine, Cultura Valence, Librairie Prado Paradis, Librairie Goulard, Coop les volcans, Le Rameau d’Or, Decitre Part Dieu, Gibert Josef Carré de Soie, La Défense, Librairie Fantasio, Dialogues, Librairie Martelle, Raconte moi la Terre, Librairie Arthaud, Maison de la Presse de Saint Flour, Librairie la page suivante, Librairie Raconte moi la Terre (Lyon et Bron), Librairie Passerelle, Decitre Bellecour, Librairie du cours, Librairie Goulard, Librairix, Lettres à croquer, Librairie le Panier de Livres.

Et merci à toutes les libraires et tous les libraires, que j’ai croisé, que je n’ai pas croisé, qui se battent pour défendre ce livre en particulier, et les livres en général ! Vous êtes formidables !

Merci !

Merci aux organisateurs de Festival, qui m’ont accueillit pour défendre mon livre !

Merci, donc aux Journées du Patrimoine d’Aix en Provence, à Octogones, à la Fête du livre de Saint Etienne, à la Foire du livre de Vienne, Festival du livre Jeunesse d’Ecully, à Fantaisy en Beaujolais, à la Fête du Livre de Favrgues de la Tour, au Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, à Des livres et Vous (Miribel), à la Fête du Livre de Paris, au salon du livre jeunesse
de Villeurbanne, au Festival Sans Décoder ?!

Merci aussi à toutes ces autrices et auteurs, passionné(e)s et passionnant(e)s, que j’ai rencontré à l’occasion !

Merci !

Merci aux CLA Books Awards, et au Prix Chimère, qui ont récompensé mon livre !

Merci à l’ARLD d’avoir organisé une double rentrée des auteurs Auvergnes Rhone-Alpins, permettant de présenter mon livre.

J’ai l’air hyper éveillé sur cette photo non ? C’est parce que je viens de gagner un prix 😉 !

Merci !

Merci aux profs qui défendent le livre, la culture, auprès d’élèves énergiques et pertinents ! Et qui m’ont fait venir pour les faire rire, réfléchir, autours de mon livre ! Merci, donc, au collège Laurent Mourguet, au lycée François Cevert, au collège Mont-roland, au lycée Becquerel, lycées Albert Londres

Et merci de m’avoir invité, car ces rencontres sont à chaque fois exceptionnelle. J’apprends tout autant que j’essaye de transmettre.

Merci !

Merci aux bloggueurs, Youtuber, Instagrammeurs, et journeaux, radios, qui ont lu et parlé de mon livre !

Mercin donc, à (*prend une grande respiration) : 50 shades darker, Croqulivre asso, Lirado, méandre littéraire, Langue de Chat, radio selen, chronicroqueuse, café powell, Jabber The Reader, Lirado, BBB’s Mum, adventure in booksland, saveur littéraire, café powell, Lade,
argentic fairies entre les lignes, bettie rose and book, Melie Grey, lecture de Meg, un océan de livre, Pip and Pulp, treky yt, bim bam book, bonbon au cassis, Book Lover, Pitikibouquine, Vibration Littéraire, Adri.Book, storm of book, lectures2fanny, adventure in booksland, ode a la lecture, Lynstories, La biblio de Sophie, Pouvoir d’écrire, Petite lectrice du 59, Ananas Mania,
Rowena Bouquine, Esprit Myrtille, Ode à la Prose, Betty Rose and Books, Scarlett Books,
Adventure in Booksland, Mon quotidien, Var Matin, La page suivante, Mag2Lyon, Le Parisien,
Biblioteca Magazine, Chérie FM, Le petit furania, Lady Coloc and Blog, biblio de Sophie, Siabahbook, La couleur des mots, Passeurs de rêve, Matagadam, Mademoizelle, Lycée François Cevert, C’est en ville, 1histoire2plume, Bim Bam Books, Poppicornsama, Alice in Neverland, L’art de Lire, Le coin lecture d’Emilie, Krystie Wonka, minie house lock, Le Beau du Monde, Le blog a Shana, Les lectures de Mademoiselle, Ocean Livresque,
Pause café avec Audrey, libraddict4086 !

Et oui !

Et (surtout ?) merci à toi, lectrice, lecteur anonyme, qui bouquine par passion, qui a aimé un peu, passionnément, à la folie mon livre, qui me l’a dit en salon, en message sur les réseaux, par emails, ou qui ne me l’a pas dit, mais dont la passion rend ce livre vivant.

Bref, merci tout le monde ! Et à bientôt pour le Tome 2 !!!!

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Philosophons avec Interfeel ! (Interfeelosophons ?)

Hello !

Dernièrement, j’ai fait un truc chouette ! J’ai parlé philosophie et sociologie avec Frafnir (oui, c’est un pseudo), autours d’Interfeel ! Et on l’a enregistré !

On a donc parlé de Foucalt, de Deleuze, de servitude volontaire (bien sûr) !

On l’a d’ailleurs découpé en trois parties, pour que ce soit plus digeste.

Voilà la première :

Puis :

Enfin :

Ah, et Frafnir avait déjà fait une vidéo sur Interfeel :

D’ailleurs, voici sa chaîne Youtube.

Bon visionnage !

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Histoire d’écrire #26 Ce que les règles du dessin nous apprennent sur l’écriture

Le dessin implique des règles. Bien sûr, il est possible de faire sans, bien sûr, il est possible de donner l’impression de ne pas en avoir. Mais, par exemple, la confection d’un visage réaliste, suit un processus de création qui n’est certe pas indispensable, mais bien utile pour comprendre et la construction du dessin et, par extrapolation, la structure d’un texte. Explications :

PS : tous les screens shots sont extraits d’une vidéo du dessinateur / profs de dessin en ligne qui m’a gentillement autorisé à les utiliser ! Pour voir la vidéo complète, par ici (je la mettrais aussi en bas ).

Et pour avoir plus d’informations sur ce qu’il propose : https://www.apprendre-a-dessiner.org/

La feuille blanche.

L’angoisse de la feuille blanche peut elle exister aussi pour le dessinateur ? J’imagine que oui. Au niveau de l’écriture, je vois deux raisons, bien différente, à l’angoisse de la feuille blanche :

Si vous n’avez pas d’idées, c’est qu’il n’est pas encore temps pour vous d’écrire :). N’hésitez pas à vous reporter à mes articles pour « trouver l’inspiration ».

Si vous avez trop d’idées, les règles du dessin peuvent vous être utile. Car plutôt que de partir dans un fouillis de personnages ou d’éléments éparses, générant plus le chaos que la créativité, vous allez apprendre à structurer vos idées, avant de les poser sur le papier. Commençons.

Tracer les formes essentielles.

Un dessin, au début, ce sont quelques lignes, généralement des formes géométriques : cercle, sphère, cube, ligne droit. Tout dessin peut de résumer à ces traits forts et symboliques.

La leçon à tirer est que, en dessin comme en écriture, il est important de savoir distinguer ce qui est essentielle de ce qui ne l’est pas.

Attention : le non essentiel devra aussi se mettre ! Il donnera de l’épaisseur, du relief, au dessin comme au texte. Mais il ne faut pas commencer par lui. Il faut commencer par la colonne vertébrale, sphère, carré et, pour l’écrit : événement principal, personnage principal, trame narrative.

Pourquoi c’est important ? Car cela vous apprend à voir au delà des apparences. Le dessinateur, en traçant ce cercle, ce cube, voit déjà le dessin final à travers ces formes. De même, en écrivant la trame narrative principale, vous devez être en mesure de deviner le potentiel de votre histoire.

Un des nombreux conseils en dessin sera que, lorsqu’on commence une séance, il faut s’entraîner à faire des formes « simples », des cercles par exemple (d’où les guillemets, car faite donc un cercle à main levée !). Ce que je préconise pour l’écriture, ce n’est pas d’écrire des trames narratives simples avant chaque séance, mais de commencer pour aventure dans l’écriture avec justement des histoires simples, à l’intrigue claire (j’ai commencé par les nouvelles : excellente école d’apprentissage). Ensuite, complexifiez. Il est toujours impératif de connaître et maitriser les structures de base, pour avoir des fondations solides dans votre art. Et cela, je pense, fonctionne pour tous les arts, et pas seulement l’écriture ou le dessin (les gammes en musique, les mélanges de base en cuisine…)

Placer les traits secondaires

Revenons à votre dessin. Vous avez les formes basiques, très bien. Vous y avez réfléchit, chaque trait est à sa place (vous pourrez faire évoluer ces formes après, mais cela ne se fera qu’à la marge.) A present, places aux traits secondaires !

Les traits secondaires, c’est quoi ? Ceux qui ne sont pas nécessaires pour comprendre ce qu’il se passe, mais qui permettent de le saisir. Nous sommes déjà dans une étape d’affinage (je ne parle pas de fromage :)).

Les liants.

Maintenant que vous avez toute cette structure, vous pouvez enfin donner corps à vos personnages, forts de la structure solide que vous avez. Désormais, cette sphère peut devenir un visage, ces cubes un corps, ces bouts de cercle les jonctions, etc.

Pareil pour l’écriture. Maintenant que vous avez établis toutes les péripéties, vous pouvez donner du liant à vos actions. Vous avez, enfin, le support assez solide pour laisser court à votre créativité.

(sachant que cette créativité s’est également développée durant le tracer de ces formes de base, mais elle était moins évidente et, peut être, plus contraignante).

Ajoutez les détails.

Alors que le dessin semble terminé, et l’histoire complète, le plus long reste à faire… mais pas le plus difficile ! Si votre structure est solide, si vous y avez assez réfléchit, le reste est un travail minutieux plus que compliqué. L’idée est de donner corps à l’image, au texte. Donner, littéralement, du relief à votre hisoire. En ajoutant des ombres, en faisant jouer la lumière. En éclairant, pour votre histoire, une psychologie de personnage, une description de lieu, en ralentissant le rythme par une narration. Bref, en donnant littéralement corps à tout ce que vous avez écrit avant !

 Pour résumer

Pour résumer : en dessin comme en écriture, il faut éviter certains écueils, et il est préférable de commencer par :

Les formes fondamentales, ou les éléments clés. Qu’ils ne soient pas esthétiques ou artistiques, pour le moment, on s’en fout. Cela vous aidera à garder une vision d’ensemble, et placer correctement les éléments les uns envers les autres.

Ensuite, restez sur les formes primitives, ou les éléments clés de votre histoire, et ajoutez les aux éléments principaux, pour densifier le tout.

Maintenant que vous avez enfin établit votre « vue d’ensemble » (il est impératif de prendre son temps), vous pouvez (enfin !) vous concentrer sur le détail : créer vos dessins, écrivez votre histoire.

Mais elle manque de relief. C’est la dernière étape, la plus longue et, peut être, la plus plaisante : affiner, paufinez, épurée, vous avez une structure assez solides pour vous amuser.

Et voilà ! Vous avez un dessin !

Et voilà ! Vous avez une histoire !

 Une fois que vous aurez fini le dessin : non seulement vous aurez fini votre travail, mais vous aurez compris les structures internes qui le régissent. Il en va de même pour la construction d’une histoire. Vous aurez créé et, en même temps, vous aurez appris.*

Idem pour l’histoire : en procédant par étapes, non seulement vous écrivez une histoire solide, mais en plus, vous comprenez son fonctionnement interne, ses forces, sa dynamique. Elle vous appartient. Et vous pouvez utiliser cet apprentissage ad vitam ! Elle est pas belle, la vie ?

La semaine prochaine, changement de registre : on verra comment écrire des dialogues percutants ! Rendez vous vendredi, à 18 heures, comme d’habitude !

A bientôt !

 PS : pour voir la vidéo totale du dessin de Pit :

Que voilà !

Et son site, que j’ai personnellement utilisé pour apprendre les bases du dessin (et qui m’a donné envie d’écrire cet article :)) : https://www.apprendre-a-dessiner.org/.

Antonin A.

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Histoire d’écrire #25 La métaphore de la maison

 

Vous le savez, surtout si vous suivez mes vidéos YouTube, mais j’aime bien les métaphores (même si les esprits taquins, et je sais qu’il y en a, préciseront qu’il s’agit plutôt de comparaisons). Or, il y en a une que je trouve tout indiquée pour décrire le travail de construction d’un roman : la métaphore de la maison.

Le magazine de votre habitat | Futura Maison
Ceci est votre histoire.

Ça tombe bien, c’est le titre de cet article.

On pourrait résumer cette idée par une simple phrase (comme ça, les plus faineants d’entre vous peuvent s’arrêter là sans finir l’article :)).

Écrire un livre, c’est un peu comme construire une maison.

Moi (et pleins d’autres, en fait)

Mais pourquoi ? Comment ? Qu’ouies-je ? Voyons cela de plus près (avec ceux qui sont encore là :)).

Les choses à prendre en compte avant de construire sa maison.

Construire une maison ne se construit pas d’un claquement de doigts. Cette décision implique généralement une chose fondamentale : cela prendra du temps. Pour l’instant, nous sommes d’accord ?

Retour à l’aspect écriture. Il faut raisonner de la même manière : écrire prendra du temps. Si vous montez une cabane en deux semaines, vous aurez peut être un abris pour quelques jours, mais la première bourrasque un peu forte balayera votre travail avec la force d’un souffle de loup. La première étape est : cela prendra du temps.

Et le temps, c’est de l’argent. Allons sur le second paramètre : écrire vous coûtera, rarement en pièces sonnantes et trébuchantes, mais en temps passé chaque jour. La contrainte sera donc sur le long terme (en années), et au quotidien (il faudra écrire un peu, tous les jours).

Une fois que vous avez accepté ce paramètre de temporalité, on peut passer sur la question de l’espace.

Guy regarde un film effrayant avec son chien. Photo Premium
« Quoi ? Je dois vendre kiki pour financer ma maison ? Jamais ! »

Trouver l’emplacement

Et oui : une maison ne se créée pas n’importe où. Il faut penser à la place que l’on peut s’offrir, le terrain, l’ensoleillement. Savoir combien de matière nous avons pour cette construction.

Comment transmettre cette image en écriture ? Très simple : quelles sont vos capacités ? Écoutez vous avec bienveillance, et ne jouez pas les Icares. Si vous n’avez jamais écrit de votre vie, et que vous voulez vous lancer dans une oeuvre de science fiction avec 15 personnages principaux et 6 Tomes (et je sais qu’il y en a parmi vous :)), je vous conseille de commencer par des projets plus modestes. Avec de construire un palace, apprennes sur un studio. Plus l’oeuvre est grande, ambitieuse, plus vos compétences, votre motivation, votre organisation, va être mise à rude épreuve. Commencez petit, apprenez, grossissez.

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Genre construire un palais du premier coup, n’est pas forcément une idée de génie 😉

Avant de construire une maison

Dessiner les plans

Ok ! Vous avez l’emplacement, et le projet qui vous semble à la fois assez excitant pour vous satisfaire. Reste à savoir la taille de votre maison. Un étage ? Deux étages ? Un jardin ? Vous devez composez avec le réel : la place que vous avez, vos moyens, la matière.

Idem pour votre histoire : avez vous assez de matière pour faire un roman ? Un petit roman ? Une nouvelle ? Une saga ? N’ayez pas les yeux plus grands que le ventre, vous le regretterez si vous vous engagez sur une construction sans issus.

Chaque histoire possède son support. Quelque fois, on veut développer une nouvelle en roman, mais attention : s’il vous manque de la matière, les parois de votre histoire ne seront pas assez solide. Même si vous ne pouvez (bien évidemment !) le nombre de pages exacte, en avoir une idée générale vous aidera.

Dessin Maison Architecte
« Alors tu vois, là c’est le chapitre 3, qui communique avec le chapitre 6… »

Construire les fondations

Les fondations sont invisibles, et indispensables. Sans fondation, votre maison prend l’eau ou s’effondre (et par conséquent, prend l’eau).

En écriture, ce travail de solidification invisible est tout aussi nécessaire. Préparez vos personnages. Effectuez les recherches sur les lieux de l’intrigue, les thématiques abordées. En gros, avant de poser le premier mot, vous devez déjà parfaitement connaître pas forcément votre histoire, mais son environnement.

Fondations - construction maison - 5 messages
Invisible au final, mais indispensable pour que tout tienne.

Ériger les murs porteurs.

Idem : après les fondations, invisibles, les murs porteurs. Présents, apparents et indispensables pour la tenue de votre maison et pour l’installation du toit.

Retour sur la littérature : quels sont les éléments clés sur lesquels s’articulera votre histoire ? Connaissez vous le début, les péripéties principales ? Sans cela, inutile de continuer : votre histoire ne tiendra pas.

Une fois que vous les tenez, éprouvez les. Testez les. Sont ils cohérents les uns les autres ? Sont ils solides, assez pour résister aux libertés de l’histoire que vous allez forcément prendre en écrivant ? Plus ces murs sont solides, plus votre histoire le sera.

Mur porteur - fragalisation autour d'une ouverture
Avec ça, ma maison, c’est du béton !

Affiner la structure de la maison.

Ok ! Maintenant, les fondations, les parois et les murs porteurs sont installés. Votre maison est solide ! Est-elle habitable pour autant ? Non, car solidité ne veut pas dire accueillante. A vous maintenant de rajouter des parois, de définir les pièces comme vous le souhaitez. Vous n’êtes pas encore dans la finition ou la décoration. Simplement, vous n’avez plus à vous soucier de la solidité globale de l’ensemenble. Vous pouvez vous faire plaisir.

Pareil sur votre histoire. Vous avez les éléments clés, ceux qui structurent l’intrigue. Maintenant, occupez vous du reste. Ajoutez d’autres événements secondes, des personnages. Ils ne sont pas forcément indispensables à votre histoire, mais ils la densifient. Lui apportent à la fois de la profondeur et du relief.

Placo
C’est bon, la charpente du livre est mise en place !

Mettre les réseaux.

Mettons un peu de vie dans votre carcasse de pierre : ajoutez l’eau, l’électricité, Internet ! Bref, de quoi rendre l’ensemble vivable, en connectant les pièces entre elles.

Back to the story ! Vos chapitres, petites entités indépendantes, se lient ils bien les uns les autres ? Les transitions sont elles logiques et cohérentes ? Vous avez pensez chapitre par chapitre, ils faut maintenant pouvoir circuler entres eux avec fluidité.

Intérieur Industriel Et Canalisations – Photos et plus d ...
C’est bon, envoie l’encre, le style fluide, et une narration inninterrompue !

Ajouter la déco.

Enfin tout est près. La structure supporte, le fonctionnel fonctionne. Reste la partie la partie finale, et la plus importante : décorez à votre guise, agencez vos pièces de la manière que vous le souhaitez. Votre structure est désormais assez solide pour satisfaire votre création !

Cette étape, en écriture, à ne multiple visages : épaisseur des personnages, densification des lieux : faite vous plaisir ! Non seulement vous avez des structures assez solides pour agrémenter à votre guise l’intérieur de votre histoire, mais en plus, vous maîtrisez la structure, vous savez donc, intuitivement, ce qui conviendra à votre histoire.

Appartement, décoration d'interieur. - YouTube
Une petite psychologie de personnage par ici… un environnement plus étoffé par là… et voilà !

Le contrôle final

Avant de vivre dans une maison, il faut faire un check (postal) : l’eau fonctionne-elle ? Le lit est il bien positionner ? Si vous avez suivis les étapes suivantes, cela ne devrait pas poser de souci.

En écriture, c’est l’heure de la relecture. Elle existe en plusieurs formes : la relecture structurelle, pour voir si vos événements s’enchaînent bien. La relecture d’ajout : pour changer des détails, des dialogues, qui rendront l’histoire plus fluide (notamment car maintenant vous connaissez parfaitement votre histoire : vous l’avez écrite !). Enfin la relecture orthographique, pas la plus marrante, mais indispensable, surtout si vous voulez présenter le texte aux éditeurs.

Contrôleur financier : salaire, études, rôle, compétences ...
« Je vois dans votre livre qu’il y a une incohérence entre le chapitre 3 et le chapitre 21. ça peut vous coûter cher, vous savez ? »

Et voilà ! Vous avez désormais entre les mains votre bébé finalisé ! Et en bonus, si vous avez suivis ces mêmes recommandations vos travaux, vous avez également une belle maison, pour le lire une nouvelle fois, bien à l’abris !

 La semaine prochaine, nous resterons dans le monde des métaphores (enfin, des comparaisons), et je vous montrerai comment les règles de création d’un dessin peuvent être des outils puissants, aussi, pour écrire. Crayon à dessin ou stylo plume, même combat ! Pas la peine d’être un esthète du crayon, pas d’inquiétude. Bref, rendez-vous la semaien prochaine !

Antonin A.

—-

J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !

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Présentation d’une chouette « Librairix » !

Hello tout le monde !

Vous le savez, je fais pas mal de dédicaces !

Vendredi dernier (17 mai), j’étais à Bourges, et j’ai fait des signatures à « Librairix », une charmante librairie (comme son nom l’indique plutôt clairement) du centre de la ville vachement sympa, et son proprio tout aussi sympa !

Et j’ai eu envie de faire une petite vidéo pour présenter sa boutique ! Voilà :

Si vous voulez voir toutes mes autres vidéos (notamment des conseils d’écriture), ma chaîne Youtube est par ici !

A bientôt !

Antonin A.



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Histoire d’écrire #24 Focus Interfeel : la construction d’Interfeel

 

  On a passé les semaines précédentes à voir toutes les constructions narratives possibles et innimaginables ! Le parcours du héros, les trames d’évolution de l’histoire, bref, je vous renvoie à cet article, et cet article. Voyons maintenant celles que j’ai utilisé pour Interfeel, et pourquoi ?

Pour rappel, Interfeel, c’est ça :

Couverture du livre

Et pour plus de précisions sur le livre, allez donc sur la page dédiée en cliquant ici 🙂

Il est quand même recommandé d’avoir lu Interfeel pour comprendre entièrement cet article. L’autre raison, c’est que je vais éviter au maximum des spoils sur ma propre histoire, mais sait-on jamais, certaines informations pourraient m’échapper !

Interfeel : une trame simple ?

Permettez moi de vous rappeler les conditions d’écriture de mon livre Interfeel (conditions qu’on retrouve plus en détails dans ce chapitre) : j’ai écris la trame principale du livre en 48 heures, puis construit le roman autours de cette trame.

La conséquence directe de ces conditions, c’est que si on élague l’histoire, qu’on enlève l’environnement, la réflexion, les inventions, le noyau de l’histoire est relativement direct : Nathan subit péripétie sur péripétie, jusqu’à la fin. Et c’est tout ! C’est une ligne relativement droite.

Est ce à dire que l’histoire est simpliste ? J’espère que non ! Car, comme nous l’avons vu avec l’exemple de Matrix, qui dit trame narrative simple ne veut pas dire histoire simpliste. Au contraire. Avoir une ligne directionnelle aussi « évidente » pour Interfeel m’a permis de construire un environnement intéressant tout autours, sans trop craindre d’altérer le cœur de l’histoire. En gros, accrochés à une trame narrative solide, vous profitiez de l’univers d’Interfeel.

Nathan, le héros d’Interfeel : un parcours du héros ordinaire ?

On a vu le parcours du héros précédemment. Situation initiale, un message alerte le héros (parfois un mentor), le héros refuse la quête, puis l’accepte, affronte des péripéties, des ennemis, le mentor meurt (parfois), le héros manque de mourir, ne meurt pas, vainc le danger, et revient à la situation initiale, transformé. Pour plus de détails, se porter sur l’article correspondant.

Votre Voyage du Héros en 9 étapes - Delta CP
Une version du parcours du héros, que vous pouvez retrouver ici :
http://www.deltacp.fr/220-formation/votre-voyage-du-heros-en-9-etapes/

Est-ce que notre ami Nathan, héros du livre, suit ce parcours initiatique ? Oui et non, j’ai envie de dire.

Oui, car on retrouve certains éléments clés : le monde initiale (la ville de Nathan) le message (le professeur), les péripéties, etc.

Mais non également car, sans spoils (pas facile !), la boucle de ce parcours n’est pas achevée ! Deux raisons à ce choix : déjà, car je voulais dès le début dès le début développer l’histoire sur plusieurs volumes. Et généralement, les histoires qui bouclent entièrement leur cycle de héros dès la fin du premier tome, puis font un deuxième tome en reprenant les mêmes éléments, non seulement rate les suites, mais en plus défont toute la tension du premier tome.

Par exemple, le film Kingsman 2 est pour moi un profond échec, car non seulement l’histoire n’est pas terrible, mais en plus tous les éléments dramatiques du premier film, qui voulait le cycle d’Egsy, sont effacés. Le film 2 saccage donc le premier film de manière rétroactive ! Chapeau (anglais) !

L’autre raison de mon choix – volontaire – de ne pas boucler le cycle du héros est parce que, justement, c’est attendu. On s’attend à ce que le héros révèle ses pouvoirs, sauve le monde etc. Donc quoi de mieux, pour surprendre son public, que de transformer ce beau cercle que forme le cycle du héros en spiral infernale 😉 ?

Trouver un point d’équilibre, puis rompte l’équilibre à nouveau.

Mon idée était la suivante : trouver une situation stable dans l’histoire, puis mettre un bon coup de pieds dans la fourmilière. Laisser les héros reprendre leurs esprits, une situation stable, et paf, nouveau coup de pieds dans la fourmilière, à chaque fois avec des conséquences (je n’aime pas les péripéties anodines, c’est mon petit côté « fusil de Tchekhov »).

Technique : Set Up/Pay Off et Fusil de Tchekhov | L ...
Celui là même !

En cela, ma structure narrative s’apparente, tenez vous bien, aux livres de Michel Houellebecq. Si si ! Pas sur le style, les thématiques ou autre, mais sur la structure narrative même, de donner régulièrement un sentiment de stabilité, de « c’est bon, ça peut pas descendre plus bas », et en rajouter une couche.

Même combat !

Ainsi, l’intérêt, en observant les histoires uniquement par le prisme de la structure narrative, on se rend compte que des ponts existent entre des arts, des textes, des films, fondamentalement différents. Je dis souvent que Game of Thrones est une grande source d’inspiration pour moi, et les gens ne comprennent pas, ne voyant pas mes histoires se dérouler dans un univers pseudo médiéval. Mais là, il s’agit de forme. Sur le fond, Game of Thrones, ce sont des ruptures totales de lignes narratives, de cycle de héros, et l’absence de Deus Ex Machina. Et ces principes, on peut les retrouver dans n’importe quel univers.

La semaine prochaine, on s’arrêtera sur une métaphore que j’utilise souvent en intervention pour expliquer la construction d’un livre, mais que je pense intéressante de développer ici aussi : écrire un livre, c’est comme construire une maison. Pourquoi ? Rendez-vous la semaine prochaine !

A bientôt !

 Antonin A.

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Une vidéo de conseils d’écriture !

Bonjour tout le monde !

Vous le savez, peut-être, mais en plus des conseils d’écriture que je publie sur ce site même, tous les vendredi à 18 heures, je fais régulièrement des vidéos de conseils d’écriture !

En plein écriture d’Interfeel 2 (mais vous le savez désormais :)), je pense à des détails, des astuces, et je fais une vidéo pour les partager !

A partir de maintenant, je les diffuserais également sur ce blog ! Vous pouvez retrouver l’ensemble de ces conseils sur ma page Youtube :

Et voici la vidéo du jour :

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

A demain, 18 heures, pour un nouveau conseil d’écriture !

Antonin Atger

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Histoire d’écrire #23 Comment terminer son histoire ?

« Ce n’est pas du tout ce que je m’imaginais, mais ça ne pouvait pas se terminer autrement ! »

DANS LA MAISON | Bande originale composée par Philippe Rombi
Le film, plutôt sympa au demeurant

Cette phrase, peu ou proue prononcée par Fabrice Luchini dans le film de François Ozon « Dans la maison », résume, à mon goût, comment doit se terminer une histoire. Surprenante et logique à la fois. Fouillez dans vos souvenirs. Refaites-vous les films, les livres, que vous connaissez dans votre esprit. Une fin trop convenue ne vous a-t-elle pas déçue ? Une fin illogique ne fruste-t-elle pas ?

Crédible et surprenante. Crédible, car il faut que cette conclusion s’inscrive dans la même logique que le reste du livre. Que le lecteur n’ait pas l’impression qu’une poudre de perlimpinpin, ou un lapin sortit du chapeau, ne règle tous les problème posés par le livre. Surprenante, car une fois convenue apporte, certes, un sentiment de confort au lecteur, qui n’est pas en territoire inconnue mais, franchement, qui se souvient des fins franchement attendue ?

C’est donc cet équilibre qu’il faut trouver, où le déplacement de chaque paramètre va influer sur l’autre. Et, pour vous aider à trouver votre propre gravité

Et c’est cet équilibre, ô combien fragile, qu’il faut chercher à atteindre. Et pour cela, il faut éviter de nombreux écueils que je vais citer.

1)Crédible

Pour cela, il est important de prendre en compte plusieurs paramètres.

a) Résoudre les arcs narratifs.

Diamond Edge SB1, kit incomplet - Erhart Sports
Rien à voir mais : bel arc, non ?

Regardez comme ces articles sont bien faits : on parlait des arcs narratifs la semaine dernière, ils ressortent aujourd’hui !

Bref, vous avez créé des tensions particulières au sein de votre histoire (où, je le rappelle, les choses sont rarement décrites sans raison). Ces tensions, il faut les résoudre.(Dis le mec qui a laissé à peu près une centaine de points de tension en suspens à la fin d’Interfeel 1). Pour chaque arc, il faut donc trouver un dénouement qui vous plaît, et sera satisfaisant pour le lecteur.

Bien sûr, il est possible de laisser des questions en suspens (Interfeeeeel). Mais il s’agira : – soit d’un projet de suite. – Soit d’un choix volontaire de l’auteur pour laisser le doute.

L’exemple cinématographique récent le plus frappant sera Inception (spoil :)). A la fin, le héros est il encore dans le rêve, ou non ? La toupie qui tourne continuera t elle indiffiniement (rêve), ou tombera-t-elle sur le côté (réalité) ? Le plan coupe, et le mystère reste entier.

Inception GIF - Find & Share on GIPHY
Fixez cette toupie 19 minutes. A la fin, vous saurez si elle tombe ou pas.

Pourquoi ça marche ? Car le réalisateur a fait le choix, assumé, de laisser durer cette tension et de ne pas la résoudre. Il ne s’est pas servi de cette facilité pour conclure de manière simpliste l’histoire.

Conclusion : résolvez les arcs narratifs. Si vous souhaitez en laisser certains en suspens, faites le de manière consciente, et pas par facilité scénaristique.

b) Connaissez la fin dès le début.

Je ne le dirai jamais assez mais : avant de commencer le début de votre histoire, connaissez la fin. Pourquoi ? Car, de manière consciente ou non, vous laisserez des indices du dénouement tout au long de votre texte. Et ainsi, même si cette fin est prenante, surprenante, déprimante, vous aurez préparé le terrain tout au long de l’histoire, et le lecteur sera peut être pris, surpris, déprimé, mais il n’aura pas le sentiment que cette fin est comme un cheveux sur la soupe, écrite avec un poil dans la main.

Cela ne veut pas dire de faire une fin convenu, attention ! Cela veut dire qu’on connait son histoire et qu’on la jalonne. Le terme à retenir, là, est « Fusil de Tchekov ». Fusil de Tchekov, kesako ? Et, laissons notre ami russe l’expliquer lui-même :

« Supprimez tout ce qui n’est pas pertinent dans l’histoire. Si dans le premier acte vous dites qu’il y a un fusil accroché au mur, alors il faut absolument qu’un coup de feu soit tiré avec au second ou au troisième acte. S’il n’est pas destiné à être utilisé, il n’a rien à faire là. »

(Source : Wikipédia)

Et ce procédé est utile justement pour tromper le lecteur. Ainsi, le dénouement final ne sort pas du chapeau, mais des indices ont été placés, ça et là. Assez subtilement pour que le lecteur les oublie en cour de lecture, assez important pour que, quand arrive le dénouement final, il s’en rappelle et se dise : « Bon sang, mais c’est bien sûr ». Il s’est fait avoir, et en plus, il est content de s’être fait avoir.

c) Restez cohérents dans votre univers.

Le contraire, justement, de ce fusil de Tchekov, c’est la fin magique. On ajoute un élément extraordinaire, et tout se résoud d’un claquement de doigts.

Imaginez une histoire complexe, avec de nombreux arcs narratifs à résoudre, des situations inextricables, où le lecteur se dit « bon sang, mais comment vont ils s’en sortirent ? »

Alors l’histoire conclut par cette phrase magique :

Et en fait, c’était un rêve.

Alors oui, c’est surprenant, oui, on ne s’y attendait pas, mais bon sans, on a l’impression malsaine de s’être fait filouté. Car rien ne prédestinait justement à une telle fin, qui semble être une facilité scénaristique plus qu’autre chose. Et généralement, c’est par facilité que l’auteur utilise ce stratégème.

Exceptions notables : Les parodies peuvent allègrement briser le quatrième mur (celui, supposément, qui existe entre les lecteurs et l’histoire : comme il y a ce mur, les héros ne savent pas qu’ils sont observés. Un héros comme Deadpool brise ce mur à peu près tout le temps). L’exemple le plus typique est la fin de « Monty Python Sacré Graal », dont la fin (que je ne spoilerai pas ici) est… Surprenante !

Allez, juste le trailer, pour le plaisir des yeux.

Un autre exemple, non parodique, où la fin change complètement d’univers, c’est est « Abre los Ojos », film espagnol, dont le remake américain se nomme « Vanilla Sky ». Ici, la fin fait complètement changer le genre du film. Mais ça fonctionne (du moins, à mon avis), par une subtile utilisation du fusil de Tchekov, laissant des indices quant au dénouement dès le début du film, ce qui « prépare », même inconsciemment, le lecteur à ce changement d’univers (indices qui, déjà, se trouvent dans le titre).

En version VF, pour les non hispaniphones.

Terminer par un twist changeant d’univers n’est donc pas une interdiction formelle (de toute façon, en écriture, rien n’est interdit, et je ne donne que des conseils). Mais si vous tenez absolument à le faire, encore une fois, préparez le terrain dès le début. Disséminez des indices, en gros, préparez le lecteur à être surpris ! La phrase semble paradoxale, elle ne l’est pas.

2) Surprenante

Maintenant, comme surprendre ? Comme happer le lecteur, lui laisser une marque indélébile de votre histoire ? Par une fin marquante. Et pour cela, plusieurs conseils :

a) Évitez les clichés.

C’est rassurant, les clichés. On est en terrain connu. Mais est ce que beaucoup de films avec des fins convenus vous ont marqué ? Parmis les clichés, citons en vrac : le parcours du héros (manque de mourir, se relève, tue l’ennemi). Sacrifice du héros. Le méchant est détruit par sa propre création (SpiderMan 1, Spiderman 2, le Roi Lion, etc.)

Attention : les clichés, c’est mal, certes, mais ils peuvent être bien utilisés. Si je reprends l’exemple de Matrix par exemple, comme je l’ai dit dans un article précédent, il s’agit du parcours type du héros. Mais selon moi, ce choix est judicieux car l’univers de Matrix est en soit déjà bien complexe, et il était donc utile de donner au héros un parcour classique pour que les spectateurs ne soient pas complètement perdu. Un sacrifice final peut toujours être touchant. Tout dépend de la manière dont il est amené. Encore une fois, c’est une question de détails, de forme, et de choix.

Attention aussi : vouloir briser les clichés à tout prix peut être contreproductif. Il vaut mieux un cliché bien réussi plutôt qu’une surprise mal amenée. C’est une défaut qui arrive souvent aux jeunes écrivains : vouloir étonner, à tout prix. Sauf que dans ce cas, l’histoire devient plus un terrain d’expérimentation, plutôt qu’une véritable création émotionnelle, ce qui peut laisser sur le carreau le spectateur, au profil d’un plaisir, mettons, orgueilleux et égoïste. Et cela nous amène donc au point n°2.

b) Prenez en compte les attentes du lectorat… Et jouez avec !

Un lecteur a des attentes. Il souhaite que le héros réussisse, que le méchant perde, que la planète soit sauvée. Vous ne pouvez pas ne pas en tenir compte lorsque vous écrivez : l’histoire se construit avec votre imagination, certes, mais aussi avec la vision du lecteur. Un arbre qui tombe en forêt sans que personne ne l’entende fait il du bruit ? Un livre sans lecteur est-il encore un livre ?

« Nous créons la bibliothèque d'Alexandrie du code source
Il y avait certainement d’excellents livres dans la bibliothèque d’Alexandrie. Mais personne ne les a lu. Ont ils donc encore, aujourd’hui, une valeure de livre ?

Cela ne veut pas dire, bien sûr, qu’il faut à tout prix satisfaire les attentes du lecteur. Mais si vous voulez que le héros échoue, que le méchant gagne, que la planète soit détruite, il faut le faire avec finesse. Il faut expliquer votre intention. Si vous ne changez la fin que pour montrer que vous êtes différent, c’est bien, mais pas sûr que le livre soit apprécié à sa juste valeur. Je conseille personnellement de commencer par des histoires à la structure classique, pour vous faire la plume et, une fois que vous maitrisez les codes de la narration, vous pouvez commencer à dévier, et jouer avec votre lecteur. Le changement à outrance, pour le simple principe du changement, n’est pas souvent efficace. Si vous décidez de briser les codes, il faut déjà savoir les codes que vous cassez, et pourquoi.

c) Laissez des indices sur la fin.

Ce qui nous amène à mon conseil initial : connaissez votre histoire dès le début. Non seulement vous pourrez laisser des indices sur la fin, mais également de faux indices, pour tromper le lecteur (attention de ne pas abuser de ce procédé). Il n’y a rien de plus sublimement frustrant pour le lecteur d’avoir eu tous les indices sous les yeux, et d’être néanmoins incapable de voir le dénouement (et pas seulement pour les thrillersà ! C’est pour cela que je reviens à la phrase du début : « Une bonne fin, c’est quand le lecteur se dit : je ne m’y attendais pas du tout, mais ça ne pouvait pas se terminer autrement. » En terminant le livre histoire, le lecteur aura réalisé ses limites, et son incapacité à voir l’évidencee, pourtant présente dès le début. Et dès lors, en plus de l’émotion propre à votre histoire, il en ressortira grandit, apprenant – ce qui est paradoxale pour un livre !- à lire entre les lignes dans ses prochaines lectures !

La semaine prochaine, je ferai un focus sur la construction de mon livre Interfeel. J’expliquerai les ressors narratifs utilisés, et comme j’ai anticipé la fin de l’histoire, pour surprendre le lecteur ! J’espère que ça vous plaira !

Antonin A.

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