Histoire d’écrire #32 Que faire lorsqu’on ne veut PLUS écrire ?

 

Parfois, le blocage n’est pas que technique, l’inspiration n’est pas que manquante. Parfois, on n’a, simplement, plus envie. Et écrire sans envie, c’est comme un fromage sans repas (ou l’inverse) : il manque quelque chose.

Avant de vous donner des conseils pour retrouver cette envie (je ne prescrirais aucune drogue, petits coquins), on va s’arrêter un instant et comprendre pourquoi, parfois, on ne veut plus écrire.

Le ras le bol.

Bol lisse en porcelaine - Supports Porcelaine - Supports à ...

On a trop écrit, ou trop vite. Le ras le bol, c’est un rejet rapide de l’écriture. Dans ce cas, la solution est simple : faite un break. Consacrer sa vie à son art ne signifie pas se tuer au travail. Prenez un temps pour vous, vous retrouverez par la suite votre rythme d’écriture. Allez voir ailleurs, remplissez vous la tête de nouvelles choses (je n’aime pas l’expression se vider la tête), oublier franchement votre histoire, vous y reviendrez avec un regard frais et une motivation nouvelle.

Si vous devez quand même écrire, changer de manière de travail. Plutôt que la rédaction simple, réfléchissez à la structure des chapitres à venir. Ou relisez les chapitres précédents. Ne buttez pas sur cette non-envie. Contournez là. Soyez stratège !

Autre petit conseil personnel : j’admets généralement que l’écriture ne sera pas, à chaque seconde, un pur délice. Je sais que j’aurai des coups de mou, et que ceux-ci finiront par passer. Miracle de la prophétie auto-réalisatrice, sachant que ces coups de mou sont passagers, je persiste, et ceux-ci finissent, effectivement, par passer !

La lassitude (ça ne marche pas).

Pierre Billon - La Bomba triste - 1984 - Purepeople
Un choix visuel particulièrement osé

Parfois vous écrivez avec le sentiment que tout cela, au final, ne sert à rien. Soit vous ne parvenez pas à terminer votre histoire, soit aucune maison d’Edition ne répond à vos nombreux envois. À chacun des ces raisons, une solution. Si vous ne parvenez pas à terminer votre histoire, peut être avez vous visé trop gros, trop vite (par exemple : commencé par une saga en six volumes 😉). Travaillez quelques nouvelles. Elles seront logiquement plus rapides, et plus faciles à terminer, et vous offrir un sentiment de satisfaction moteur pour continuer.

La lassitude du au refus des maisons d’Edition est plus complexe : ça ne dépend pas de vous. Il n’y a pas de solution miracle (ça se saurait), mais je peux me permettre un conseil (même venant d’un auteur publié) : écrivez avant tout pour vous même. Pour le plaisir de la création. Voyez la publication comme une cerise sur un gâteau déjà bien garni, plutôt que comme l’unique but. Appréciez le chemin, et pas uniquement la finalité.

Plus envie d’écrire. Du tout.

Closeup quotes the end wallpaper | AllWallpaper.in #2903 ...
The end, peut-être, mais il y a encore des pages à explorer

Et parfois, tout simplement, ce sentiment s’installe, durablement. La lassitude vous prend, et ce n’est ni temporaire, ni un découragement. Simplement, vous ne prenez plus de plaisir à écrire.

Dans ce cas n’oubliez pas une chose, peut être dur à entendre, mais essentielle : ce n’est pas grave de vous tromper de voie. Il est possible d’avoir cru dans un projet, mais de réaliser en court de route (et pas uniquement du aux difficultés du chemin), que ce n’est pas fait pour vous. Il n’est JAMAIS grave de faire marche arrière, et de revenir sur vos pas.

Mais un frein arrivera : ce que l’on appelle « les coûts irrécupérables ». Vous avez déjà investis du temps, de la motivation, peut être même de l’argent. Vous avez refusez d’autres opportunités pour l’écriture. Donc s’arrêter maintenant, c’est trop bête… Malgré la disparition de l’envie… Malgré l’impression de se forcer à chaque fois pour prendre le stylo…

Mais ces coûts sont ce qu’ils sont : irrécupérables. Que vous arrêtiez l’écriture ou non, le temps passé ne se rattrapera pas, les choix faits ne se deferont plus. Ce qu’il vous reste, c’est de décider de ce que vous voulez pour votre futur. Pas comment optimiser votre passé. Surtout que…

Nous vivons dans une société qui ne valorise pas l’erreur, et ne défend pas la possibilité de changer de voie. Pourtant, quelle richesse ! Vous n’aurez jamais perdu votre temps. Écrire, c’est apprendre la patience, à développer votre imagination. Vous ne perdrez pas ces atouts. Ces outils vous accompagnerons, et vous pourrez les utiliser sur d’autres domaines.

Donc si vous sentez vraiment que ce n’est pas votre tasse de café, que ce n’est pas juste une baisse de motivation passagère, mais un choix définitif. Choisissez. Et ce n’est pas grave.

Antonin A.

—-

J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu ! La semaine prochaine, nous verrons comment écrire, lorsqu’on a un délai particulièrement court ! Le conseil numéro 3 vous surprendra !

Rappel : vous pouvez recevoir les prochains directement dans votre boîte de réception, en vous abonnant à ce blog en haut à droite de cette page (garantie sans spam ;)).

Si vous aimez ces articles, le meilleur moyen de me soutenir, c’est de le partager sur vos réseaux sociaux favoris ;).

D’ailleurs, vous pouvez me suivre :

Sur Facebook
Sur Twitter

Sur Instagram

Pour consulter les autres articles Histoire d’Ecrire, c’est par ici.
Pour en savoir plus sur mon livre Interfeel, cliquez ici !

Enfin, laissez un petit commentaire ci-dessous, sympa, curieux, peu importante ! Le plus important dans un blog, c’est le dialogue !

Publié dans Conseils d'écriture, Histoire d'écrire | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Histoire d’écrire #31 Comment faire lorsqu’on n’a plus d’idées ?

 

Hello !

La semaine dernière, nous abordions les conseils pour (re)trouver sa motivation pour écrire (donc pour la forme). Revenons aujourd’hui sur le fond : comment fait-on lorsqu’on n’a, tout simplement, plus d’idées ?

Rappelez-vous des prémices de votre histoire

Posez vous les bonnes questions : pourquoi vouliez vous écrire cette histoire à la base ? Qu’est-ce qui vous motivait ? Retrouvez l’essentiel, cela vous aidera à défricher le chemin.

Pour cela une solution simple existe : reprenez les éléments essentiels de votre histoire. Mettez les, pourquoi pas, dans une chronologie, pour mieux comprendre leur articulation. La charnière suivante de votre texte deviendra alors plus évidente.

Pourquoi vouliez vous l’écrire à

Recontextualisez

Si ça ne marche, posez vous les questions (d’ailleurs, n’hésitez pas à vous les poser à haute voix). Pourquoi est ce que je. Eux trouver cela ? Qu’est-ce que ça va m’apporter ? Qu’est ce que ça apporte à mon histoire.

Puis ciblez les personnes impliquées dans l’événement : quels sont leur motivation ? Pourquoi s’impliquent-ils ? En remontant tous ces fils narratifs, vous devriez clarifier vos idées, mettre à jour l’essentiel, et trouver les clés nécessaires à la résolution de votre problème, clé qui, bien souvent, étaient sous votre nez !

Relisez votre histoire.

"Relire un Service", Session Organisé par la grande région ...
Un petit coeur. Juste comme ça. Parce que je vous aime tous.

Oui, posez vous, et lisez. Passez outre les petits détails à corriger, vous verrez cela plus tard. Tenez vous à l’essentiel. Vous trouverez peut être de charmants fusils de Tchekov que vous n’aviez pas vu au premier abord, et qui vous permettront de dénouer le reste.

Synthétisez votre histoire en un paragraphe.

Couleurs et arts : Fiche de cours - Sciences | SchoolMouv
Pas ce genre de synthèse

Puis faite un résumé de ce que vous avez fait jusque là. Encore une fois, cela vous aidera à retrouver votre but, et la prochaine étape évidente de votre histoire.

Revenez sur des points de votre histoire sur lesquels vous n’aviez pas pensé :

Comment untel et unetelle se sont rencontrés ? Qu’est ce qu’il aimait faire avec d’être au poste présent dans votre histoire ?

Cela apportera de la profondeur à vos personnages, à votre histoire, vous maintiendra dans une réflexion active à propos de votre œuvre et, qui sait, vous permettra peut être de trouver de nouvelles pistes pour votre histoire.

Soyez logique

Ep10 Raisonner de façon correcte (Testez votre logique ...
Allez, comme ça, de la pub pour une super chaîne Youtube.

Parfois, les meilleurs idées viennent lorsqu’on se demande ce qui devrait alors se passer. X vient de trouver l’artefact. Quel est, logiquement, l’étape suivante ? Le protéger ? Le remettre à Y ? Parfois, les questions les plus simples sont les plus efficaces.

Parfois, rigoureux que vous êtes, vous bloquez sur un problème, une difficulté : le héros n’a aucun moyen d’aller à l’endroit où il doit se rendre. Donc ça n’avance pas.

Alors déjà (et je ne le répéterai jamais assez !) il est important d’avoir résolu ces problèmes avant même de commencer l’histoire ! Mais admettons, vous êtes bloqué par une contrainte. Alors :

Les contraintes sont une force.

File:Jenga distorted.jpg
Je peux le faire !

Et bien justement, positive thinking power, est ce que ces contraintes ne peuvent pas être le moteur d’un nouveau rebondissement dans l’histoire ? Cet blocage que vous avez, n’arrive-t-il pas également au héros, au cours de sa quête ? Ne doit-il justement pas prendre du temps pour lui ? Les meilleures épreuves sont celles qui nous aident à avancer (on dirait une phrase de coaching ! Mais c’est vrai). Utiliser les contraintes qui vous bloque pour offrir de nouvelles péripéties à vos héros !

Parlez en à haute voix.

Parler seul à voix haute pour se sentir mieux
N’en faîtes pas trop, quand même.

Le ridicule ne tue pas, je vous le rappelle ! Mais exprimer votre histoire par un autre canal que l’écrit, l’extérioriser, vous offrira une autre approche de ses problématiques, et qui dit autre approche, dis nouvelles solutions.

Parlez en à des proches

Comment se comporter avec un proche dépressif
N’en faîtes pas trop, quand même.

Laissez lui vous poser TOUTES les questions qu’il ou elle veut. Pas seulement celles qui vous arrange. Écoutez toutes ses remarques. L’important, c’est qu’il y ait de la bienveillance des deux côtés : la personne en face doit considérer que ce ne sont que des remarques sincères, et en aucun cas des critiques sur votre travail. Vous, vous devez admettre qu’effectivement, la personne ne vous attaque pas personnellement en soulevant les points qu’elle juge étrange dans votre histoire (très généralement, c’est le cas, et très généralement nous, écrivains, le prenons mal :)).

Autre avantage : cela vous aidera à synthétiser votre histoire.

C’est justement par les chemins de traverse, défrichés par ses questions, que vous trouverez de nouvelles idées :).

 Changez vous les idées !

Pour vous perfectionner dans les arts martiaux, faîtes de la guitard.

Description de cette image, également commentée ci-après

J’attribue cette citation à Miyamoto Musashi, grand épéeiste japonais (et accessoirement bien badasse) mais je me trompe peut être complètement. Bref, l’idée sous jacente est que : pratiquer une autre forme d’art permet de comprendre la précédente. Combien d’idées me sont venus alors que je voyais un film ? De manière plus prosaïque, dessiner les scènes m’aident beaucoup pour situer les personnages et débloquer les situations.

Au delà du monde de l’art, changez vous, donc, les idées. Mais vraiment ! Faîte du sport, montez des projets, non pas pour fuir votre blocage, mais pour au contraire le dénouer avec des chemins de traverse.

Et dernière idée (mais elle vaut ce qu’elle vaut) : lisez un bouquin chiant ! L’ennui provoqué par cette lecture vous fera fuir vers votre propre histoire et, qui sait, vous offrira la clé que vous cherchiez !

(Il est très rare de s’ennuyer, de nos jours. Pourtant, ses vertus sont nombreux, à commencer par sa principale : le fuir en créant!)

Je conseille, personnellement, ce livre.

S'ennuie t'il ou est-elle intéressée
Je sens poindre l’idée du siècle.


  Le truc là est de reformuler les problematiques. Résumé votre histoire. Parlez-en (même si c’est dur !).


J’espère que ces conseils d’écriture vous ont plu !

La semaine prochaine, nous verrons quoi faire lorsqu’on ne veut PLUS écrire ! Et oui, ça existe ! A vendredi prochain !

Antonin A.

—-

J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !

Rappel : vous pouvez recevoir les prochains directement dans votre boîte de réception, en vous abonnant à ce blog en haut à droite de cette page (garantie sans spam ;)).

Si vous aimez ces articles, le meilleur moyen de me soutenir, c’est de le partager sur vos réseaux sociaux favoris ;).

D’ailleurs, vous pouvez me suivre :

Sur Facebook
Sur Twitter

Sur Instagram

Pour consulter les autres articles Histoire d’Ecrire, c’est par ici.
Pour en savoir plus sur mon livre Interfeel, cliquez ici !

Enfin, laissez un petit commentaire ci-dessous, sympa, curieux, peu importante ! Le plus important dans un blog, c’est le dialogue !

Publié dans Conseils d'écriture, Histoire d'écrire | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Nouvelle vidéo ! Fin d’Interfeel 2, et des conseils !

Bonjour tout le monde !

Et oui, j’ai terminé Interfeel 2 ! Ecrit, relu, envoyé à l’Editeur !

Dans cette vidéo, je vous explique ma méthode pour avoir écrit aussi rapidement, et je livre quelques conseils d’écriture appris durant cette expérience.

J’espère que cela vous plaira !

Bonne tête de vainqueur, non ?
Publié dans Actualités, Vidéos Youtube | Tagué , , | Laisser un commentaire

Histoire d’écrire #30 Comment s’en sortir lorsqu’on est coincé en cours d’histoire ?

 

Parfois, ça ne va pas. Syndrome de la page blanche en court d’écriture, l’encre est sèche, l’esprit embourbé et stérile.

Note importante : nous nous concentrons aujourd’hui sur les problèmes de « forme » : vous savez quoi écrire, seulement ça ne marche pas. Nous verrons les problèmes de fond (« quoi écrire ») la semaine prochaine.

Comment s’en sortir ? Et bien, faisons un peu de psychologie.Analyser le problème :

Fatigue ?

Est ce que vous vous êtes plongé corps et âme, café et nuits blanches, dans votre histoire ? N’oubliez pas qu’ecrire est un marathon, non un sprint. Ménagez vous. Reposez vous. Faites des nuits longues, couchez vous et levez vous plus tot. Vous verrez, ça marche 🙂


Lassitude.

La beauté et l’inconvénient de la création, c’est qu’elle fonctionne au carburant motivation. Il est plus compliqué d’ecrire son histoire en mode automatique, comme on remplirait un tableau Excel ou qu’on ferait la vaisselle.
Alors, faites un break. Soit un petit, soit un grand, en fonction de vos besoins. Tant que le break ne devient pas un prétexte pour ne pas continuer d’écrire , mais simplement reculer pour mieux sauter à nouveau dans l’histoire, faite-le ! Vous aurez à nouveau rechargé vos batteries de motivation !

Je vous conseille d’ailleurs des breaks « constructifs », c’est à dire qui vous changer les idées plutôt que de vous vider la tête. L’idée est de continuer à faire fonctionner le cerveau et le corps, mais d’une autre manière.

Lisez un livre (pas forcément en rapport avec votre histoire). Découvrez un nouvel artiste. Regardez une série « constructive » (pas une sitcoms qui vous donne l’impression de vous videz de votre matière grise ! Non pas que c’est interdit, bien au contraire, mais cela ne stimulera pas votre cerveau. Pour moi, je pense à des séries comme Breaking Bad, Games of Throne, Sherlock…). En gros, sortez de votre zone de confort artistique. A découvrir la nouveauté, vous aurez peut-être envie de l’histoire.


Rien n’y fait ?

Si ces coupures de détentes et ces plages de repos ne suffisent pas, voyons plus précisément ce qui pourrait bloquer

.
    Vous ne trouvez pas la résolution de votre histoire.

On verra ce cas de figure, où le problème, j’ai envie de dire, concerne le « fond », la semaine prochaine ! (Teaaaaasing !!).

Écrivez quand même !

Un point précis de l’histoire vous bloque ? Ne lui donnez pas raison ! Survolez le en le décrivant sur quelques lignes, puis continuez votre histoire. Votre manque d’inspiration de trouvera peut être dans la suite de l’histoire, c’est, mettons, un beau retour de flamme (créatrice).

Nous avons vu, aujourd’hui, comment retrouver la motivation quant à l’activité d’écriture en tant que tel. Mais parfois, le problème est plus profond et c’est sur le fond, justement, que le bas blesse. Comment faire lorsque vous n’avez plus d’idées ? Nous verrons cela la semaine prochaine :).

A bientôt !

Changez de support (papier / ordi / téléphone)

 

 

 

 

 

 

Antonin A.

—-

J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !

Rappel : vous pouvez recevoir les prochains directement dans votre boîte de réception, en vous abonnant à ce blog en haut à droite de cette page (garantie sans spam ;)).

Si vous aimez ces articles, le meilleur moyen de me soutenir, c’est de le partager sur vos réseaux sociaux favoris ;).

D’ailleurs, vous pouvez me suivre :

Sur Facebook
Sur Twitter

Sur Instagram

Pour consulter les autres articles Histoire d’Ecrire, c’est par ici.
Pour en savoir plus sur mon livre Interfeel, cliquez ici !

Enfin, laissez un petit commentaire ci-dessous, sympa, curieux, peu importante ! Le plus important dans un blog, c’est le dialogue !

Publié dans Conseils d'écriture, Histoire d'écrire | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Histoire d’écrire #29 Simplifier son style d’écriture

Nous avons vu la semaine dernière comment etre concis avec le fond de votre histoire. On va se concentrer aujourd’hui sur la forme. Et oui, car comme disait l’autre :

Et un bon livre se distingue par un fond prenant, et une forme fluide.

Pourquoi fait-on des phrases compliquées ?

L’ignorance.

De mon expérience, on commence les phrases alambiquées quand on ne sait pas, nous même, où aller. On espère noyer le poisson de notre ignorance, et que le lecteur ni voit que du feu. On espère qu’au fil de la plume, on trouvera celui de notre histoire. Grave erreur ! On ne fait qu’étaler des tartines de notre méconnaissance, et laisser un sentiment de frustration au lecteur.

Avoir du style. crevindju !

Un préjugé subsiste : pour avoir du style, il faut faire des phrases à rallonge, ou incompréhensible. Vous pouvez. Mais il est possible que vous privilégiez dans ce cas votre égo à la qualité du texte. L’adage « pourquoi faire simple, quand on peut faire compliquer », s’applique ici parfaitement. Mais cherchez vous à impression le lecteur, ou à lui faire vivre une belle histoire ?

Bon, mais alors, comment avoir un style fluide et simple ?

Et bien, en court d’écriture, privilégiez les phrases simples aux phrases bardées de propositions. Oui, c’est un style, oui, ça peut être utilisé, mais c’est comme les aigles dans le Seigneur des Anneaux : il faut les utiliser avec parcimonie, sinon on se sent un peu floué.

Une phrase longue, c’est un peu comme un plan séquence au cinéma. C’est beau, mais c’est surtout impression quand ça sert un propos. Prenons ce plan séquence, culte :

La soif du mal, Orson Welles

Pourquoi est-il extraordinarie (en même temps, nous avons affaire à l’un des cinéastes les plus créatifs de tout temps) ? Car il sert un propos ! Avec cette « information » qu’on nous glisse au début du plan, cette bombe qui va exploser, on sait que le tic tac se poursuit, sans aucune coupure pour nous laisser du répis.

C’est (pour conclure la parenthèse cinématographique), ce qui me pose soucis avec Birdman, film entièrement en plan(s) séquence(s), où cela me semble plus relever de la performance technique que d’une envie de servir un propos.

Bref, phrases longues, pourquoi pas, mais avec parcimonie et sens. Sinon, privilégiez les phrases courtes.

Apprenez à faire confiance à votre lecteur !

ai confiance!!! zzzzzz!!! crois en mo!!!i....zzzz!!! que ...

Pas la peine de TOUT expliquer, chaque étape, chaque conséquence, il fit un pas, puis l’autre, puis un autre, etc. Sortez les ellipses ! Généralement, les lecteurs comprennent facilement, et comble ce qui n’est pas explicite. Au contraire, tout vouloir expliquer aura un effet lourd et, parfois, redondant (puisqu’ils auront déjà compris ce que vous voulez dire !).

En relecture, comment simplifier votre style ?

"Relire un Service", Session Organisé par la grande région ...
Relisez avec amour !

La lecture à haute voix

Les bienfaits de la lecture sont nombreux : on voit si les mots sonnent, et résonnent, bien entre eux. Mais aussi, on se rend compte du superflux. Du mot en trop, qui alourdit la phrase.

Si vous l’osez, lisez votre texte à quelqu’un d’autre. Une petite pression supplémentaire, qui vous permettra, intuitivement, de vous mettre à la place de celui qui écoute (vive l’empathie !). Et alors, vous verrez ce qui n’est pas nécessaire. Attention, choisissez bien votre auditeur, et n’oubliez pas l’adage : il doit être honnête et bienveillant.

(mais dans cet exercice, la personne n’a pas obligatoirement besoin de répondre ou commenter. Le simple fait qu’elle soit là vous fera considérer différemment votre texte.)

Compagnie Nuits d'Auteurs : Lecture à Haute Voix ...
Auteur en train de relire son texte devant une foule honnête et bienveillante.

Imposez vous une réduction de votre texte de 10%.

10% De Réduction De Prix Rouge Prix 10 10% Image PNG pour ...
Tout doit disparaître !

Quoi ? Sabrer votre œuvre ? La substantifique moelle de votre esprit ? Oui ! N’ayez pas peur, faite une copie au cas où, et amusez vous à charcuter ! Vous serez surpris de ce que vous pouvez enlever sans dénaturer le style et le sens, AU CONTRAIRE !

Autre avantage : vous verrez que ce texte, que vous pensiez figé dans le marbre littéraire, est souple, et peu s’affiner. Vous parviendrez ainsi à distinguer l’essence de votre texte, et vous verrez qu’elle peut être encore plus claire, avec un peu moins de mots.

Les mots redondants

Nous utilisons beaucoup de mots, qui nous semblent essentiels, mais donc on peut se passer. Qui n’a jamais commencé une phrase par Mais, Puis, Donc, Et. ? Nous mettons ces mots intuitivements, car ils correspondent à notre raisonnement logique (une phrase, PUIS une autre phrase, MAIS imprevus). Or, nous ne cherchons pas à mettre en avant notre réflexion, mais notre histoire ! DONC, essayez cela : supprimez ces mots. Tout simplement. Et que se passe-t-il ? Généralement, au début, vous avez du mal. Vous avez l’impression que quelque chose manque. Demandez, pourtant, à quelqu’un d’autre de lire ce texte nouveau. Demandez lui ensuite de lire la première version, avec toutes ces conjonctions.

Bleating Goat
y’a pas de mêêê !

Très généralement, la personne préférera la version épurée. Le fond sera le même, le style sera affinée.

N’oubliez pas : pour affiter quoi que ce soit, y compris votre style, il convient d’enlever de la matière… et de faire des étincelles !

La semaine prochaine, nous verrons pour l’article 30 comment s’en sortir lorsqu’on est coincé en court d’histoire !

A bientôt !

 Antonin A.

—-

J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !

Rappel : vous pouvez recevoir les prochains directement dans votre boîte de réception, en vous abonnant à ce blog en haut à droite de cette page (garantie sans spam ;)).

Si vous aimez ces articles, le meilleur moyen de me soutenir, c’est de le partager sur vos réseaux sociaux favoris ;).

D’ailleurs, vous pouvez me suivre :

Sur Facebook
Sur Twitter

Sur Instagram

Pour consulter les autres articles Histoire d’Ecrire, c’est par ici.
Pour en savoir plus sur mon livre Interfeel, cliquez ici !

Enfin, laissez un petit commentaire ci-dessous, sympa, curieux, peu importante ! Le plus important dans un blog, c’est le dialogue !

Publié dans Conseils d'écriture, Histoire d'écrire | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Histoire d’écrire #28 Comment être concis ?

Il est tentant de faire une histoire avec 10 000 (ou 9998, ne chipotons pas) évènements, quêtes, et trames narratives qui se croisent et s’entrecroisent. Sauf que ce n’est pas (toujours) une bonne idée.

Nous allons déjà voir pourquoi il faut éviter les complexités narratives, puis comment obtenir cette simplicité. Allez, zou !

Pourquoi faire simple ?

PDT : Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ...

C’est vrai ça ! Pourquoi faire simple lorsqu’il est aisé de faire compliqué et tortueux ? Et bien tout simplement faisons d’introspection : pourquoi faire volontairement compliqué ?

Et bien c’est parfois pour le simple plaisir d’impressionner, de faire de l’esbroufe. Mais généralement, on devine rapidement l’artificialité d’une telle complexité. Et le lecteur s’y perd, au mieux. Au pire, il a la tendre impression que vous vous moquez de lui !

La complixité artificielle c’est, généralement, un paravent pour masquer une pauvreté de construction, une faiblesse de la narration, bref, des choses qui vous arranges bien, vous, auteurs, mais moins les lecteurs.

Dans le genre compliqué pour par grand chose !

Maintenant qu’on est à peu près d’accord sur le pourquoi faire simple, voyons le comment.

Avant d’écrire : Préparez votre histoire.

Pourquoi faire simple quand on sait faire compliqué | Le ...

Pour être concis, il faut savoir où l’on va. Pour savoir où l’on va, il faut… Prévoir où l’on va ! En continuité avec à peu près tous mes articles précédents, construisez votre histoire avant de commencer à l’écrire. Vous éviterez ainsi de buter sur une impasse narrative, et essayer d’embrouiller le fil de l’écriture pour retomber maladroitement sur vos pattes.

Généralement, lorsqu’on commence à complexifier inutilement notre histoire en cours d’écriture, c’est que l’on cherche à noyer le poisson qu’on ne parvient pas nous même à trouver, le poisson étant ici le dénouement de notre histoire.

Résultat : on se perd en circonvolutions douteuses et rebondissements qui tombent à plat. Soyez honnêtes avec vous même. Prenez du recul, résolvez le problème, et ensuite décrivez l’histoire tracée, en montrant vous même le chemin que vous souhaitez, et non pas en cherchant à le défricher au hasard à coup de twists.

Faisons, ô, surprise, une analogie : pour expliquer facilement un concept, philosophie, scientifique, compliqué, il faut bien le maîtriser. Cela doit être pareil avec votre histoire.

D’accord, mais comment faire ?

Commencez par écrire l’essentiel, puis voyez si ce que vous rajoutez à un intérêt. Cette méthode a un double intérêt : elle vous force à voir vous même ce qui est essentiel dans une histoire, et vous permets d’ajouter volontairement un degré de complexité.

Après : enlever le superflux.

Humour

Vous avez terminé votre histoire. Bravo ! Pourtant, quelque chose vous chiffonne.

Il est difficile d’enlever quelque chose que vous avez écrit. Pourtant c’est parfois essentiel, pour le bien de l’histoire. Ne laissez pas votre orgueil (« je l’ai écris, donc c’est bien, donc je garde »), vos sentiments (« même s’il ne fonctionne pas avec l’ensemble, j’aime ce passage ») ou tout simplement votre flemme faire barrage.

Si une ablation brutale est trop dure, petit truc tout simple : fait une copie de votre texte, et modifiez l’original (pas la copie – psychologie, quand tu nous tiens !). Puis, le lendemain, relisez votre texte l’esprit reposé, rassuré de savoir que, dans tous les cas, il existe une copie de votre premier texte.

Ensuite, mettez de côtes toutes les (mauvaises) raisons qui vous empêcherait d’admettre que votre texte est mieux sans cet element. Si vous pensez objectivement que c’est le cas, choisissez cette nouvelle version ! Vous aurez l’impression de perdre un morceau de votre histoire, peut être, mais vous gagnerez bien plus : de la simplicité.

Voilà pour le fond ! La semaine prochaine, nous verrons la forme : comment simplifier votre style pour renforcer cette clarté !

 

Antonin A.

—-

J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !

Rappel : vous pouvez recevoir les prochains directement dans votre boîte de réception, en vous abonnant à ce blog en haut à droite de cette page (garantie sans spam ;)).

Si vous aimez ces articles, le meilleur moyen de me soutenir, c’est de le partager sur vos réseaux sociaux favoris ;).

D’ailleurs, vous pouvez me suivre :

Sur Facebook
Sur Twitter

Sur Instagram

Pour consulter les autres articles Histoire d’Ecrire, c’est par ici.
Pour en savoir plus sur mon livre Interfeel, cliquez ici !

Enfin, laissez un petit commentaire ci-dessous, sympa, curieux, peu importante ! Le plus important dans un blog, c’est le dialogue !

Publié dans Conseils d'écriture, Histoire d'écrire | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Histoire d’écrire #27 Comment faire des dialogues percutants ?

Écrire un dialogue n’est pas facile. On peut être un très bon écrivain, avoir un style fluide, et buter sur les dialogues. Nous allons voir dans cet article quels sont les principales difficultés du dialogues, les différents moyens de les écrire, quelques astuces, et comment dynamiser les dialogues avec… Ce que l’on met autours des dialogues !

Un dialogue, c’est quoi ?

Tag, You’re It!: Why Simple Dialogue Tags Are Your Friend

Faisons simple : c’est un échange entre plusieurs personnages (une seule personne parle : monologue). Cette partie prend une place plus ou moins considerable dans une histoire, allant du néant à l’ensemble du livre (« Péplum », d’Amelie Nothomb).

Péplum de Amelie Nothomb - Livre Achat Vente Neuf Occasion
Sympathique

Mais, contrairement à la narration, un dialogue n’est pas le fruit du style du narrateur, mais de ceux qui parlent. Et c’est toute la difficulté et le paradoxe du dialogue : l’auteur doit céder sa place de narrateur, et laisser parler d’autres personnes, tout en laissant cela cohérent avec le reste de l’histoire.

A partir de là, il y a deux possibilités. Soit vous considérez que le dialogue n’est effectivement qu’une extension de votre narration. Après tout, c’est vous qui racontez l’histoire, et c’est vous qui décidez quels mots, quel style, mettre dans la bouche de vos personnages. Vous gagnerez, peut être, en fluidité (tout votre texte sera uni), mais vous y perdrez en cohérence (certaines tournures, qui vous sont propres, peuvent ne pas paraître pertinente dites par l’un de vos personnages).

L’un des grands tenants de cette pratique est Yasmina Khadra. Je ne vais citer qu’un de ses livresn mais tout ceux que j’ai lu possède la même logique : l’Attentat. Les discutions entre les protagonistes sont prétextes à des échanges philosophiques de haute volée, certes peu réalistes, mais fascinantes à lire.

L'attentat - Yasmina Khadra - Babelio
Un petit bijou

L’autre solution est de réfléchir à la manière, propre à chacun, de parler. Que chaque personnage, en fonction de sa personnalité, son habitude, va s’exprimer d’une manière bien particulière. A vous de la trouver.

L’avantage de ce choix, c’est que vous gardez une cohérence avec vos personnages. L’inconvénient, c’est que varier de style peut être inconfortable à la lecture, et empêcher une véritable immersion.

Et bien sûr, il existe une infinité de choix entre ces deux extrêmes.

Les trucs pour écrire un dialogue :

L’une des problématiques principales, en écrivant un dialogue, c’est de trouver le style « oral »… Mais à l’écrit !

Cette transcription n’est pas toujours facile. Et la tentation est forte de raboter les mots, les négations, pour donner cette impression de fluidité parlée. Sauf que… Généralement, le rendu est illisible ! Car c’est là la complexité de la chose : il faut lire quelque chose qui est parlé. Aussi, il faut effectuer une adaptation de ces paroles.

Voici une solution très simple que je vous conseiller : écrivez les dialogues dans le même style que vous écrivez dans votre correspondance privée, avec des amis. Non pas comme vous parlerez, mais écrirez. La fluidité naturelle de l’écriture personnelle rendra parfaitement, à l’écrit, ce que le narrateur veut dire, à l’oral.

Méfiez vous des trops grandes coupures de mots.

Je reviens donc sur ce point : méfiez vous des trop grandes coupures de mots. Si vous retranscrivez à l’écrit exactement ce que vous entendez à l’oral, cela ne marchera pas.

« J’l’ai vu, l’t’ais pas au top »

Vite fatiguant.

Sans couper les mots, il existe pleins de moyens d’ajouter du dynamise et du « réalisme » à votre dialogue : vous pouvez par exemple abolire la première partie des négations :

« Je l’ai pas vu »

Et privilégier les phrases courtes :

« T’as vu ? Je l’ai fait. C’est fou ! »

Vous pouvez également mettre les éléments narratifs littéralement entre parenthèses, pour rester dans le dialogue.

« Tu vois ça (il désigna la boîte). C’est elle qui va tout changer. »

Mettre du dynamisme autours des dialogues.

De même, plutôt que faire des coupures narratives, vous pouvez sous entendre ce que font vos héros, à travers ce qu’ils disent. Ainsi, en lisant les paroles, le lecteur s’imagine l’action.

« Tu vois, si j’appuie sur ce bouton ? C’est la ville entière qui va sauter. »

(On devine qu’il désigne le bouton, en disatn cela)

Enfin, dernier truc : vous pouvez tout simplement lire le dialogue à voix haute. Après tout, c’est un échange oral. Vous verrez si vous lecture est fluide et dynamique, et pourrez changer en fonction.

Autours du dialogue.

Dialogue

Ce qui entours le dialogue est aussi important. Les « didascalies » théatrales. Les informations autours des paroles.

Pour ce faire, il y a aussi plusieurs trucs.

Déjà, évitez les verbes « faibles », c’est à dire : « dire, faire, répondre ». Trouvez des mots équivalents, mais avec une précision plus importante, témoignant de l’état d’esprit du personnage.

« Ce n’est pas ça ! hurla-t-il. »

« Tu ne me comprends pas, tu ne m’as jamais compris, sanglotait-elle. »

« Il est l’heure, chuchota-t-il. »

L’oeil humain ne s’arrêtant pas à chaque mot, mais lisant la phrase dans sa globalité, va colorer la phrase dîte de la tonalité suggérée par le verbe d’action.

Vous pouvez également, tout simplement, couper le dialogue, pour signaler un état d’esprit du personnage.

« Ce n’est pas possible ! »

Il se tenait, droit et décida. Andréa tenta une nouvelle fois :

« Tu m’as dis que tu le feras ».

Il secouait la tête, inflexible :

« Ce n’est pas possible. »

Notez que dans cet exemple là, pas une seule fois que je ne dis que les personnages parlent. Je le suggère à chaque fois. C’est un autre truc, pour ajouter du dynamisme.

En conclusion.

Le dialogue est une part essentielle de la narration. Vous pouvez vous contentez de les écrire, comme simples éléments d’information, mais il est bien plus important de les utiliser pour exprimer les émotions de vos personnages de manière plus directe, et empirique, qu’en l’expliquant. Les dialogues apportent quelque chose à votre histoire. Ils ne font pas que la compléter. J’espère que ces quelques conseils vous aideront à les formaliser !

N’hésitez pas si vous avez des questions, il y a une belle section commentaire juste dessous !

La semaine prochaine, nous verrons comment simplifier votre style d’écriture ! D’ici là, portez vous bien !

Antonin A.

—-

J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !

Rappel : vous pouvez recevoir les prochains directement dans votre boîte de réception, en vous abonnant à ce blog en haut à droite de cette page (garantie sans spam ;)).

Si vous aimez ces articles, le meilleur moyen de me soutenir, c’est de le partager sur vos réseaux sociaux favoris ;).

D’ailleurs, vous pouvez me suivre :

Sur Facebook
Sur Twitter

Sur Instagram

Pour consulter les autres articles Histoire d’Ecrire, c’est par ici.
Pour en savoir plus sur mon livre Interfeel, cliquez ici !

Enfin, laissez un petit commentaire ci-dessous, sympa, curieux, peu importante ! Le plus important dans un blog, c’est le dialogue !

Publié dans Conseils d'écriture, Histoire d'écrire | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Un an ! Mazette, un an d’Interfeel !

(Notes : vus les circonstances, l’Histoire d’Ecrire de cette semaine sortira demain ! )

Et oui ! Aujourd’hui est un jour un peu spécial : cela fait un an, jour pour jour, que le premier volume d’Interfeel est sorti !

Avec moi : « Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire… »

Il s’en est passé, des choses, depuis ! Et je voudrais célébrer cet évènement par de nombreux, nombreux remerciements !

Merci !

Merci aux Editions PKJ pour avoir permis la sortie de ce livre, avoir respecté mes choix narratifs, et avoir défendu ce livre, en librairies, sur les RS, sur les salons, tout au long de l’année.

Merci à ces mêmes Editions d’avoir accepté la sortie du second volume, dont je vous parlerai très prochainement !

Merci !

Merci aux librairies de m’avoir accueillit cette année, et ne croyez pas que je vais me contenter d’un remerciement vague et général !

Merci, donc à : Decitre Ecully, Cultura Belle Epine, Cultura Valence, Librairie Prado Paradis, Librairie Goulard, Coop les volcans, Le Rameau d’Or, Decitre Part Dieu, Gibert Josef Carré de Soie, La Défense, Librairie Fantasio, Dialogues, Librairie Martelle, Raconte moi la Terre, Librairie Arthaud, Maison de la Presse de Saint Flour, Librairie la page suivante, Librairie Raconte moi la Terre (Lyon et Bron), Librairie Passerelle, Decitre Bellecour, Librairie du cours, Librairie Goulard, Librairix, Lettres à croquer, Librairie le Panier de Livres.

Et merci à toutes les libraires et tous les libraires, que j’ai croisé, que je n’ai pas croisé, qui se battent pour défendre ce livre en particulier, et les livres en général ! Vous êtes formidables !

Merci !

Merci aux organisateurs de Festival, qui m’ont accueillit pour défendre mon livre !

Merci, donc aux Journées du Patrimoine d’Aix en Provence, à Octogones, à la Fête du livre de Saint Etienne, à la Foire du livre de Vienne, Festival du livre Jeunesse d’Ecully, à Fantaisy en Beaujolais, à la Fête du Livre de Favrgues de la Tour, au Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, à Des livres et Vous (Miribel), à la Fête du Livre de Paris, au salon du livre jeunesse
de Villeurbanne, au Festival Sans Décoder ?!

Merci aussi à toutes ces autrices et auteurs, passionné(e)s et passionnant(e)s, que j’ai rencontré à l’occasion !

Merci !

Merci aux CLA Books Awards, et au Prix Chimère, qui ont récompensé mon livre !

Merci à l’ARLD d’avoir organisé une double rentrée des auteurs Auvergnes Rhone-Alpins, permettant de présenter mon livre.

J’ai l’air hyper éveillé sur cette photo non ? C’est parce que je viens de gagner un prix 😉 !

Merci !

Merci aux profs qui défendent le livre, la culture, auprès d’élèves énergiques et pertinents ! Et qui m’ont fait venir pour les faire rire, réfléchir, autours de mon livre ! Merci, donc, au collège Laurent Mourguet, au lycée François Cevert, au collège Mont-roland, au lycée Becquerel, lycées Albert Londres

Et merci de m’avoir invité, car ces rencontres sont à chaque fois exceptionnelle. J’apprends tout autant que j’essaye de transmettre.

Merci !

Merci aux bloggueurs, Youtuber, Instagrammeurs, et journeaux, radios, qui ont lu et parlé de mon livre !

Mercin donc, à (*prend une grande respiration) : 50 shades darker, Croqulivre asso, Lirado, méandre littéraire, Langue de Chat, radio selen, chronicroqueuse, café powell, Jabber The Reader, Lirado, BBB’s Mum, adventure in booksland, saveur littéraire, café powell, Lade,
argentic fairies entre les lignes, bettie rose and book, Melie Grey, lecture de Meg, un océan de livre, Pip and Pulp, treky yt, bim bam book, bonbon au cassis, Book Lover, Pitikibouquine, Vibration Littéraire, Adri.Book, storm of book, lectures2fanny, adventure in booksland, ode a la lecture, Lynstories, La biblio de Sophie, Pouvoir d’écrire, Petite lectrice du 59, Ananas Mania,
Rowena Bouquine, Esprit Myrtille, Ode à la Prose, Betty Rose and Books, Scarlett Books,
Adventure in Booksland, Mon quotidien, Var Matin, La page suivante, Mag2Lyon, Le Parisien,
Biblioteca Magazine, Chérie FM, Le petit furania, Lady Coloc and Blog, biblio de Sophie, Siabahbook, La couleur des mots, Passeurs de rêve, Matagadam, Mademoizelle, Lycée François Cevert, C’est en ville, 1histoire2plume, Bim Bam Books, Poppicornsama, Alice in Neverland, L’art de Lire, Le coin lecture d’Emilie, Krystie Wonka, minie house lock, Le Beau du Monde, Le blog a Shana, Les lectures de Mademoiselle, Ocean Livresque,
Pause café avec Audrey, libraddict4086 !

Et oui !

Et (surtout ?) merci à toi, lectrice, lecteur anonyme, qui bouquine par passion, qui a aimé un peu, passionnément, à la folie mon livre, qui me l’a dit en salon, en message sur les réseaux, par emails, ou qui ne me l’a pas dit, mais dont la passion rend ce livre vivant.

Bref, merci tout le monde ! Et à bientôt pour le Tome 2 !!!!

Publié dans Actualités | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Philosophons avec Interfeel ! (Interfeelosophons ?)

Hello !

Dernièrement, j’ai fait un truc chouette ! J’ai parlé philosophie et sociologie avec Frafnir (oui, c’est un pseudo), autours d’Interfeel ! Et on l’a enregistré !

On a donc parlé de Foucalt, de Deleuze, de servitude volontaire (bien sûr) !

On l’a d’ailleurs découpé en trois parties, pour que ce soit plus digeste.

Voilà la première :

Puis :

Enfin :

Ah, et Frafnir avait déjà fait une vidéo sur Interfeel :

D’ailleurs, voici sa chaîne Youtube.

Bon visionnage !

Publié dans Actualités, Vidéos Youtube | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Histoire d’écrire #26 Ce que les règles du dessin nous apprennent sur l’écriture

Le dessin implique des règles. Bien sûr, il est possible de faire sans, bien sûr, il est possible de donner l’impression de ne pas en avoir. Mais, par exemple, la confection d’un visage réaliste, suit un processus de création qui n’est certe pas indispensable, mais bien utile pour comprendre et la construction du dessin et, par extrapolation, la structure d’un texte. Explications :

PS : tous les screens shots sont extraits d’une vidéo du dessinateur / profs de dessin en ligne qui m’a gentillement autorisé à les utiliser ! Pour voir la vidéo complète, par ici (je la mettrais aussi en bas ).

Et pour avoir plus d’informations sur ce qu’il propose : https://www.apprendre-a-dessiner.org/

La feuille blanche.

L’angoisse de la feuille blanche peut elle exister aussi pour le dessinateur ? J’imagine que oui. Au niveau de l’écriture, je vois deux raisons, bien différente, à l’angoisse de la feuille blanche :

Si vous n’avez pas d’idées, c’est qu’il n’est pas encore temps pour vous d’écrire :). N’hésitez pas à vous reporter à mes articles pour « trouver l’inspiration ».

Si vous avez trop d’idées, les règles du dessin peuvent vous être utile. Car plutôt que de partir dans un fouillis de personnages ou d’éléments éparses, générant plus le chaos que la créativité, vous allez apprendre à structurer vos idées, avant de les poser sur le papier. Commençons.

Tracer les formes essentielles.

Un dessin, au début, ce sont quelques lignes, généralement des formes géométriques : cercle, sphère, cube, ligne droit. Tout dessin peut de résumer à ces traits forts et symboliques.

La leçon à tirer est que, en dessin comme en écriture, il est important de savoir distinguer ce qui est essentielle de ce qui ne l’est pas.

Attention : le non essentiel devra aussi se mettre ! Il donnera de l’épaisseur, du relief, au dessin comme au texte. Mais il ne faut pas commencer par lui. Il faut commencer par la colonne vertébrale, sphère, carré et, pour l’écrit : événement principal, personnage principal, trame narrative.

Pourquoi c’est important ? Car cela vous apprend à voir au delà des apparences. Le dessinateur, en traçant ce cercle, ce cube, voit déjà le dessin final à travers ces formes. De même, en écrivant la trame narrative principale, vous devez être en mesure de deviner le potentiel de votre histoire.

Un des nombreux conseils en dessin sera que, lorsqu’on commence une séance, il faut s’entraîner à faire des formes « simples », des cercles par exemple (d’où les guillemets, car faite donc un cercle à main levée !). Ce que je préconise pour l’écriture, ce n’est pas d’écrire des trames narratives simples avant chaque séance, mais de commencer pour aventure dans l’écriture avec justement des histoires simples, à l’intrigue claire (j’ai commencé par les nouvelles : excellente école d’apprentissage). Ensuite, complexifiez. Il est toujours impératif de connaître et maitriser les structures de base, pour avoir des fondations solides dans votre art. Et cela, je pense, fonctionne pour tous les arts, et pas seulement l’écriture ou le dessin (les gammes en musique, les mélanges de base en cuisine…)

Placer les traits secondaires

Revenons à votre dessin. Vous avez les formes basiques, très bien. Vous y avez réfléchit, chaque trait est à sa place (vous pourrez faire évoluer ces formes après, mais cela ne se fera qu’à la marge.) A present, places aux traits secondaires !

Les traits secondaires, c’est quoi ? Ceux qui ne sont pas nécessaires pour comprendre ce qu’il se passe, mais qui permettent de le saisir. Nous sommes déjà dans une étape d’affinage (je ne parle pas de fromage :)).

Les liants.

Maintenant que vous avez toute cette structure, vous pouvez enfin donner corps à vos personnages, forts de la structure solide que vous avez. Désormais, cette sphère peut devenir un visage, ces cubes un corps, ces bouts de cercle les jonctions, etc.

Pareil pour l’écriture. Maintenant que vous avez établis toutes les péripéties, vous pouvez donner du liant à vos actions. Vous avez, enfin, le support assez solide pour laisser court à votre créativité.

(sachant que cette créativité s’est également développée durant le tracer de ces formes de base, mais elle était moins évidente et, peut être, plus contraignante).

Ajoutez les détails.

Alors que le dessin semble terminé, et l’histoire complète, le plus long reste à faire… mais pas le plus difficile ! Si votre structure est solide, si vous y avez assez réfléchit, le reste est un travail minutieux plus que compliqué. L’idée est de donner corps à l’image, au texte. Donner, littéralement, du relief à votre hisoire. En ajoutant des ombres, en faisant jouer la lumière. En éclairant, pour votre histoire, une psychologie de personnage, une description de lieu, en ralentissant le rythme par une narration. Bref, en donnant littéralement corps à tout ce que vous avez écrit avant !

 Pour résumer

Pour résumer : en dessin comme en écriture, il faut éviter certains écueils, et il est préférable de commencer par :

Les formes fondamentales, ou les éléments clés. Qu’ils ne soient pas esthétiques ou artistiques, pour le moment, on s’en fout. Cela vous aidera à garder une vision d’ensemble, et placer correctement les éléments les uns envers les autres.

Ensuite, restez sur les formes primitives, ou les éléments clés de votre histoire, et ajoutez les aux éléments principaux, pour densifier le tout.

Maintenant que vous avez enfin établit votre « vue d’ensemble » (il est impératif de prendre son temps), vous pouvez (enfin !) vous concentrer sur le détail : créer vos dessins, écrivez votre histoire.

Mais elle manque de relief. C’est la dernière étape, la plus longue et, peut être, la plus plaisante : affiner, paufinez, épurée, vous avez une structure assez solides pour vous amuser.

Et voilà ! Vous avez un dessin !

Et voilà ! Vous avez une histoire !

 Une fois que vous aurez fini le dessin : non seulement vous aurez fini votre travail, mais vous aurez compris les structures internes qui le régissent. Il en va de même pour la construction d’une histoire. Vous aurez créé et, en même temps, vous aurez appris.*

Idem pour l’histoire : en procédant par étapes, non seulement vous écrivez une histoire solide, mais en plus, vous comprenez son fonctionnement interne, ses forces, sa dynamique. Elle vous appartient. Et vous pouvez utiliser cet apprentissage ad vitam ! Elle est pas belle, la vie ?

La semaine prochaine, changement de registre : on verra comment écrire des dialogues percutants ! Rendez vous vendredi, à 18 heures, comme d’habitude !

A bientôt !

 PS : pour voir la vidéo totale du dessin de Pit :

Que voilà !

Et son site, que j’ai personnellement utilisé pour apprendre les bases du dessin (et qui m’a donné envie d’écrire cet article :)) : https://www.apprendre-a-dessiner.org/.

Antonin A.

—-

J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !

Rappel : vous pouvez recevoir les prochains directement dans votre boîte de réception, en vous abonnant à ce blog en haut à droite de cette page (garantie sans spam ;)).

Si vous aimez ces articles, le meilleur moyen de me soutenir, c’est de le partager sur vos réseaux sociaux favoris ;).

D’ailleurs, vous pouvez me suivre :

Sur Facebook
Sur Twitter

Sur Instagram

Pour consulter les autres articles Histoire d’Ecrire, c’est par ici.
Pour en savoir plus sur mon livre Interfeel, cliquez ici !

Enfin, laissez un petit commentaire ci-dessous, sympa, curieux, peu importante ! Le plus important dans un blog, c’est le dialogue !

Publié dans Conseils d'écriture, Histoire d'écrire | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire