Interfeel 2 – Les Résistants, sort aujourd’hui !

Bonjour toi lectrice, toi lecteur !

Aujourd’hui est un grand jour pour moi : le Tome 2 d’Interfeel sort (enfin !).

Je suis très ému et, pour tout te dire, un peu flippé.

Pourquoi ? N’est-ce pas déjà devenu routinier, après la sortie du Tome 1 ?

Et bien, non. Et tant mieux ! Chaque livre est différent, même dans une même saga.

Pour ceux qui le savent, le T1 a été écrit suite à un concours sur Internet, organisé par la maison d’Edition Pocket Jeunesse et feu la plateforme WeLoveWords.

J’ai eu carte blanche pour l’écrire, mais j’ai néanmoins suivi la trame que j’avais annoncé lors du concours, qui m’avait permis de le remporter.

Pour le Tome 2, j’étais… complètement libre. Ce qui était grisant. Et un peu flippant, donc.

Ce volume est plus personnel. J’ai pris un plaisir fou à développer l’univers d’Interfeel, au delà des frontières de la ville. A creuser mes personnages. Les connaître. Voyager avec eux. Ressentir leurs épreuves, leurs remises en question… et il y a beaucoup !

Aussi, j’ai l’impression délicieuse et angoissante d’un premier livre. Celui où je suis complètement sincère. Où j’ai tout créé, à partir d’une feuille blanche. Cette sensation est vertigineuse, mais je suis très heureux de la vivre et de la partager avec toi.

J’ai toujours aimé échangé avec toi, lecteur, toi lectrice. D’où ma présence sur ce site et sur les Réseaux Sociaux. Et une fois de plus, je te sollicite. Je suis avide de savoir ce que tu penses de cette nouvelle aventure de mes héros. Ce que je leur fais vivre. La direction que prend l’histoire d’Interfeel.

Et je serai ravis, en plus des messages encourageants que tu me laisses sur les sites de notations des livres (Fnac, Decitre, Book Node, etc.), ce qui est très utile, que tu me laisses un petit message, ici, à la suite de cet article, une fois que tu ressortiras de ce second volume. Cela me ferait infiniement plaisir et, bien sûr, je te répondrais.

(Pardon, je te tutoie, mais comme on partage beaucoup à travers mes livres, même si on ne s’est peut être jamais croisé, j’ai l’impression de te connaître !).

Ce petit message me ferait infiniement plaisir. Bien sûr, je comprends la timidité, la pudeur, bien sûr. Mais si tu le souhaites, je t’en prie. Quelques mots, c’est déjà beaucoup !

Je te laisse, maintenant, avec mon nouveau bébé, qui voit le monde dès aujourd’hui (oui, la métaphore de la naissance fonctionne toujours avec les livres !).

Tu peux le retrouver dans toutes les librairies indépendantes, maillage fantastique sur le territoire, lien social, animé par des gens passionnés. Voici l’un des sites qui permet de les faire vivre :

https://www.chez-mon-libraire.fr/livre/9782266299992-interfeel-tome-2-vol02-atger-antonin/

Tu peux aussi le retrouver sur la Fnac, Decitre, et autres.

D’avance, je te remercie ! Pour ta lecture, pour ton message !

A bientôt pour de nouvelles aventures, Interfeeliennes et autres !

Antonin A.

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Bilan 2019, résolutions 2020.

Bonjour tout le monde !

Une nouvelle année commence, et même si au final, seulement vingt-quatre heures se sont passées entre le 31 et le 1ier, c’est à dire autant qu’entre n’importe quelle journée de l’année (sauf les années bissextiles – n’essayez pas d’y réfléchir, c’est une blague), symbolique oblige, les résolutions arrivent !

Cet article se veut un équilibre entre le bilan 2019, et les résolutions 2020. Commençons par le commancement, c’est à dire le passé.

2019 fut littérairement parlant bien, bien chargé. A commencer, et vous le savez désormais, par la rédaction des tomes 2 ET 3 d’Interfeel !

Mais comment ? Comment ai-je pu écrire autant, en littéralement, quelques mois, alors que le premier tome m’avait coûté un an et demi d’espérance de vie ?

Ce n’est pas qu’une question rhétorique : je ne m’attendais moi-même pas à une telle productivité ! Voyons ensemble ce qui a changé, et commencer cela peut également s’appliquer à vous !

Retour sur mon année d’écriture : comment ai-je pu écrire autant ?

7 étapes faciles pour écrire beaucoup plus vite | À propos ...
De l’encre. Du papier. De la motivation.

L’expérience.

Et oui, cela tombe sous le sens, mais entre l’écriture d’Interfeel et celle d’Interfeel 2 j’avais… l’expérience d’un bouquin en plus ! D’où, intuitivement, une meileure connaissance de ma manière d’écrire, une augmentation de ma productivité et de ma concision.

La connaissance de l’univers.

La difficulté principale avec la création d’une oeuvre dans un univers nouveau, c’est qu’on ne peut pas se contenter de raconter une histoire. Il faut imaginer l’environnement de cette dernière et, idéalement, le rendre cohérent. On appelle cela la diégèse.

Ce qui m’a pris le plus de temps sur Interfeel 1, ce fut la création de l’univers. Mais j’ai fait une erreur assez importante : j’ai écris l’histoire avant de bien connaître ce « nouveau » monde.

Ecrire lorsque l’on sait quoi écrire.

Je comprends l’idée de commencer écrire sans trop savoir où l’on va. Mais arrive à un moment où cela bloque. Il y a trop de choses à quoi penser, en même temps. Il faut faire évoluer les personnages, avancer l’histoire, et décrire un univers qu’on ne connait pas vraiment. Le débit des choses à faire est trop important pour le jet de notre stylo.

En attaquant Interfeel 2, je connaissais déjà l’univers dans lequel naviguaient, mes héros (mais si je l’ai grandement développé dans le Tome 2). Mais surtout, j’ai écris le premier tome entre 2013 et 2014. Ainsi, j’ai eu des années pour réfléchir à cette histoire. Et même si je n’avais pas tous les éléments, j’avais déjà en tête les moments les plus forts, les plus intenses, ceux que je voulais à tout prix mettre dans l’histoire.

S’organiser.

Un mot qui donne des sueurs froides à beaucoup d’entre nous. La flamme artisitque ne va-t-elle pas s’éteindre si on commence à se structurer.

Et pourtant, quelle efficacité si on planifie un peu ce que l’on fait ! J’ai commencé à écrire Interfeel 2 en février. Pourtant, le mois de janvier fut le plus imprtant en terme de production. Car j’ai agencé toute mon histoire. Je l’ai séquencé en chapitres, les reliants les uns les autres, si bien que, commençant la rédaction, je pouvais me concentrer uniquement sur l’écriture. Voilà pour moi l’une des clés de la productivité : savoir se faciliter la vie malgé l’avalanche de choses à faire. Agencer mon histoire + créer mon univers + écrire = équation impossible. Il fallait faire par étape.

Ensuite, je me suis fait un challenge. Je devais écrire tant de chapitres par semaine (d’abord un, puis deux, puis trois). L’idée était de ne pas me dégouter, mais de pousser, un peu, mes capacités. Je savais que je pouvais écrire un chapitre par semaine. Deux, c’était mon rythme de croisière, sur lequel je suis resté quelques mois. Enfin, pour finir, j’ai dépasser mes limites, passant à trois chapitres. Si j’avais commencé directement par trois chapitres, je n’aurai pas tenu deux semaines. Et même si je l’avais fait, je n’y aurai pris aucun plaisir.

Voilà l’un des conseils que je peux vous donner : fixez vous des objectifs atteignables, juste au dessus de ce que vous pouvez habituellement faire. Inutile d’avoir une espèce de folie des grandeurs pour vos bonnes résolutions : vous ne les tiendrez pas. Commencez sous vos capacités, tenez le maximum de temps au niveau de ce que vous pouvez faire, puis terminez au-dessus. Il est important de pousser un peu plus le bouchon, mais inutile de tout faire sauter (métaphore champagne, c’est la saison).

Pour l’écriture d’Interfeel 2 et 3, j’avais aussi un groupe de béta lecteurs. Certains auteurs n’aiment pas, moi cela me motive : à la fin de chaque chapitre, je leur envoyez. Cela évite la procrastination propre aux écrivains, d’écrire un peu de chaque chapitre, mais de ne jamais en finir aucun. Sachant que mes amis lecteurs m’attendaient au tournant, je terminais !

Je rendais quelque chose de correcte, mais je me perdais pas dans des heures de relectures à fois. C’est un autre piège : polir ce qu’on a déjà fait, comme si on le chérissait, ce qui est un excellent moyen de ne pas continuer ! Gardez la relecture pour la fin, elle sera bien plus efficace puisque vous aurez l’histoire dans son ensemble, et vous saurez exactement quoi modifier, rogner, ajouter.

Et donc, pour les résolutions ?

New Year Resolutions - Simon's Cat | GUIDE TO - YouTube

Fixez vous des objectifs précis. Plutôt que de vous dire « je vais écrire un roman », dîtes vous « je vais écrire tous les jours ». Ou tous les deux jours. Soyez honnêtes avec vos dispobilités, car il est toujours gratifiant de tenir ses objectifs, et dépriment d’échouer. Soyez ambitieux, oui, mais à peine au dela de vos capacités. N’oubliez pas que l’écriture est un travail de fond, pas un sprint. Commencer un marathon en détalant vous fera passer devant les autres, mais vous n’irez pas très loin. Pensez à vous. Connaissez-vous. Ou saississez l’occasion pour vous découvrir. Il n’y a pas de règles. Certains écrivent dix heures par jour, d’autres un quart d’heure. Des auteurs pondent un roman par un, d’autres paufinent une oeuvre pendant une dizaine d’années. Cela ne présage pas de la qualité de l’ouvrage. Chaque auteur est différent, les manières d’écrire aussi.

Réfléchissez à votre histoire avant de l’écrire. Connaissez l’univers, les personnages. Peut être pas parfaitement, mais assez pour savoir où aller. Vous n’avez pas idée du temps que vous gagnerez, et de votre sérenité en écrivant ensuite : vous n’aurez alors qu’à vous concentrer sur l’écriture.

Pour comparer, imaginez un réalisateur qui n’a aucune idée de ce qu’il va faire dire à ses acteurs. Certes, cela peut permettre de belles surprises, mais c’est aussi incroyablement casse gueule, et chronophage. Vous serez peut-être découragé à la dixième page. Si ce même directeur sait ce que ses acteurs vont faire et dire, il peut se concentrer sur comment ils vont le faire, et le dire. La créativité est toujours là. Elle est juste, à mon sens, optimisé.

Planifiez, juste ce qu’il faut. Assez pour ne pas vous perdre. Assez peu pour avoir de belles surprises en cours d’écriture. C’est un équilibre que vous seul pouvez atteindre, puisqu’il est propre à chacun. C’est le sempiternel équilibre entre les architectes et les jardniers, les premiers pouvant être accuser de trop planifier, les autres de ne pas le faire. A vous de trouvez votre place entre ces deux termes. Ce n’est pas l’un ou l’autre, ce sont deux extrêmes d’un spectre au sein duquel vous pouvez évoluer à votre guise.

Faîtes relire si vous le souhaitez. Dans tous les cas, si vous avez des ambitions de publication, il faudra vous jeter à l’eau ! Commencer donc par tremper le doigt : trouvez des personnes de confiance, honnêtes mais bienveillantes, qui vous diront ce qui va, ce qui ne va pas. Et n’oubliez pas que les critiques ne seront jamais adressées à vous, la personne, mais à votre texte. N’oubliez pas de les remercier : il est plus loin, contraignant et compliqué de faire un retour complet, positif comme négatif, que de simplement vous flatter en disant « c’est trop bien », en ayant à peine lu votre écrit. Il faut du courage, pour dire à quelqu’un qui vous est proche que quelque chose ne va pas. Ne l’oubliez pas.

C’est, en tout cas, ce qui m’a permis d’écrire aussi rapidement Interfeel 2 et 3 ! J’espère que ces conseils vous aideront tout autant à avancer dans vos projets ! N’hésitez pas si vous avez des questions ! Je réponds à tous les commentaires (sauf si vous êtes un monarque africain devant me faire un virement de 20 000 euros. A ce moment, discutons en privée pour éviter les jaloux).

Je vous souhaites de beaux projets, littéraires, mais pas que, et une belle année 2020 !

Antonin A.

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Histoire d’écrire #56 Focus Interfeel : la vie après Interfeel.

C’est donc le dernier article de cette série, initiée il y a un peu plus d’un an !

Comme vous l’avez compris, ces articles suivaient, justement, le processus de création d’un livre. Des questionnements premiers (en janvier), aux techniques motivations, puis les conseils pour l’écriture à proprement parler, début, milieu, fin, et enfin la vie après la publication !

Je voulais conclure cette série en, déjà, vous remerciant si vous me suivez depuis le premier ! Affichez vous en commentaire si c’est le cas, que je vous congratule directement !

Et puis faire un article plus personnel, sur les choses qui ont changé, pour moi, après la sortie d’Interfeel.

Le train de vie d’une rock star (la drogue en moins)

Pete Doherty. Sentrum Scene Oslo. 13.03.18 | Pete Doherty ...
En gros

Je rigole, mais : il s’est passé de nombreux mois où chaque weekend, j’étais en vadrouille. J’ai traversé la France, par trains, par trains ratés puis récupéré, par voiture (bouh !), et j’ai rencontré des lecteurs aux quatre coins du pays. De tout âge (le premier qui me sort que les jeunes ne lisent plus…), et tous sympa ! J’ai rencontré des libraires, qui se battent pour faire tenir leur magasin, poussées (accord de majorité) par la passion, l’envie de partage. Dans tous ces échanges, c’est ce qui revient. Pourquoi tenir une librairie ? Certainement pas pour ce faire un paquet d’oseille. Plutôt : pour échanger, faire découvrir une petite perle au lecteur, perle qu’il n’aurait certainement pas trouvé en suivant l’algorithme d’Amazon, par exemple.

J’ai croisé des responsables de festival, des bénévoles, tous poussés par cette envie de partager la culture et le savoir, à la fois attentif à l’accueil des lecteurs qu’à celui des auteurs. De rares expériences désagréables (il en faut), beaucoup de bons souvenirs.

Me concernant, ce qui m’a le plus touché n’est pas la sortie de mon livre, mais les retours des lecteurs. Sur les sites, les blogs, bien sûr, mais aussi les quelques messages, personnels, que j’ai reçu, comme celui-là :

Franchement, si ça ne vous arrache pas le coeur, c’est que vous n’en avez pas.

Où une autre ado qui m’a contacté par Instagram pour me dire que mon livre lui avait redonné goût à la lecture. J’aime bien écrire des histoires, attention. Mais la solitude pèse, parfois. Savoir que ces créations touchent, émeuvent, est indescriptible ( pour paraphraser Ana). Et implique une responsable envers les lectrices et lecteurs : essayer de faire des histoires encore plus belles.

Le statut :

Être écrivain, ou simplement dire qu’on est écrivain, changé beaucoup de choses. Lorsqu’on est en « représentation » au sein des salons, ou des écoles. Mais aussi dans la vie privée.

Le rôle de l’écrivain.

Quand je suis en dédicace, par exemple, je suis assez naturel. C’est à dire que je peux faire des blagues, chambre un peu (je suis un petit rigolo, oui oui). Or il ne faut pas oublier quelque chose : vous n’êtes désormais plus uniquement vous, mais aussi vous, auteur. Celui qui parle à cette lectrice, ce lecteur, n’est pas uniquement une personne. C’est l’auteur du livre qu’il, elle a aimé. Qu’il, elle va découvrire. Une des erreurs est de se sentir gonfler des ailes et pousser les chevilles (ou l’inverse), et de devenir pédant au possible. L’autre erreur, est de faire comme si de rien n’était. Comme si on n’était qu’une personne random.

Parfois la personne ne veut pas parler. Souvent la personne ne voit en vous que l’auteur (en même temps c’est normal, elle ne vous connait qu’ainsi), et peut mal intérprêter une blague, même anodine. C’est une histoire de dosage, et de feeling. En fonction de la personne, de sa timidité, sa véhémence, on peut se permettre l’humour, ou simplement le sourire respectueux. Certains nous chambrent directe, et on peut se faire plaisir. Certains sont plus dans la retenue, et il faut le respecter. Avec l’expérience, vous verrez. Et cela vous apprendra à (encore mieux) lire les personnes. Toujours utile, pour vous, et votre écriture !

Le statut de l’écrivain.

Mais l’influence de l’écrivain transparait également dans la vie privée. Mettons une scène de rencontre ordinaire, autours d’un bon repas, d’une tablée :

« Tu fais quoi dans la vie ?
– Je suis écrivain. »

Et là généralement, le silence se fait, flatteur, certes, mais génant aussi. Et après, votre statut change. C’est désormais l’écrivain qui parle, même pour expliquer que ce gigot n’est pas très cuit.

« Qu’a-t-il voulu dire par gigot ? Est-ce une métaphore de la société actuelle, où personne ne parvient à trouver sa bonne température – NON, JUSTE QUE LE GIGOT N’EST PAS CUIT ! »

Bon, soit vous rêviez de ces moments où l’attention est tournée vers vous et vous kiffez, tant mieux ! Vous êtes alors celui qui a tenté, réussis, de vivre par son art. A titre personnel, je suis à la fois flatté et géné. Généralement, ensuite, des questions arriveront (presque toujours en fait), par ce que votre métier n’est pas anodin, et l’objet de fantasme. Si vous souhaitez rester dans votre coin à vous plaindre de la froideur de votre gigot, c’est raté ! Et je vous préviens, après, chacune de vos remarques sera passés au prisme de la « caution culturelle » de la table 🙂 !

Ce n’est pas un GROS problème, attention. En gros un problème d’artiste, et beaucoup seraient bien content de l’avoir. Mais je voulais simplement prevenir de ce changement de statut. Il arrive, que vous le vouliez où non. Et alors, les gens écouteront, même si tout ce que vous dîtes sera d’une banalité monstrueuse.

Yvan Bourgnon, le gladiateur des mers, invité à Genève par ...
 » La guerre, c’est plutôt mal.
– Quel génie ! »

Bref, quoi qu’on fasse, on est toujours catalogué. Heureusement, le statut d’écrivain n’est pas le pire :).

Voilà ! Cet article conclue un an de conseils d’écriture, initié en janvier. J’ai pris grand plaisir à les écrire, et à échanger avec vous. J’espère qu’ils vous ont plu, amusées, parfois, intéressés, souvent. Bon réveillon, et je vous retrouve en début d’année prochaine pour plein de nouvelles surprises !

A très vite et… À vos stylos !

 Antonin A.

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J’espère que ce (dernier) conseil d’écriture vous a plu !

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Histoire d’Ecrire #55 Les interventions scolaires

Les interventions scolaires sont, clairement, l’une de mes activités préférées. Permettez moi de vous expliquer pourquoi en quatre points :

La rupture du travail solitaire de l’écrivain.

L’écriture est un art solitaire. Je sais, j’enfonce des portes déjà bien ouvertes, mais il est toujours important de le rappeler. Ecrire, c’est passer des heures, et des heures, et des heures, face à son écran, ou son papier pour les plus tradi d’entres nous. A l’instar des salons, la rencontre avec les élèves rompt cette solitude, et nous offre de l’échange.

Avantage collatérale : chaque rencontre d’élèves, bien sûr, se prépare. Il faut savoir présenter son livre, ainsi que son métier d’écrivain. Il faut choisir les thématiques que l’on va aborder, généralement notre relation aux Réseaux Sociaux (dont Interfeel est, bien évidément, une extrapolation futuristique), et la discrimination (entre la ville et le Quartier Est).

Tout cela offre un recul très sain, presque nécessaire, sur sa propre histoire, et sur les thématiques que l’on souhaitait mettre en avant. Le piège de l’écriture, forcément solitaire, c’est d’être noyé au sein de nos propres concepts, au point de ne plus pouvoir les distinguer. Ce genre d’interaction offre une bouée de sauvetage salvatrice.

La confrontation.

Pas le meilleur symbole du mot « confrontation » mais justement ! Celle ci est enrichissante avant tout, et permet de créer des liens.

Ce genre de rencontre est souvent bienveillante, et parfois (un peu) cash. Tant mieux ! Cette honnêteté un peu brute d’adolescents, qui n’est jamais irrespectueuse, permet de remettre les choses en place, et d’éviter une flagornerie envers l’écrivain certes flatteuse, mais contre productive.

Avec honnêteté, donc, les ados vont expliquer ce qu’ils ne comprennent pas. Ce qui les dérange. Et nous offrent, encore, une nouvelle perspective sur notre oeuvre, et sur la vie. Surtout lorsque nous mêmes, nous nous éloignons de cette tranche d’âge. De là à dire que ces rencontres éviter de devenir un vieux c…, il n’y a qu’un pas !

L’énergie.

L’énergie, c’est comme une technologie : elle peut être bonne ou mauvaise, tout dépend de comment on l’utilise. Elle peut devenir contreproductive, face à une classe trop dissipée. Mais orientée dans la bonne direction, cela permet une émulation incroyable, et un engouement stimulant. On sort de ces rencontres à la fois vidé (car nous aussi, nous avons dépensé de l’énergie), et revigoré (par la leur).

L’utilité.

Souvent, les élèves préparent des textes, des panneaux, des réflexions, qu’ils aient lu un simple début de livre, ou son entiéreté. Il est flatteur, certes, mais surtout touchant, de voir que notre travail à pu servir de graines de réflexion, offrant à ces élèves une parenthèse à leur travail habituel en classe, tout en restant dans l’objectif fondamental : développer la curiosité, l’appétance à la culture, et l’esprit critique. J’ai dernière visité une classe qui avait imaginé de nouveaux personnages au sein d’Interfeel. Tout y est passé : du cyborg bienveillant au vieux samourai. Quel plaisir de voir que ces élèves ont trouvé, dans ce livre, des graines d’inspiration à développer. Et j’ai l’impression qu’ils ont réellement pris du plaisir à le faire !

Lorsqu’on écrit, on se demande parfois (moi, en tout cas) : à quoi bon ? Ou alors : est-ce vraiment utile, est ce que mon livre permettra, un peu, de faire avancer les choses dans la bonne direction. Ces rencontres offrent une réponse. Le travail qu’ont effectué les élèves sur l’oeuvre est généralement génial, et preuve qu’à un moment, quelques personnes sur Terre se sont amusées à imaginer, penser, réfléchir autours de mon livre.

Cela se retrouve au sein des rencontres en tant que tel. Mes crédos sont les suivants : toute personne qui lit est un lecteur. Je commence souvent mes rencontres en demandant qui se considère comme un lecteur, et quelques mains, timides, se lèvent. Puis je demande qui lit des mangas, et une floppée de mains émergent (dont la mienne). Les mangas sont-ils des livres ? Enfin, je reviens sur ma première question. Y-t-il des lecteurs dans la salle ? Et je suis heureux de voir que, cette fois, beaucoup plus de mains sont levées.

Déculpabiliser par rapport aux différents styles de lecture. Sans renier les grands auteurs, mais en expliquant qu’il y a une diversité de style, et que ces catégories ne sont pas imperméables. On peut lire Naturo d’une main, et Balzac de l’autre.

Pour la ref.

Ensuite, j’invite à réfléchir sur les Réseaux Sociaux, que presque tous les élèves utilisent. Encore une fois, l’idée n’est pas de faire culpabiliser (moi aussi, j’utilise les Réseaux Sociaux), simplement d’offrir du recul sur ces médias. Ce qui est, par ailleurs, exactement ce que je fais pour Interfeel : le Réseau n’est pas explicitement mauvais, simplement mal utilisé.

Au final, je pense que, j’arrive lors de ces interventions, à divertir, et faire réfléchir ces élèves. ça tombe bien, c’est exactement ce que je cherche comme avec mes livres. Cela me confirme que, ces échanges, comme ces livres, ont leur part d’utilité.

PS : si vous êtes professeurs et souhaitez me faire intervenir, ce sera avec grand plaisir ! Je vous laisse avec cet article, qui détaille toutes mes interventions.

En plus, on des parfois des cadeaux sympas de la part des profs ! Ici, un Brie !

Antonin A.

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Histoire d’écrire #54 Les salons littéraires et la rémunération.

Alors, les salons, c’est formidable ! Vous rencontrez plein de gens, des collègues auteurs, avec qui vous partagez vos expériences, ou simplement un fou rire. Les organisateurs sont généralement des gens passionnés, qui s’échinent, quelque soit l’échelle de l’événement, à faire vivre leur passion du livre.

Et puis il y a le public. Toi, toi, et toi, lecteur ! Contrairement à une dédicace « classique » en librairie, dont certains vont venir pour vous, certes, mais vous aurez également beaucoup de gens venus simplement pour un autre livre, ou n’ayant pas le temps de parler. Ici, les gens sont en recherche de livres, mais ne savent pas encore lequel. Aussi, l’échange est différent, et généralement excellent.

Mais pour la suite de cet article, je voudrais m’arrêter sur un autre point important : la rémunération.

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Ouh le gros mot !

Je pense qu’il est compliqué de se faire rémunérer pour toutes ses prestations, notamment les dédicaces (même si c’est possible et, parfois faisable). A titre personnel, je ne fais pas payer les dédicaces, mais tout le reste (débats, interventions), si. D’autres auteurs ne font pas pareil, il s’agit vraiment d’un choix personnel, qu’il faut faire en connaissance de cause. Si je peux toutefois me permettre un conseil, qui sonne plutôt comme une conviction voir une loi d’airain :

Vous pouvez accepter, ou nous, d’être rémunéré. On ne peut pas catégoriser tous les salons de la même manière, entre la petite association étudiante et le Salon de Paris. MAIS : vous ne devez pas débourser un centime. Ni pour les transports, l’hébergement ou la nourriture.

Repas de fête et excès de bouffe : que se passe-t-il dans ...
C’est gratuit, on vous dit !

Pourquoi ?

Déjà, pour vous. Vous ne mendiez pas une place dans un salon. Vous leur faire l’honneur de votre présence. Et oui, on se la pète !

Blague à part, n’oubliez pas que ce genre d’intervention doit être un win-win. Oui, ils vous offrent une place pour vendre votre livre, de la visibilité, ce que vous voulez. En même temps, c’est grâce à votre présence, à vous écrivains, que le festival à lieu. Et l’argent qu’eux utiliseront pour vous défrayer, provient de leur subvention ou de leur budget. Par contre, si vous réglez ces frais, l’argent sortira directement de votre poche. Sensible différence, non ?

Méfiez vous, d’ailleurs, de l’argument : « ça vous fera de la visibilité ». Oui. D’un autre côté, nous offrons à votre événement de la visibilité, on faisant gratuitement sa promotion. En se déplaçant. En dégageant du temps. Donc l’argument ne tient pas.

Cela me fait penser aux groupes de musique que certains restaurants invitent et ne payent pas car « tu vendras tes CDs à la fin » ! D’accord. Et l’animation que je fais dans ton restaurant ? Et la prestation ? Les gens qui sont venus spécifiquement pour nous voir, et qui ont payé des consos, renflouant votre caisse ?

Au-delà du simple fait de ne tout simplement pas perdre de l’argent, je considère aussi qu’il faut penser « collectif ». Si tous les écrivains réagissent pareil, il ne serait plus du tout naturel pour les festivals de proposer autre chose. N’oublions pas que chaque action imprime une tendance. À nous de l’orienter dans la bonne direction.

ACD Groupe : Editeur de Logiciels Experts-Comptables ...
Tous ensemble ! Oui, ce sont des écrivains, et pas une photo d’une banque d’images prise au hasard.

Je tiens à préciser que je parles plus ici d’auteur publié dans des maisons d’Editions. Je ne connais pas assez l’univers de l’auto-édition pour en parler.

Ma philosophie

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Je reste de marbre.

Dédicace gratuite en salon, idéalement si j’ai des interventions en classe (rémunérées) avant. C’est un peu le deal implicite : rémunéré pour les interventions les jeudis et vendredis, présence bénévole le weekend.

Et tout ce qui implique une préparation, et une implication, un débat, une présentation, une intervention… rémunération. Comme le dit le sempiternel adage, tout travail… mérite d’être payé selon la charte des auteurs (jeunesse).

Et je n’accepte jamais de ne pas être défrayé pour un salon. J’entends tout à fait que certains ne puissent pas rémunérer les auteurs pour leur présence, mais s’ils ne peuvent même pas financer les trajets… Pas la peine.

Comme je l’ai explicité, il ne me semble ni logique ni légitime de dépenser de l’argent pour l’hébergement, les trajets et les repas. Notamment car, pour les auteurs édités, l’argent gagné sur la vente du livre n’arrive pas directement sur notre compte en banque, mais à la maison d’Edition. Encore une fois, la différence est sensible.

Pour conclure : les festivals littéraires sont d’excellents moments à vivre ! Mais je vous déconseille de dépenser de l’argent (que vous avez pas à dépenser, vous êtes invité à un festival), dans l’hypothèse d’une reconnaissance du lecteur. Cette reconnaissance viendra ! Et plus il y aura d’auteurs imposants ces conditions, plus cela deviendra la norme !

À bientôt ! 

Antonin A.

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Histoire d’écrire #53 Focus sur un métier méconnu : diffuseur.

 La chaîne du livre tout le monde la connaît peu ou prou.

Rappel de la chaîne du livre

Reprenons rapidement : il y a tout d’abord, bien sûr, l’écrivain qui va concevoir d’histoire et la rédiger (jusque là, ça va !).

Ensuite, l’éditeur s’occupe (entre autres) d’une relecture, de correction orthographique ou de conseils, le mettre en page, proposer une couverture, ce genre de choses, que nous avons déjà vu dans un précédent article.

Arrive ensuite l’imprimeur qui s’occupe, comme son nom l’indique très bien, d’imprimer le livre.

Ensuite le livre arrive en librairie, où il est proposé au client qui pourront savourer cette nouvelle histoire, fruit du labeur de tant de personnes.

Enoncée comme ça, la chaîne du livre semble complète, non ? C’est d’ailleurs ce que me disent les élèves lorsque je les interroge sur ce sujet, lors de mes interventions.

Mais justement, il manque une étape essentielle, un maillon important dans ce cycle, sur lequel je voulais m’arrêter aujourd’hui : les diffuseurs.

Un diffuseur, c’est quoi ?

Dans le cycle du livre, le diffuseur se classe entre l’imprimeur et le libraire, tout en étant en relation avec le librairie et (mais c’est plus rare) l’écrivain. C’est lui qui s’occupe justement d’apporter le livre jusqu’au lieu de vente. Il fait, bien sûr, plus que ça.

Chaque agent de diffusion possède un territoire plus ou moins grand. De ce territoire généralement il connaît les librairies qui s’y trouvent, les libraires, et le type de lectorat.

Vu comme ça on pourrait dire que ça juste un peu moins d’un commercial, ce qui n’est qu’à moitié vrai.

Le diffuseur est plus que cela, car il connaît, d’un côté, les livres qu’il amène aux librairies. De l’autre, il sait les livres susceptibles d’intéresser tel ou tel librairie. Et dans la vaste production livresque de notre pays, cette étape d’orientation est généralement la bienvenue.

La connaissance des libraires.

Le diffuseur connais très bien les librairies de son territoire. Et chaque lieu est unique, avec sa propre politique de présentation, de choix de livres, son public, sa personnalité.

De ma petite expérience de dédicaces, je peux affirmer avec certitude qu’aucune librairie ne se ressemble. Je note avec une fascination sociologique les différences de population entre une librairie située dans un quartier huppé, proche d’une école, ou dans un village plus restreint. Cela impactera non seulement l’affluence dans le magasin, bien sûr, mais aussi le type de lectorat, la vente des livres.

Le diffuseur connait également ces différences, mais aussi tous les livres dont il a la charge de… diffuser, justement. Il sait donc quoi conseiller, où, et à qui. Et de part les contacts extrêmement réguliers avec les libraires, la relation dépasse de loin le simple cadre commercial, ce qui me semble indispensable lors de la vente de livres.

Bilan 2014 des Méconnus - 5 livres qui se sont démarqués ...

Mon expérience

J’ai eu la chance de parcourir quelques librairies avec certains diffuseurs, pour la sortie de mon livre Interfeel (Edition PocketJeunesse, diffuseur Interforum – à chaque fois j’ai envie de dire Interfeel !). Outre la sympathie avérée des diffuseurs, il est intéressant de voir leur travail, extrêmement humain avec les libraires, qu’ils connaissent bien, et leur connaissance aiguë des livres qu’ils diffusent. A titre personnel, je ne retire de ces échanges que du bon !

Voilà ! C’est un article un peu « Hors Série », mais ignorant tout de ce métier avant la sortie de mon premier livre, j’ai pensé intéressant d’en parler un peu, car d’autres, peut-être, l’ignoraient aussi.

Si vous avez d’autres questions, sur la chaîne du livre, sur la vie d’un livre et d’un auteur dans le parcours de la publication, n’hésitez pas !

Excellente journée, à vendredi prochain ! 

Antonin A.

—-

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Histoire d’écrire #52. A la rencontre des libraires

Votre livre est sorti !

bravo gif | Tumblr

De bien belles choses vous attendent désormais ! Les salons, la rencontre avec vos lectrices et lecteurs, l’échange…

Je voulais aujourd’hui insister sur un point qui me semble fondamentale : comme aborder les libraires. Il y a un double avantage : faire connaître le livre, pour qu’il soit recommandé par le libraire, et proposer une séance de dédicace.

1 Le cas de l’autoédition.

Comme je n’ai jamais été auto-édité, je ne peux malheureusement pas vous donner beaucoup de conseils à ce propos.

Sachez néanmoins que certains libraires vont être assez réticents à l’idée de promouvoir un livre auto-édité. Déjà car ils ont été parfois édité par Amazon, qui n’est pas, disons le, leur plus tendre amis, et d’autres part car ils soutiennent la chaîne du livre, c’est à dire la rémunération de tous les acteurs du livre (Editions, Imprimeur, etc.), ce qui n’est pas fait dans le cas de l’auto édition. Mais cela ne doit pas vous empêcher de tenter !

Les différents endroits distribuant des livres

On va commencer par ouvrir une (décidément, cela devient une habitude)

L’annonce qui suit risque de faire grincer quelques dents (j’assume). J’ai un respect infini pour les librairires indépendantes. Ils sont le poumon de la diffusion de la littérature en France. Dans leur immense majorité, ce sont des gens passionnés et passionnants, dont les échanges sont avant tout humain. Chaque rencontre est une expérience.

Mais ne descendons pas tout de suite en flèche les autres locaux de vente de livres. A savoir les espaces culturelles, les magasins culturelles, les grandes surfaces (oui !!) voir (et les dents grincent MAINTENANT !), la vente en ligne. Voilà pourquoi :

Déjà, ce ne sont pas les mêmes personnes qui vont acheter leur livre dans une grande surface, ou dans un librairie (ce n’est pas forcément le cas pour la vente en ligne). La concurrence n’y est donc pas directe.

Et justement, mettre des livres dans les grandes surfaces, malgré toutes les critiques que l’on peut faire dessus, permette de mettre à disposition ces ouvrages à un public qui, peut être, n’aurait pas le réflexe de pousser les portes d’une librairie indépendante. Peut être que l’achat d’un livre, à cet endroit, sera une rencontre entre la littérature et un nouveau lecture et ce que dernier, la prochaine fois, ira justement dans… un librairie indépendante.

(Oui je rêve beaucoup. Sachez également que je suis pour la paix dans le monde, et que je considère que la guerre, c’est mal).

Pour la même raison que je ne supporte pas que l’on déconsidère un lecteur pour son choix de lecture (quoiiiiii ? Tu lis du Mussooooo ?), je ne suis pas fan à l’idée de critique un lecteur pour son lieu d’achat. L’accès à la culture doit être le plus grand. S’il passe par les grandes surfaces également, soit.

Allez, on va piquer un peu plus : la vente en ligne. Alors : OUI, la vente en ligne tue des emplois, détruit la relation privilégiée entre le librairie, le lecteur, et l’échange entre les deux. Je suis d’accord pour tout ça.

MAIS je vois quand même un avantage à la vente en ligne : là où l’accès à la librairie, voir la grande surface est, justement, impossible. Combien de villages, de « zones blanches », sont coupées de l’accès physique à la culture ? Dans ce cas, la vente en ligne ne permet-elle pas de retrouver ce lien ? Tout au bout du cycle du livre se trouve le lecteur. Ne l’oublions pas, et acceptions que pour lui, parfois, l’option vente en ligne est une nécessité. Pas le meilleur choix, bien sûr. Mais le seul, certainement.

Allez, fin de la :

Bon, j’en étais où ?

Ok ! La prospection en librairies ! Pour vous expliquer un peu ma méthode de démarchage, il me semble important de séparer, justement, les différents lieux de vente du livre (en mettant de côté, pour des raisons évidente, le livre dématerialisé et la vente en ligne).

Je vais distinguer ensuite trois types de point de ventes : les grandes surfaces, les Centres culturels et la fnac, les librairies indépendantes. Vous comprendrez ensuite pourquoi je mets la fnac à part 🙂

Les grandes surfaces

PRODUITS PÉRIMÉS RESSUSCITÉS DANS LES GRANDES SURFACES ...
Ceci

Autant le dire tout de suite : il y a, déjà, peu de chance que votre livre soit naturellement à ces endroits, qui se basent généralement sur les nombres de ventes (déjà fait, ou anticipés) pour choisir leur livre. Une séance de dédicace sera non seulement difficile, mais personnellement, je la déconseille, car les gens sont généralement pressés en grande surface, et ne s’arrêteront pas souvent pour discuter avec vous. En plus de perdre votre temps, vous serez certainement dégouté de ce genre d’expérience.

Je ne dénigre absolument pas les personnes travaillant dans un centre culturel, attention. Simplement, la plupart du temps, les gens se rendant dans les grandes surfaces ne viennent pas spécifiquement pour les livres et sont génralement pressés (on ne déambule rarement dans les grands étalages d’un encore plus grand magasin). Après vous pouvez avoir des surprises, et trouver des gens intéressés, attention. Mais de mon expérience, ce n’est pas le meilleur endroit pour un échange long et détendu avec des lecteures.

Les centre culturels dans les grandes surfaces.

Centre E.Leclerc Saint Orens Toulouse – Votre hypermarchà ...
Cela

De plus en plus de grandes surfaces possèdes des centre culturelles. Oui, il s’agit toujours de grandes surfaces, mais il y a des libraires sont personnellement affectés au livre, et qui, parfois, veulent, et peuvent, dynamiser cet endroit. A ne pas négliger. Rien ne vous empêche, donc, d’aller les voir pour leur parler de votre livre.

La Fnac et Cultura et Decitre.

La Fnac, est vraiment l’intermédiaire. C’est un médiateur culturel important en France, et vous pouvez bien sûr allez voir les libraires affectés au rayon correspondant à votre livre, pour leur parler. Mais proposer une dédicace, c’est compliqué : tout est centralisé par région, c’est généralement un parcours du combattant.

Les enseignes Cultura sont un peu intermédiaire entre la Fnac et des autres magasins spécialisés au sens que il est plus facile pour une magasin de décider d’une dédicace. Généralement, on aura immédiatement la réponse, sans passer par différents intermédiaires hiérarchiques.

Decitre pour des Lyonnais propose une démarche un peu différente. Cela reste des grandes surfaces au sens propre du terme, mais des grandes surfaces spécialisés dans le livre. Et les libraires possèdent également une plus grande marge de manoeuvre pour accueillir les auteurs. Tentez !

Je n’ai jamais mis les pieds dans un Furet du Nord (pour l’instant), je ne peux donc pas vous en dire grand chose… si ce n’est que désormais, Decitre fait partie de la même maison !

Les librairies indépendantes.

Les librairies indépendantes vous accueillent aussi très généralement avec le sourire si vous êtes édité. De différents témoignages que j’ai reçu, c’est plus compliqué pour l’auto-édité, pour la simple raison que beaucoup de librairies sont attachés à la chaîne du livre (qui les fait vivre). Mais encore une fois, demandez à d’autres auteurs auto-édités, pour une réponse plus précise. Bon, arrêtons nous un peu plus sur ces librairies, et comment les aborder.

Quand y aller ?

Evitez absolument le samedi, le mercredi après midi, les jours fériés ou le mois de décembre. Les librairies seront très, très occupés ! Privilégié le mardi ou le jeudi. Ce sera plus calme et les libraires seront plus à l’écoute.

Quoi dire ?

Ne DEMANDEZ pas une dédicace. S’ils veulent en faire une, ils vous la proposeront. Parlez simplement de votre livre, de ce qui vous a animé, et proposé que votre maison d’Edition leur envoi un SP. Laissez, bien sûr, vos coordonnées. Vous pouvez repasser, mais n’harcelez pas ! Ce genre de relation passe avant tout par l’humain.

Un point important :

Privilégiez les librairies proches de chez vous. Déjà, car le fait que vous soyez un/e auteur / autrice local/e est un argument de vente. Ensuite car, s’ils vous font venir en dédicace, ils n’auront pas à payer de défraiement. Et oui, money money, mais les librairies ne roulent pas sur l’or, et cela entrera forcément dans la balance.

Cela dit, je vous répète quelque chose de fondamental : ne dépensez pas d’argent pour promouvoir votre livre ! Ce n’est pas à vous de payer les frais de déplacement, ou d’envoyer les livres par la poste. N’oubliez pas que venir faire une dédicace, c’est donner de votre temps (et c’est de l’argent), gratuitement (il est d’ailleurs possible de se faire rémunéré pour les dédicaces. Ce qu’à mon niveau je ne fais, pas, je peux vous en expliquer les raisons en commentaire si vous le souhaitez). Il est donc hors de question qu’il y ait des frais supplémentaires. C’est tentant, bien sûr, car on veut défendre son livre, son oeuvre, son bébé. Mais c’est une pente glissante et surtout, ça ne rend pas service à la profession. Si vous payez pour vos déplacements, au prochain auteur qui devra venir on pourra dire : « Vous venez à vos frais, car d’autres auteurs sont venus à leur frais ». Restons donc solidaires ! Et n’oubliez pas si en vous accueillant, la librairie participe à la mise en avant de votre livre, vous participer également à l’animation du lieu ! La relation est donc, au moins, égalitaire ! Et doit l’être.

Voilà, j’espère que ces conseils (très spécifiques !) vous ont aidé !

A bientôt !

—-

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Histoire d’Ecrire #51 Les corrections avec l’Editeur

Revenons plus en détails maintenant sur ce qu’il se passe une fois que le livre a été accepté par un Editeur.

Alors déjà bravo ! C’est, j’imagine, une très grande satisfaction.

Bravo GIF - Bravo - Discover & Share GIFs

Qu’est ce qu’il se passe après alors ? Et bien il se passe justement… du temps ! Il faut faire oeuvre de patience, ce qui, comme je l’ai déjà dit, peut être difficile à vivre, puisqu’on ne contrôle plus son oeuvre et que bon, c’est son bébé, comment ça, il n’est pas dans la top priorité de l’Editeur ?

Non.

solitude et gif tristesse - le blog de claudie
Tristesse

Même avec la certitude d’une publication, il faut patienter au moins six mois. Car l’Editeur doit faire son job d’Editeur, c’est à dire relire, et annoter votre livre.

Comment ? Une modification sur mon oeuvre tellement parfaite ?

Unhygienix | The Asterix Project | Fandom powered by Wikia
Comment ça ? Pas parfait, mon (hors d’) oeuvre ?

Oui, et ce n’est pas plus mal ! Car le regard de l’Editeur peut apporter un éclairage intéressant. Il a du recul sur votre texte, ce que vous n’avez pas forcément (et c’est normal). Il a l’expérience des textes. Cela ne veut pas dire qu’il a toujours raison, mais souligne au moins sa pertinence dans le retours. Et puis, il connait le marché du livre. Il sait comme vendre le vôtre.

Quoi ? Mon livre, un produit à vendre ?

Et bien… oui. Je trouve incroyable qu’il y ait encore un tabou par rapport à cela (même s’il s’explique très bien). Si vous voulez pouvoir vivre de vos écrits il faut bien… qu’ils vous rapportent de l’argent ! Cela ne veut pas dire pondre à la chaîne, cela ne veut pas dire écrire uniquement des textes complaisant. Mais un livre, c’est un rencontre entre le lecteur et son public. D’où les modifications de texte.

Breaking Bad’s remaining loose end: What happened to Huell ...
On n’est pas bien, là ?

MAIS

Cela ne veut pas dire tout accepter les yeux fermés (surtout que ainsi, la lecture est plus compliquée). J’estime que les échanges avec l’Editeur doivent être francs et utiles. Il est tentant de se dire que toutes les modifications qu’il propose sont forcément pour prendre possession de votre bébé. Prenez du recul. Même si vous n’êtes pas d’accord avec ces modifications, n’imaginez pas d’autres intentions que celles : 1) de faire le meilleur livre qu’il soit 2) de le vendre. A vous de voir où vous décidez de placer le curseur des modifications que vous décidez d’apporter.

A titre personnel, pour la construction d’Interfeel, mon Editeur a fait beaucoup de remarques très pertinantes, qui font du livre ce qu’il est aujourd’hui. Il voulait aussi changer d’autres choses, ce que j’ai refusé.

D’ailleurs,

(Ils sont cools mes titres dernièrement, non ?)

Ce n’est pas un marchandage, hein ? Il ne faut pas se dire « j’accepte 50 % de ses modifications, il accepte 50% de mes refus. Chaque argument doit être pris pour ce qu’il est, et réfléchit dans une seule optique : comment rendre le meilleur livre qu’il soit. Si vous êtes en désaccord, exprimez-le. Peut être que l’Editeur vous donnera des explications, des raisons qui vous avez échappées, et qui vous convaincront. Ou peut être pas. Mais au moins, vous aurez avancé. Car vous en aurez compris la raison.

Définir la BATNA d'une négociation pour mieux négocier ...
Discussion habituelle avec son éditeur ?
(Spoiler : non)

Note importante : je ne suis que chez UN Editeur. Ces principes ne peuvent pas s’appliquer à l’ensemble des maisons d’Edition dont la taille, l’importance, la politique éditoriale, vont forcément impacter la relation que vous aurez avec votre éditeur. Ne prenez donc (comme toujours d’ailleurs :)) pas ces remarques comme des vérités générales. Mais dans tous les cas, demandez des explications. L’échange, encore.

La couverture.

Couvertures
Oui, l’écrivain possède un sens de l’humour extrêmement développé

La couverture, comme pour le livre, fut décidée conjointement. Et je ne m’en plains pas ! Mais encore une fois, des échanges que j’ai eu avec d’autres auteurs et autrices, cela est loin d’être une vérité générale, et l’influence de la maison d’Edition peut être plus grande. Rien ne vous empêche, en amont même de la signature du contrat, d’en parler. L’échange, toujours.

Conclusion

Pour paraphraser maladroitement notre ami Edouart Baer, alias Otis, dans Astérix Mission Cléopâtre, il y a des bonnes et des mauvaises corrections. Mais il y en a des bonnes. Ne laissez pas votre égo reffuser une modification qui serait bénéfique pour votre livre. Mais écoutez votre courage pour vous opposer, quand une autre modification de vous convianct pas.

Et échangez ! L’échange, toujours.

A bientôt !

Antonin A.

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Interfeel en poche ? No way ! Mais si, all the way !

Hello !

J’ai le plaisir de vous annoncer que le premier volume de ma saga Interfeel paraîtra en poche le 9 janvier 2020 (en même temps que la sortie de sa petite soeur, enfin du grand format, Interfeel 2).

Bon, la couv ressemble quand même vachement au grand format, je suis d’accor d!

Plaisir, parce que la culture a un prix, mais tant mieux s’il est le plus réduit possible. Durant cette année et demi d’interventions, de signatures, de salons, j’en ai entendu beaucoup me dire que oui, le livre a l’air super, mais bon, 18 euros 50… et je comprend, bien sûr. D’où la sortie en poche, au prix de 8 euros 10.

Heureux également, car j’ai le pressentiment qu’un tel format et un tel prix ouvrira la porte de mon livre à des institutions. Des établissements scolaires. Qui ne pouvaient pas se permettre de commander autant de grands formats.

Bref, Interfeel 1 prend une nouvelle vie, une nouvelle forme. Belle évolution. Déjà car, vous ne le savez peut-être pas, mais un livre ne sort en poche que s’il a fonctionné en grand format. Je considère ainsi cette nouvelle publication comme une récompense, presque de cette année et demi d’échange, de diffusion et de promotion. Et de votre fidélité et votre bouche à oreilles à toutes et à tous.

Nouveau prix, nouveau format. Mutation. Plus compact. Se glisse dans les poches. Dans un sac. S’ouvre dans un métro, un bus, un train. Un compagnon de quelques semaines, quelques jours même, car je sais que vous lisez vite ! Bref, un renouveau ! Interfeel grand format n’est plus, vive Interfeel en poche !

Belles (re)lectures à vous !

Antonin Atger.

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Histoire d’écrire #50. J’ai fini d’écrire Interfeel. Et après ?

On a, enfin, lâché son bébé !

Mike Barber reports that Josh Jackson's name is in the ...

Il est entre les mains dans l’éditeur, victoire !

Victoire ? Attendons.

Oui, littéralement, attendons. L’Editeur passe plusieurs mois sur un manuscrit de faire un retour. Et cela peut être très frustrant.

Gifs animés SABLIERS
Le saviez-vous ? A la millière rotation, il se passe quelque chose de dingue.

Entendons nous bien : je le répète, j’ai écrit Interfeel suite à un concours qui m’assurait un contrat d’Edition. Encore une fois, c’est une situation très confortable.

MAIS

Mais il n’empêche, durant des mois et des mois, et parfois des années, l’avancé du livre ne dépend que de nous. On ne va pas assez vite, on rature, on réécrit, mais on avance. Concrète. Chaque mot, chaque relecture, fait aller dans le bon sens.

Et puis d’un coup, vous ne pouvez « plus rien » faire. Le livre est dans les mains de l’Editeur. Et le harceler tous les jours pour qu’il vous fasse un retour n’est pas forcément une bonne idée ! Comme, désormais, les prochaines étapes ne dépendent plus de nous, arrive un sentiment de frustration, de perte de contrôle, plutôt difficile à concevoir, surtout après « l’épreuve » de l’écriture. Le plus dur est passé, certes. Mais tout n’est pas fini.

Je n’ai jamais vécu ça. Mais j’imagine que cette sensation est tout aussi importante, sinon plus, lorsqu’on envoie un manuscrit à un (dix, vingts) éditeur. Car en plus de l’attente, il y a l’incertitude.

Nouvelle parenthèse : je reçois beaucoup de demandes, de la part d’écrivains souhaitant être publiés, concernant les démarches à effectuer pour prospecter les maisons d’Editions.

J’aimerai volontiers vous aidez, croyez moi, mais c’est une démarche que je n’ai jamais eu à effectuer, nanti de moi. Je ne peux donner que des conseils généraux :

  • Ciblez vos maisons d’Editions (pas la peine d’envoyer votre polar à une maison spécialisée dans les recueils de poésie).
  • Vérifier quinze fois l’orthographe.
  • Envoyez une version papier, et achevée.
  • Faîtes une belle note d’intention (voir ici, par exemple).
  • Allez sur chaque site des maisons d’Editions, voir déjà si elles acceptent de recevoir des manuscrits, et quelles sont les typos demandées. SUIVEZ CES RECOMMANDATIONS A LA LETTRE.
  • Commencez par les grandes maisons d’Editions, car vous serez frustrez si vous ne le faîtes pas. Si la réponse est négative, n’oubliez pas qu’il existe beaucoup de maisons d’Editions plus locales, mais extrêmement intéressantes et ambitieuses.

Fin de la parenthèse.

Bon, donc, il y a l’attente de la réponse de l’Editeur, et c’est frustrant. Mais il y a encore pire, si. C’est :

Le vide émotionnel.

Le Vantablack : la matière la plus noire du monde ...
Trop dark.

On est embarqué pendant un an et demi dans une histoire qui nous suit nuit et jour. Forcément, une fois parti, c’est à la fois la fatigue et la déprime.

Le piège (que j’ai fait), c’est de vouloir partir tête baissée dans une nouvelle aventure, une nouvelle écriture.

The legend, the myth and the balls of Admiral Gial Ackbar ...
Je vous présente le GIF, je pense, le plus utilisé d’Internet

Vous êtes fatigués et, heureux d’avoir fini l’histoire. Vous avez oublié à quel point ce fut éprouvant, puisque vous êtes arrivé au bout. Reposez vous. Faites autre chose. Voyez des amis. Vivez. Laissez l’envie d’écrire revenir par elle même, n’utilisez pas l’écriture comme un moyen de combler un vide. Remplissez le de votre vie. Votre prochain désir d’écrire ne sera donc pas pour pallier un manque, mais pour construire un nouveau projet.

Donc, si nous devons résumé : le meilleur moyen de supporter la fin de l’écriture d’un livre, c’est de faire autre chose. Si, comme moi, quand vous écrivez un livre, vous avez tendance à oublier tout le reste, essayer justement de reprendre de vos anciennes habitudes, du sport, des verres avec des amis, des moments en famille. Cela est très importance. Retrouver son équilibre est nécessaire après le vertige de l’écriture.

Et surtout, cela vous permettra de patienter sereinement, en attendant le retour de l’Editeur (je croise les doigts pour vous :)).

Et puis…

Tout s’accélère ! Retour de l’Editeur, planification de la publication, cela se compte en mois, en semaines… échanges de relectures, interrogation sur tel mot, questionnement, validation de la couverture, et hop, le livre est dans les bacs !

Et alors, votre petit bébé ne vous appartient plus – vraiment. Il devient un objet. Il est vendu. Et comme tout objet de vente, une communication particulière va se produire autours de lui. C’est ce dont nous parlerons la semaine prochaine, et nous concentrant surtout sur le démarchage des librairies !

À la semaine prochaine, donc !

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