Histoire d’écrire #15 Comment organiser ses idées ?

Mais une idée, c’est quoi ?

Il y a, on va dire, deux types d’idées dans le processus d’écriture. Celles qu’on utilise au sein de notre histoire, l’action, les péripéties, (machin rencontre machine, untel se fait sauvagement tuer), et celles qui constituent votre univers et vos bibles de personnages, qui ne servent pas directement votre histoire mais la nourrissent, l’enrichissent, et vous aident à mieux la connaître. Les deux sont nécessaires, et je préconise de justement séparer ces deux types d’idées.

Quand les classer ?

Tout le temps, ma bonne dame : avant d’écrire, bien sûr, pour avoir l’architecture nécessaire de votre histoire. En cours d’écriture, surtout. Pour ne pas perdre le fil, prendre du recul sur votre histoire. Ce n’est jamais une perte de temps que d’en prendre à trier vos idées… Il ne faut juste pas que cela devienne une fuite en avant, et un prétexte pour ne pas se lancer ! (en plus, ça rime !)

Pourquoi ordonner ses idées ?

Métaphore de la chambre

Is jouw kamer een bende? Dan ben jij een bovennatuurlijk ...
Ceci est, par exemple, la métaphore d’une histoire -un peu – bordélique
http://www.upcoming.nl

Faire une histoire, concrètement, c’est ordonner différentes idées dans un ordre bien spécifique. Sauf que l’esprit est capricieux, et les idées n’arrivent toujours (pas souvent même) dans le bon ordre ! Le problème survient quand vous êtes submerger par vos idées, au point de ne plus vous y retrouver et donc, de ne pas avancer !

La chose à ne pas faire (à mon humble avis), c’est d’écrire au fil de l’eau, espérant que les idées s’arrangent magiquement. Les histoires sont peut-être magique, mais comme dans tout tour de magie qui se respecte, il faut une bonne préparation pour que le tour fonctionne à l’instant T. Donc, pour vous y retrouver, voyez cette histoire comme votre chambre. Elle est personnelle, c’est la vôtre, vous y êtes bien mais, parfois, c’est le bordel. Et prendre le temps de tout ranger, ce n’est pas une perte de temps (j’ai mis des années à le comprendre : gagnez du temps, faites le dès maintenant !). Alors prenez une heure, un jour, une semaine, pour mettre de l’ordre. Vous verrez des choses que vous pensiez indispensables, mais que vous pouvez finalement mettre à la poubelle (ou au recyclage, c’est à dire dans un autre dossier. C’est écolo, et on pourra l’utiliser plus tard !).
Classez les choses en fonction de leur utilité, et de votre attachement. Et en guise de coup de balai symbolique, pour finir, supprimez les dossiers à peine commencés, pas mis à jour depuis trois ans, obsolète. Vous avez grandit, votre histoire aussi, il est tant que ça se voit dans vos écrits.

Comment les classer ?

Faites des fiches ! Des fiches des fiches des fiches ! J’en ai déjà parlé mais : mettre à plat ses idées sur le papier, changer de support, c’est un excellent moyen de les regarder d’un autre œil. Je suggère d’en faire beaucoup en amont, peut-être pas tout planifier (impossible et étouffant) mais au moins vous aurez le canevas nécessaire pour commencer correctement votre histoire. Un peu comme une Mental Map, pour ceux qui savent : vous gardez toutes vos idées à portée de main. Et ces fiches, reprenez les tous les mois, pour les relire et les mettre à jour, et prendre du recul !

Fiches Bristol quadrillées - 105 x 148 mm - Vert Lot de ...
Le cauchemare de tout élève en révision peut devenir votre meilleur ami !

Autre solution : le logiciel. Un support comme Scrivener permet d’avoir facilement tous les éléments en main pour arranger l’ensemble. Idem pour Aeon Timeline, j’ai déjà parlé de ces logiciels.

Mais quel ordre de classement ?

Et bien il y a déjà, le classique ordre chronologique pour les évènements, regroupement par personnages pour les bibles du même nom. Je conseille d’éviter le classement alphabétique (même pour les objets imaginés, par exemple), car c’est un classement arbitraire, qui ne vous parle pas.

Ma méthode : pour les évènements de l’histoire, je mets d’un côte le classement chronologie, et d’un autre, si nécessaire le classement narratif, c’est à dire l’ordre dans lequel apparaîtront les éléments dans l’histoire. Utile, quand notre trame se passe sur plusieurs périodes, ou plus simplement si nous devons parler d’éléments antérieurs à l’histoire et qu’on veut, un peu, s’y retrouver !

Et si vous êtes débordé par les idées, ne luttez pas contre ces moulins à vent : posez le stylo, prenez les fiches, et notez, notez tout ce que vous voulez mettre MAIS AUSSI celles que vous avez déjà écrit. Vous y verrez plus claire, et pour les idées à venir, et pour les idées passées. Et parfois, de nouveaux liens utiles apparaîtrons entre le fait et l’à faire !

Les idées en trop.

Comme une cuisine un peu trop généreuse, parfois, il y a du surplus. Il serait alors tentant de vouloir la rentrer au forceps, pour ne pas gâcher cette bonne préparation ! Mais attention à l’écoeurement. Comme une bonne recette, il ne faut pas voir chaque ingrédient de votre histoire comme un élément indépendant. L’important reste comment ils se marient ensemble.

Well, il y a bien une personne qui aimera la nourriture quoi qu’il en soit 🙂

Aussi il faut parfois – à regret, certes, mais quand même – se séparer d’une idée qui ne va pas avec le reste.

Mais ne la jetez pas ! Notez là dans un coin de votre « data base », elle le sera aussi dans un coin de votre tête et reviendra, peut être, sous un autre forme plus tard. Ou sur une autre histoire. Elle sera peut-être la porte d’entrée vers une réflexion totalement nouvelle qui, elle, vous serivra. On ne sait jamais. Par exemple, l’Opale, à la base, n’était pas du tout destinée à Interfeel ! Comme quoi, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises idées. Juste une bonne façon de les utiliser

A bientôt !

Antonin A.

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Histoire d’écrire #14 Comment prendre du recul sur ce que l’on écrit ?

La question qui fâche

Commençons par la question qui, parfois, fâche : pourquoi prendre du recul sur ce qu’on écrit ? Pourquoi ne pas simplement se laisser porter par son flot littéraire, sa verve romanesque, et présenter son œuvre, brut, donc authentique.

Car il existe ce que l’on appelle la perception subjective. Et comme je le rappelais dans l’article « Pour qui écrire », si on écrit pour les autres, il faut en tenir compte, des autres. Cela ne veut pas dire lisser son style mais, au contraire, l’affuter. Et pour cela, et il enlever le nez du tableau de votre histoire et voir l’ensemble.

L’exemple du rêve

Prenez un exemple onirique : vous faite un rêve fabuleux, vous volez dans un ciel éthéré, nappé de forme somptueuse. Si vous racontez votre rêve, et que vous disez simple : « je volais », vous ressentez à travers ces simples mots vos sensations de vertige, de légèreté, de liberté. Mais la personne qui écoute n’entendra que « je volais », sans toutes les émotions qui lui sont rattachés. Au pire raccrochera-t-il ces mots à des souvenirs personnelles, mais n’est pas ce que vous vouliez raconter. Il faut donc rajouter des détails que vous connaissez, mais pas l’autre, pour quitter la simple explication de votre rêve, aux ressentis que vous voulez partager.

Si vous prenez ce recul, vous remarquerez alors que ce que vous pensiez clair ne l’était pas forcément, et ce que vous pensez complexe était tellement évident que vous n’aviez pas besoin de sur-expliquer l’ensemble des étapes.

Sauf que voilà : prendre du recul sur son propre texte, c’est compliqué. Plus difficile qu’une musique où l’on peut noter la fausse note à l’oreille, ou le manque de proportion d’un dessin au premier regard. L’écrit est  personnel, il passe par notre propre intellect, et notre propre interprétation. Difficile donc de repérer l’éléphant qui cache la forêt, ou l’arbre dans la pièce.

Voici quelques astuces que j’utilise pour voir son texte d’un peu plus loin, pour pouvoir le rapprocher des lecteurs.

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L’important, c’est de prendre du recul !
https://fr.depositphotos.com/92954012/stock-photo-teenager-and-blackboard.htm

Imprimer son texte.

Votre texte, sur sa page numérique, vous le connaissez. Changez donc de format pour le lire certes toujours face à la feuille, néanmoins sous un autre angle. Et l’impression permet, justement, d’en avoir une nouvelle, d’impression. Armez vous d’un stylo (mais oubliez le rouge, vous n’êtes plus à l’école), et soulignez avec bienveillance mais honnêteté les passages, mots qui vous gênent. Créez votre propre code de relecture par exemple : mots barrés = à supprimer. Soulignés en vaguelettes = à modifier. Un triangle (conspirationnnn !!!) : à développer.

Si des considérations écologiques vous freine dans votre débit de papier, je le comprends parfaitement (mais sachez que le papier n’est pas tant ecocide que cela, pas forcément plus que blinder un email de pièces jointes), vous avez aussi la solution PDF. Le PDF est, techniquement, une impression numérique de votre document et figurez vous que, vive l’effet Placebo, ça marche ! Vous voyez votre texte différemment, et vous avez une furieuse envie de reprendre votre texte Word pour y appliquer des corrections que vous n’auriez pourtant pas vu sur le document original.

Lire sur un smartphone.

Il est de bon ton de dénigrer le smartphone, généralement d’ailleurs en postant un tel message véhément sur les réseaux sociaux envoyés… de son Smartphone ! Alors oui, on peut faire plein de critiques : chronophage, obsolescence programmé, coût écologique… dans un autre registre, on associe souvent le Smartphone comme de l’anti littérature : avant, les gens lisaient, maintenant, ils jouent à Candy Crush… Oui oui oui, mais comme tous les outils, tout dépend de l’utilisation qu’on en fait. Or, pour prendre du recule sur votre texte, vous pouvez aussi le lire de votre Smartphone !

Le plus simple pour cela est de le mettre sur un document texte basique (.txt), le mette sur le « Cloud » (Dropbox, One Drive, Google Drive, celui que vous voulez) et le lire via une application.

Pourquoi lire sur Smartphone ? Et bien, comme le pdf, c’est un format différent, qui vous apportera donc un regard tout aussi différent sur le texte. Aussi, ne sous estimez pas l’importance du contexte : si un texte papier se lit à un bureau ou dans un cadre formel, le smartphone se consulte, par exemple, dans les transports en commun. Contexte différent vous permet de votre votre texte d’une manière… Vous avez deviné :).

Pour la petite histoire, j’écris beaucoup sur mon Smartphone, notamment nombre de ces articles, que je mets ensuite en page (avec plus ou moins de succès :)) sur ordi.

Lâchez votre texte

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Regardez comme ils ont l’air content de lâcher leur texte !

https://www.freepik.es/fotos-premium/sonrisa-feliz-gente-negocios-tirar-papeles-documentos-volar-aire-exito-trabajo-concepto-exito-empresarial_1381146.htm

Détachez-vous, littéralement, de votre texte ! Faite du sport, allez dormir (pas en même temps, les deux sont généralement incompatibles – merci d’éviter les blagues graveleuses en commentaire :)). Il faut juste que ce soit une vraie coupure, que vous sentiez poussé par nécessité, et non un simple prétexte pour ne pas affronter un problème syntaxique que vous espérez voir disparaître pendant la nuit ! La nuit porte certes conseil, mais ne fait pas le travail à votre place :).

Au lit !

La nuit porte conseille. Je ne vais pas expliciter ici toutes les études qui le prouvent mais je pense que déjà, empiriquement, vous le savez. Lâchez votre texte, allez dormir, et reprenez le frais comme un gardon le lendemain ! Votre esprit sera plus clair, votre regard plus affûté.

Lire son texte à haute voix.

Dans l’ancien français, entendre voulait dire comprendre. On retrouve ce sens en espagnol avec le mot « entender », comprendre, un faux ami qui donne des sueurs froides à tout élève espagnol LV2 qui se respecte. Quelques expressions françaises ont également subsisté : on s’entend bien avec quelqu’un, on est en bonne entente…

Le lien entre l’oralité et la compréhension semble donc assez évident. A vous désormais de l’appliquer ! Lisez à haute voix ! Frottez ces mots fragiles à vos cordes vocales, pour faire des étincelles. Difficile, oui, mais nécessaire. Les petites erreurs de texte que vous cachiez dans votre lecture silencieuse trouver soudain un écho, littéral, à l’extérieur. Et une nouvelle fois, vous « entendrez » mieux votre texte !

Le faire lire aux proches.

Le regard extérieur est important, déjà, pour les conseils qu’il peut apporter. Mais aussi, car le simple fait de savoir que quelqu’un d’autre va lire ce que vous écrivez va vous apporter un autre regard. Le vôtre, mais avec du recul. Vous comprenez ?

Attention néanmoins à ne pas vous mettre une pression excessive à cause de cette lecture des tiers. Noubliez pas comment vous devez choisir vos bêta lecteurs : bienveillant mais sincère, sincère mais bienveillant.

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Avantage collatérale : lire à voix haute permet de bien s’entendre !

http://rire.ctreq.qc.ca/2014/04/lecture_voix_haute/

J’espère que ces conseils vous aiderons ! Et vous, comment fait vous pour prendre du recul sur votre texte ?

A bientôt !

Antonin A.

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Histoire d’écrire #13 Comment garder la motivation ?

https://twitter.com/AntoninAtger/status/1100796482104578051

La motivation est capricieuse. Et pourtant, elle est nécessaire pour avancer dans l’écriture !

J’ai eu l’occasion de parler déjà motivation le long des articles précédents ! Aujourd’hui, pour changer un peu, plutôt que de longs paragraphes, je vais donner de courts tips, des conseils en vrac ou, comme disent si bien les anglais : à la carte. A vous de picorer ce qui vous plaît !

Comprenez comment vous fonctionnez.

Êtes vous du matin, du soir, du midi ? Préférez-vous écrire plusieurs heures d’affilée, ou durant de courts moments répétés ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, juste ce qui vous correspond le mieux !

Acceptez que c’est du long terme.

Écrire, c’est un marathon. Ne brûlez pas toutes vos cartouches (d’encres) au début. Ménagez vous, reposez-vous.

on the go running GIF by Tomas Ferraro, Sports Editor
Allez, un bon café, et je repars !

Acceptez que ce ne sera pas toujours une partie de plaisir.

Parfois, écrire, c’est chiant. La relecture, ça pèse. Admettez cela dès le début vous aidera à vous y préparer.

Acceptez que l’écriture, ce n’est pas que de l’écriture.

C’est aussi de l’organisation, des recherches, de la relecture. Programmez ces différentes activités en fonction de vos envies, pour garder la motivation.

Faites des rituels.

Prenez vous un quart d’heure tous les matins pour penser à votre histoire. Après une période d’écriture, offrez vous la récompense d’un bon chocolat chaud. Le cerveau aime les rituels, et votre cerveau est ici votre meilleur ami (tant que vous fonctionnez en équipe avec lui !)

Our brains and our hearts have a very interesting relationship, and it is their crazy back-and-forth that Nick Seluk, the artist behind the popularAwkward Yeti webcomic (which also had these wonderful comics on depression), plays upon with his Heart And Brain comic series. Heart, who always wants to live life to the fullest, often conflicts … Akward Yeti, Weekend Days, Laughter, Funny Comics, Owlturd Comics, Life Comics, Funny Jokes, Hilarious, Stupid Memes
Un super bd que je vous recommande !
https://www.pinterest.fr/pin/317503842459114529/

Changez de support.

L’ennui pointe ? Changez de support. Passez de l’ordi au papier, du bloc-note au papier, de l’écran au smartphone. Profitez-en pour découvrir votre support préféré, et en quelle occasion.

Travaillez sur votre texte par des moyens détournés (dessin, musique).

Marre du stylo ? Accordez vous une pause, et faite un dessin. Mais optimisez ce break : dessinez vos personnages, les lieux. Pas besoin d’être un esthète, un Master en gribouillages suffit ! Musiciens, faîtes nous un petit riff de guitare qui vous fait pensé à votre histoire. Vous verrez, non seulement vous vous changerez les idées, mais en plus vous risquez d’en trouver de nouvelles !

Description de cette image, également commentée ci-après
Je te jure chérie, je bosse sur mon roman
Par Manuel Lino — originally posted to Flickr as Type O Negative – Coliseu dos Recreios, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10042559

Se concentrer sur le processus et pas sur la finalité.

Si la SEULE motivation, c’est le livre fini, bon courage. Appréciez les étapes : la satisfaction de progresser dans votre écriture, le plaisir de finir un chapitre, de trembler face à un passage émouvant, bref, appréciez le voyage, et pas seulement la destina(edi)tion.

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Franchement, si un poster Instagram avec des lettres majuscules vous le dit, pourquoi ne pas le croire ?

https://www.psychologies.com/Culture/Les-phrases-de-sagesse/Phrases-de-sagesse-Voyage/L-important-ce-n-est-pas-la-destination-c-est-le-voyage

Simplifiez vous la vie !

Écrire, c’est compliqué. Alors autant ne pas rendre la chose encore plus difficile qu’elle n’est ! Ayez tout ce qu’il vous fait à disposition ! Anticipez le stock de stylo, de cartouches d’encre, de batterie. Pré-pa-ra-tion ! Sachez en avance la musique que vous écouterez (si vous en écoutez), mettez vous dans votre tenue préférée, un verre de votre boisson préférez (café !!!), bref, faite de cet instant le moment le plus simple, et le plus agréable, possible.

Anticiper les trucs rébarbatifs, comme la réécriture, en amont.

Effets indésirables associés à la réécriture : un sérieux impact sur votre quantité de cheveux, que vous risquez de vous arracher à pleines poignées ( un peu quand Vlad Ekaton quand… oups, spoiler Interfeel). Prévoyez les moments qui seront, mettons, moins fun que le reste, et séquencez-les. Un peu de contraintes par jour, pas assez pour être dégouté. Dîtes vous « demain, je m’occupe de relire le chapitre 4 ». Anticipant la contrainte, vous serez moins susceptible de la subir.

Faites par couches.

N’écrivez pas de manière linéaire. Si vous bloqué sur l’écriture du chapitre 3, réfléchissez à la structure du chapitre 5. Un peu comme l’idée de passer au dessin, vous utiliserez vos ressources intellectuelles différemment, et ce que vous ferez sera non seulement actif, mais en plus ne sera pas rébarbatif.

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Non, pas celles-ci

https://www.magicmaman.com/,les-couches-usagees-de-bebe-transformees-en-energie,2224,1822676.asp

Mettez vous des challenges !

Vous voulez ressentir un peu de « thrill » ? Pas compliqué : mettez-vous des challenges ! Donnez-vous tant de jours pour finir tel chapitre, tel passage, tel paragraphe (, tel mot ?). Attention néanmoins : connaissez-vos limites : ne vous mettez pas de challenges illusoires, intenables, qui vous dégouterons. Un peu comme les résoutions de nouvelle année 🙂

Écoutez les retours extérieurs.

C’est dur, de faire lire son travail. Mais c’est important. Déjà, nous pouvons combinez ça avec le conseil précédent : « demain, je t’envoie le chapitre 5 ». Pourquoi les retours extérieures ? Car vous aurez (bien sûr) choisi des personnes bienveillantes ET honnêtes, qui vous encourageront, qui vous dirons les passages qu’elles ont aimés, et les choses à améliorer. Vous quitterez l’isolation propre à l’écrivain, pour un échange vivant et enrichissant.

Relisez des choses que vous avez déjà écrit et dont vous êtes fiers.

Je ne supporte pas le cliché de l’artiste dans le doute perpétuel, jamais content. repensez à vos écrits précédents. Quel est celui, ceux, dont vous êtes le plus fier ? Et dès que vous avez un coup de mou, relisez-le. Vous êtes encore capable d’écrire ce genre de chose. Et ne vous dîtes pas que votre éclat est passé, que vous ne retrouverez jamais ce talent de votre prime jeunesse. Vous êtes la même personne et, en plus, vous avez désormais plus d’expérience. Il n’y a pas de raison :).

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Regardez-vous le nombril, n’ayez pas honte

Faites de vraies pauses.

Entendons nous bien. Par pause, je ne veux pas dire « fuite en avant en plongeant dans la première application smartphone venue ». Par pause, j’entends « j’ai bien bossé, j’en profite vraiment. » Donnez vous un objectif pour la journée, et dîtes vous qu’ensuite, vous savourerez une bonne série / une bonne clope (pas bien !), une glace, ce qui vous fait plaisir. Et terminez l’objectif, et savourez VRAIMENT la pause (MÊME si vous voulez continuer à écrire) ! Et OUBLIEZ votre histoire, durant ce moment. Déjà, vous avez bien mérité ce moment détente, et en plus, cela gardera votre motivation intacte 🙂

Et vous, quelles sont vos trucs et astuces pour maintenir la motivation intacte ? Partagez-les en commentaires, pour la communauté !

Antonin A.

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Mes livres de (p)référence

Voilà la liste de mes ouvrages préférés ! Pour les choisir, point de recherche minutieuses dans ma bilbiothèque, de classement hérmétique, ou de tri dans un tableau Excel où j’aurai consciencesement noté toutes mes lectures (la bonne blague !).

Plutôt, l’intuition, une réflexion, et les livres qui ont émergé naturellement au fil de mes pensées ! Liste donc totalement subjective, bien évidemment, mais vous vous en étiez douté !

La petite marchande de prose (Daniel Pennac)

Clairement, LE livre qui m’a donné goût à la lecture. Mon sou fétiche à moi.

La petite marchande de prise, kesako ? C’est le troisième volume de la « saga Maulaussène », où l’on suit le héros, Benjamin Malaussène, et sa folle famille et ses demi freres et sœurs tous aussi originaux, marqués (mais évitant la caricature, ce qui est fort). Benjamin Malaussène est bouc émissaire, c’est à dire que quand quelqu’un veut se plaindre, d’abord dans un grand magasin, ensuite dans une maison d’Edition, c’est lui qu’on va voir, et il admet que c’est sa faute, rien que sa faute. Mais comme Benjamin est sincèrement bon et empathique, les gens ne parviennent pas à continuer leur vociférations, et les mêmes qui étaient venus se plaindre repartent généralement en se confondant en remerciements et en excuses.

Sauf que Benjamin a un don : c’est de s’attirer à chaque fois un sacré paquet d’ennuis : accuser de meurtre de torture, il est innocent, nous, lecteurs le savons, mais il se trouve toujours au mauvais endroit au mauvais moment, connait les mauvaises personnes et tout, absolument tout l’accuse ! Sauf qu’il est innocent. Reste à savoir comment il va se sortir de ce bourbier !
Pourquoi ? Déjà, l’écriture, fluide et légère, même pour parler des sujets les plus graves (il prend quand même cher, dans ce tome là, Benjamin Malaussène).
Ensuite, une construction au cordeau : de nombreux indices sont éparpillés tout le long du livre, pour rendre l’histoire, même si elle semble invraisemblable, cohérente.
A la réflexion, je pense que Daniel Pennac et sa saga Maulaussène m’ont influencé plus que de raison. Je pense (modestement) partager les mêmes objectifs que Daniel Pennac : rendre l’histoire accessible, sans la rendre simpliste. Teinter le tout de réflexion morale, mais pas moraliste. Divertir, aussi. Et proposer de bons gros twists !

La joie de vivre (Emile Zola)

Ah, Zola. C’est mon petit péché mignon des auteurs classiques ! J’ai commencé la sage des Rougons Macquart comme un challenge (idiot), et je me suis laissé embarqué dans les aventures de cette famille… Particulière.
Petit rappel des faits : Zola à écrit 20 romans, les Rougons Macquarts, retraçant la vie sous le second Empire. Chaque Tome suis un personnage, et (surtout) une thématique : la vie paysanne (La Terre), la naissance des grands magasins (Au bonheur des dames), les grèves minières et l’émergence du communisme (Germinal).
Et pourquoi j’aime bien ? Déjà parce qu’il écrit bien, ce con. Oui, il pose des tartines de description, allant sur le détail du détail du sourcils de l’héroïne, mais on se rend compte que ces descriptions sont indissociables du projet de Zola : décrire, avec le plus de concision possible, la réalité de l’époque.
(Bon il publiait dans un mensuel et peut être aussi qu’à l’instar de certains mangas aujourd’hui, il étirait en longueur pour publier plus de chapitres !).
Pourquoi j’ai choisi la joie de vivre ? Car c’est, à mes yeux, le plus violent. Zola décrit tout et quand, pars exemple, il décrit un accouchement, il le décrit. J’ai faillis sauter des pages, alors je n’imagine pas les réactions à l’époque. Et l’histoire de cette jeune fille, désespérément accrochée à sa joie de vivre malgré le paquet de problèmes qui lui arrive sur la tête, est déchirant. Un must read.

Vernom Subutex Tome 1 (Virginie Despentes)

Et si on parlait maintenant de la Zola de notre époque ? C’est clairement ce que j’ai ressenti en lisant le premier Tome de Vernon Subutex, de la Lyonnaise, Croix-Roussienne, même (d’où le pseudo « Des Pentes » – de la Croix Rousse).
On suit sur trois Tomes (mais j’ai préféré le premier, je l’expliquerais ensuite) les (mes)aventures de Vernon Subutex, ancien disquaire, ruiné par le numérique. Il croisera une foule de personnages au cours de son chemin de croix (les lecteurs de la trilogie savent pourquoi j’utilise cette référence), et chaque protagoniste sera le miroir d’un des aspects de notre époque. Le trader, la quarantenaire qui tente de rebondir, la jeune femme qui décide de porter le voile, au grand dam de son père. Et à chaque fois, ça tombe juste, ça évite le cliché et Virginie Despentes, percutante et engagée dans ses interviews, réussis le tour de force d’être tout aussi percutantes dans ces livres, tout en gardant le regard extérieur de l’écrivaine. Bravo !
Alors, pourquoi ce choix ? Déjà, parce que j’adore le style de Despentes, que je qualifie de « coup de poings ». Elle va droit au but, ne s’embarrasse pas de fournitures sémantiques, mais en même temps je cherche jamais la provocation gratuite (comme ça a pu être le cas dans ses premiers romans). Ensuite, les personnages. Ils sont tous ciselés, travaillé, nourrit d’informations crédibles qui nous les rendent réels. Pourquoi le Tome 1 ? Tout simplement car justement, l’histoire principal du livre, ce sont les personnes qui la composent. Ils sont l’histoire. Dans les Tomes 2 et 3, la narration reprend son cours, et j’ai trouvé cela moins intéressant.

Akira (Katsuhiro Ōtomo)

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/61K5qCFWHsL.jp

Il est temps de faire un tour du côté des bds, et sa déclinaison japonaise : le manga. Généralement critiqués, considéré par certains puristes de la littérature en général, ou de la bande dessinée, comme un sous genre, une sous culture. Oui, mais il y a Akira (et Monster, et Taniguchi, et plein d’autres).
Akira se passe dans le futur, un futur plus très lointain puisque nous sommes en 2030, et qu’un explosion nucléaire à ravagé Tokyo 30 ans auparavant, faisant place à néo Tokyo. Dans ce monde post-apocalyptique, nous suivons Kaneda, un voyou (insupportable !), Tetuso, et différents protagonistes, tandis qu’une opération s’organise pour réveiller Akira, un jeune enfant capable de provoquer l’apocalypse, d’ailleurs responsable du premier drame.
C’est terriblement bien dessiné, quasi cinématographique (beaucoup de mangas sont ainsi, je conseille également Domu, du même auteur), l’évolution des personnages est bien faite, la fin crédible, l’univers réaliste et les thématiques abordées pertinantes. Bref, que demander de plus ?

La jeunesse de Picsou (Don Rosa)

Et oui : la jeunesse de Picson. La. Fucking. Jeunesse. De. Picsou. De Don Rosa.

(Et oui, mon exemplaire est vieux, usé, et encore en francs. J’assume mon âge.)

On suit les aventures de Balthazar McPicsou, de ses dix ans, dans l’Ecosse de la fin du 19ieme, jusqu’au milieu du 20 ieme, lorsqu’il devient l’homme (enfin, le canard) le plus riche du monde. Et il n’y a pas que le dessin terriblement bien chiadé, les références historiques bien placés et l’humour. C’est touchant, aussi, et montez l’évolution de ce jeune homme (oui, Canard), naïf et reveurs, à ce milliardaire au cœur de pierre que l’on connait tous. A lire.

The Curious Incident of the Dog in the Night-Time (Mark Haddon)

Votre niveau d’anglais n’est pas très bon ? Lisez quand même ce livre dans sa version originale. La lecture n’est pas très compliqué car le narrateur est un jeune autiste de 14 ans, et ses phrases sont excessivement simples et, surtout, logiques.
Ce livre est un petit bijou. Le héros découvre le chien d’une voisine mort, une fourche plantée dans le ventre, et décide de mener l’enquête pour savoir qui l’a tué. Ce qu’il va découvrir chambouler à son univers.
La force, la grande force de ce livre, et de l’auteur, c’est d’avoir pu se glisser dans la peau d’un jeune autiste, et de voir le monde à travers ses yeux, avec sa logique, son univers. Ni complaisant, ni mièvre, il est un exemple à suivre pour quiconque cherche à faire parler un narrateur, une narratrice, dont la vision du monde diffère de la sienne. C’est à dire, à peu près tout le monde. Bref, lisez le !

L’esprit de Warren (Brunschwig, Servain, Goth)

Retour à la bd avec « L’esprit de Warren », une tétralogie suivant les traces d’un serial killer, Warren, sur trois générations de personnages

Difficile de résumer l’esprit de Warren sans trop spoiler, donc je vais me concentrer sur ses atouts, nombreux : la transmission, l’influence du conditionnement, notamment chez l’enfant, le fait de faire jouer cette histoire sur trois époques de manière tout à fait cohérente, ainsi que la thématique des indiens d’Amérique, centrale dans le récit. Un bijou.

Universal War 1 (Denis Bajram)

Allons enfin faire un tour du côté de la science fiction ! Ce domaine est assez particulier, puisqu’il permet de s’évader, tout en offrant un regard pertinent et souvent critique sur notre présent.

J’ai beaucoup d’affection (à part la toute fin #nospoiler), pour Universal War 1. Pour des raisons personnelles, déjà, mais aussi par la très grande maîtrise du scénario, alors que l’auteur joue avec le principe pourtant casse gueule des voyages dans le temps. Mais ça marche, etc’est très bien dessinée, et les personnages sont forts et originaux. Bref, un Space opera comme on les aime. Je ne vais pas trop vous résumer l’histoire également, mais ça se passe dans l’espace (en grande partie), il y a des bons gros rebondissements et l’ensemble est cohérent jusqu’à presque tout au bout (à part la fin, donc !) Et j’ai beaucoup moins d’affection pour UW2, en cours de publication actuellement.

Le combat ordinaire (Manu Larcenet)

Enfin, toujours dans la bd, la semi autobiographie de Manu Larcenet, tout en finesse, aussi bien au niveau du dessin que sur l’histoire. C’est tendre, c’est touchant, c’est souvent drôle, ça raconte la vie de Marco, photographe un peu paumé et attachant, et ça aborde un paquet de thématiques universelles : la filiation, la paternité la politique. Un sans faute, et une tétralogie à découvrir.

Et voilà !

S’il y a une leçon à tirer de tout ça (même si ce n’est pas le but principal), c’est, comme j’en parlais dans un article « Histoire d’écrire », c’est qu’il n’y a pas de « genre » spécifique pour aimer la littérature. Je lis des classiques, des contemporains, des bds, des mangas. Mes influences proviennent également des séries télé, des films et (dans une moindre mesure) des jeux vidéos. Et vous savez quoi ? Ce n’est pas grave ! Lisez ce que vous avez envie de lire ! Si une personne vous juge d’un air condescendant en voyant votre livre, continuer de le lire ! C’est le meillleur moyen de faire fermer le clapet aux soi-disants détenteurs du « bon goût ». Alors que le  seul goût qui importe, c’est le vôtre !

A votre tour ! Mettez en commentaires vos livres préférés ! J’ai hâte de mieux connaître mes lecteurs, et quoi de mieux pour cela que de savoir ce qu’ils lisent :).

A bientôt !

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Histoire d’écrire #12 Comment faire le tri quand on a trop d’idées ?

Ce sont des choses qui arrivent. Parfois, c’est la page blanche et aride, qui assèche le stylo. Parfois, c’est un flot ininterrompu d’idées qui noie l’encre de ce que l’on voulait dire. On est perdu, submergé, et on ne peut plus avancer. Comment faire ?

Plume à encre
Parfois, votre plume est en feu !
https://adapei-19.fr/plume-a-encre/

Pourquoi ai-je cette idée ?

Et bien pour commencer, il faut, littéralement, réfléchir, c’est à dire faire un retour sur soi. Et envisager deux options.

Première option

Cette nouvelle idée n’est qu’une manière subtile de votre cerveau pour faire une fuite en avant, un pas de côté, et ne pas vous consacrer à cette tâche plus concrète, parfois ingrate, qu’est l’écriture. Soyez fort ! Encore une fois, il faut montrer à votre cerveau qui est le patron !

Pour cela prenez un moment pour vous. Ne fuyez pas vers une application quelconque de téléphone, ou vers la première vidéo youtube venue. Instant pour soi. Pourquoi pas, de médiation. Pourquoi ne voulez vous pas écrire cette histoire ? Est ce la crainte de ne pas réussir ? L’ennui qui pointe, parfois, dans l’écriture ? Ou qu’en fait vous ne vouliez pas écrire cette histoire ?

Si c’est la crainte de ne pas réussir, comme dans l’article précédent, lancez-vous ! Si c’est l’ennui, acceptez-le. Pourquoi pas, changez de support (de l’ordi au papier, du stylo au clavier). Si vous ne voulez, en réalité, pas écrire ce texte, interrogez vous sur les moteurs qui vous ont poussé à l’écrire en première instance. Une contrainte extérieure ? Une pression des pairs ? Une commande ? Et, dans cette situation, votre choix n’appartient qu’à vous : stop ou encore.

Deuxième option

Vous avez pleins d’idées pour la suite de votre histoire mais vous ne savez pas comment choisir. Ce n’est pas une fuite, simplement une envie perfectionniste d’améliorer votre histoire, encore et encore.

Or, là, tout dépend de comment vous avez organisé votre histoire en amont !

En effet, je préconise dans un article précédent de ne pas commencer le premier mot de votre histoire avant d’avoir organisé la structure la plus complète possible de votre histoire. Déjà, pour savoir où vous allez et ne pas vous perdre en cours de retour en vagabondent au fil de votre plume. Ensuite (et, dans le cas qui nous concerne actuellement, surtout), car cela va créer un cadre, une structure au sein de laquelle vont se développer vos idees.

Pour être concrêt, prenez l’image du tuteur à plantes. Celui-ci ne va pas brimer, mais accompagner la plante dans la direction souhaitez. C’est exactement ce que nous allons faire avec les idées ! Lorsque j’écris Interfeel, j’ai toujours réfléchis auparavant à l’univers de mon histoire. Ainsi, les idées arrivent déjà arquées, ancrées dans l’univers d’Interfeel. Cela permet la créativité et évite la dispersion.

Ne vous laissez pas parasiter par une idée, même excellente. Soit vous la rangez dans un coin de votre cerveau, soit vous la notez sur un bout de votre carnet, et vous y revenez plus tard ! Elle est là, quelque part, pas d’inquiétude, vous ne la perdrez pas !

Votre nouvelle idée change radicalement votre histoire.

Sauf que voilà : des fois, votre idée est meilleure que ce que vous écrivez actuellement. Elle transforme votre histoire, la sublime, lui donne du relief alors que ce que vous écrivez actuellement paraît, en comparaison, aussi plat que votre feuille.

Dans ce cas, arrêtez vous. Prenez, une nouvelle fois, un temps pour vous, et écrivez votre idée. Voyez si son côté excitant dépasse le simple cadre de la nouveauté. Parfois, une bonne idée fane au bout de quelques heures, ou dès qu’on y réfléchit d’un peu plus prêt (à la condition, bien sûr, que cette idée perdre naturellement de son attrait, et qu’elle ne soit pas simplement polluée par une crainte ou un manque de confiance en soi).

Résultat de recherche d'images pour "une fleur qui fâne"
Cela peut être l’état d’une bonne idée quelques heures à peine après l’avoir découverte.
http://ppcaillou.canalblog.com/archives/2015/04/13/31882598.html

Apprendre à abandonner des idées.

Écrire, c’est savoir effacer. Parfois, votre idée ne vas pas. Quoi que vous fassiez. Elle a beau être excellente prise seule, elle n’est pas de bonne compagnie avec le reste de votre histoire. Vous pouvez tenter de la rentrer au forceps, tordant les intentions des personnages, usant et abusant de Deus Ex Machina, croyez moi, ça va se voir, et vous allez arracher le lecteur qui se dira « ça ne marche pas ».

Parfois, il faut donc abandonner l’idée. Notez-là quand même quelque part. Il est possible que, surprenante, elle revienne par un chemin détourné, ou qu’elle soit la clé miraculeuse vers une idée tierce, indispensable, elle, a votre histoire. En création aussi, rien ne se perd, tout se transforme. Il faut juste savoir comme disposer les éléments, et savoir lesquels mettre un moment à l’écart.

La concurrence des idées

Reste le cas, si particulier et pourtant si fréquent, où deux idées se font parfaitement concurrence. Où il est impossible de départager la meilleure, malgré les pros, les cons, de chacune.

Et bien dans ce cas, il existe une solution. Pas sûr qu’elle vous plaise, mais il faudra passer par là : lancez-vous (encore ? Mais oui !).

Prenez une des deux idées, au hasard, au pif, à l’instinct, et écrivez. Parfois, il faut se lancer malgré le doute. Écrire, c’est aussi le doute. Écrire, c’est parfois se tromper. L’important, c’est d’écrire. Vous remarquerez souvent qu’au final, les deux convenaient, et que votre histoire s’est enroulé autours de votre décision. Écrire, c’est aussi choisir.

A bientôt !

Antonin A.

—-

J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !

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Interview de la libraire La Page Suivante ! (Lyon)

Hello tout le monde !

Mercredi dernier, je suis allé faire une dédicace dans la sympathique librairie La page suivante, dont voici la devanture (et pour le site, cliquez sur le lien précédent !)

Image result for librairie à la page suivante

En plus de généreux bonbons, Béatrice m’a également offerte cette belle petite intervew, où elle explique ce qu’elle a aimé dans Interfeel ! Voilà :

Ce genre d’interview vous plait ? Souhaitez-vous que j’en fasse plus ?

A bientôt !

Antonin A.

Adresse de la librairie : 66 rue Duguesclin, Lyon 03.

Page Facebook : https://www.facebook.com/La-Page-Suivante-867568480047150/

Petit souvenir visuel 🙂

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Histoire d’écrire #11 Cessez de vous comparer aux autres !

Il existe un piège, dans l’écriture, comme dans tout art : se mettre la pression, en voyant tout ce qui a déjà été fait, s’imaginant ainsi qu’on ne pourra non seulement jamais rien faire d’aussi bien, mais également jamais rien faire, tout court. Et cette pression, me semble-t-il, est encore pire dans le domaine de l’écriture. Explications.

 

L’éducation littéraire

Ah, les Livres, et avec la Majuscule, s’il vous plaît. Les livres souffrent pour moi du même travers que le théâtre ou l’Opéra. Ils sont mis sur un piédestal et, par conséquence, semblent réservés aux classes hautes, celles qui peuvent les atteindre.
Dire qu’on lit, en dîner mondain, ça fait bien. Mais c’est avant tout une histoire de prestige, où d’apparence. J’ai même vu une fausse bibliothèque, avec simplement une succession de dos de livres anciens (forcément), accrochés au mur comme des trophées empaillés et, littéralement, vidé de leur contenu.

Et donc, écrire, ça se mérite, et ça s’hérite, d’ailleurs.

Combien de fois, en dédicace ou en intervention en classe, j’entends des témoignages de gens, de tout âge, toute catégorie sociale, me murmurer du bout de lèvres, ou lors d’un aveu tardif sur Instagram le lendemain, qu’il, qu’elle rêve d’écrire ?

Mais elle, il n’ose pas. Pas pour lui, pour elle. Pas légitime. Pourquoi eux plutôt que les autres ?

Et puis, même parmi les lecteurs (généralement les lecteurs du dimanche, qui n’achètent qu’un livre par an, le Goncourt), une nouvelle sectorisation se fait : lire, oui, mais des vrais livres. Et c’est quoi, un vrai livre ? En gros, quand ce n’est pas du Musso. Musso, Levy et consorts sont devenus les maîtres étalons du mauvais goût pour certains humoristes pseudos cultivés, les mêmes qui vont vouer une admiration sans borne au dernier Avenger… Je serai bien curieux de savoir s’ils ont déjà lu un Musso.

La Fantasy : oubliez. Les thrillers… Ça dépend. Est ce qu’il y a une dimension sociale dedans ? Est-ce écrit par un auteur en exil hors de son propre pays ? Parce que sinon, pas d’intérêt. Ce n’est pas un « vrai » livre.

Ces gens là n’aiment pas les livres. Ils aiment l’image que leur confère une discussion autours des livres. Je préfère mille fois parler des heures avec une/un fan d’Anna Gavalda (que j’adore), Musso, voir de 50 Shades of Grey, mais qui va vraiment me dire ce qu’elle/il a adoré dans ces livres, plutôt qu’un singe savant qui me récite avec la régularité d’un automate ce qu’on dit du dernier Houellebecq, ou de la 5eme édition des lettres de Stephan Sweig (auteur que j’adore aussi, mais je pense que vous avez compris que là n’était pas la question :)).

Heureusement, les choses changent et les catégories se mêlent. On peut aimer Zola et une série Netflix. On peut se nourrir à tous les râteliers de l’art. La bd prend ses lettres de noblesse. Le cinema n’est plus réservé soit à une population uniquement intéressé par les films d’action lambda (ou bêta), ou au contraire par une fange de la population qui déguste un film indépendant slovaque le petit doigt levé. Je pense que les vulgarisateurs YouTube aident pour beaucoup à décloisonner ces catégories. Et c’est tant mieux.

Oui, on peut ne pas aimer lire ce monsieur !

La leçon a en tirer est : vous aimez ce que vous aimez, point ! Du Musso, du Zola, peu importe. Et surtout, vous pouvez aimez les deux. Ou avoir envie de découvrir du Zola, même si vous n’avez jamais lu que du Musso. Ou inversement !

Oui, on peut aimer lire ce monsieur !

Les profs

Je ne vais certainement pas aller dans une critique contre les profs ou l’éducation nationale. Nous avons la chance d’avoir une école accessible au plus grand nombre. Et la plupart des profs croisés lors de mes interventions sont investis dans leur rôle, humains, conscient de l’importance de l’éducation qui, non, n’est pas un gros mot.

Mais qui de souvient d’une once de plaisir à avoir lu le bonheur des Dames, ou le père Goriot, au lycée ? La question n’est pas de savoir s’il faut lire ce genre de livres en classe (c’est un autre débat), mais le plaisir qu’on en retire. Et même si la lecture nous plaît, est ce que l’ombre de l’examen ne noircit pas le tableau d’école) ?

Que ce soit en classes d’école ou dans les classes sociales, les grands auteurs sont déifies. Ils n’ont aucun défaut, chacun de leur texte, même gratté sur un coin de table un soir de beuverie, est à inclure dans la prochaine édition de la Pléiade

Est nous, qu’est ce qu’on retient de cette perception ? Que ces auteurs à des hauteurs inaccessibles. Leurs écrits sont parfaits, intemporels et inégalables. Alors, pourquoi oser penser pouvoir imaginer l’idée de se mesurer à ces auteurs ?

Je l’ai souvent dit ici, mais je pense que ce respect proche de la vénération de ces artistes étouffe le livre et le rend inaccessible à une grande partie de la population. Et c’est un drame.

Enfin, une autre pression existe. Plus insidieuse :

« Tu veux écrire ? Mais tu sais à quel point c’est compliqué d’être édité ? »

« Tu veux écrire ? Mais seule une poignée d’auteurs peuvent vivre de leur plume. »

« Tu veux écrire ? Mais tout a déjà été écrit. »

Il s’agit de la pression de pairs, des proches, et du système. Des conseils « d’amis », qui sont autant de poisons doux et distillés, qui s’ancre avec la persistance de l’encre dans nos esprit. Cela fait penser à l’écrivaine, l’écrivain en herbe, que les feuilles de ses textes ne porteront jamais leur fruit.

Oubliez la pression des anciens !

Description de cette image, également commentée ci-après
Cette pression là on peut difficilement y échapper !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pression

Donc, comment s’en sortir face à cette triple critique ?

Et bien, la solution est, globalement la même à chaque fois ! Cessez de vous mettre la pression ! A trop penser au regard des autres, on oublie pourquoi on veut écrire (cela n’est pas incompatible avec l’idee qu’il faut avoir conscience que l’on écrit pour un regard extérieur, comme vu précédemment :)). Mais voyons cela plus en détails :

aliments produire boisson Bière jus Thé au lait de style hong kong
Cette pression-là, on peut la garder 🙂

https://pxhere.com/fr/photo/201712

1) vous écrivez ce que vous voulez.

Vous êtes passionnés par la Fantasy ? Écrivez de la Fantasy. L’idée de faire une chronique familiale qui retrace l’Histoire de votre siècle ne vous titille pas plus que ça ? Écrivez autre chose. Cela ne veut pas dire qu’il ne faudra pas être rigoureux, attentif, patient, qu’il n’y aura pas de doutes ou de remises en question mais : écrire un livre peut être déjà tellement compliqué, on ne va pas non plus choisir un thème uniquement parce que ça, c’est de la littérature.

2) Faites vous plaisir.

Beaucoup de gens semblent penser qu’écrire, c’est souffrir. Que l’encre n’est que la prolongation de notre sang, que
chaque chapitre est une ablation d’un de nos organes (évitez le cerveau quand même. Privilégiez les tripes). Et surtout, notamment à cause de la pression qu’on met sur les livres, entres autres, à l’école, beaucoup de gens considèrent que lire, c’est chiant. Qu’il faut lire parce qu’il faut bien se cultiver. Par ce que ça fait bien. Par ce que c’est ce que la société nous dit de faire. Il est va de même pour l’écriture.

Spoiler : écrire peut être fun, et lire aussi. Attention : vous pouvez trouver la lecture (et l’écriture) chiante, pas de souci. (Pennac ne dit il pas que le premier droit imperceptible du lecteur est celui d’avoir le droit de ne pas aimer lire ?). Seulement, il serait bête que vous vous arc boutiez sur un a-priori. Vous passez, peut être, à côté de belles découvertes et de nombreuses heures de plaisir !

https://fondationlitterairefleurdelys.files.wordpress.com/2013/12/droits_du_lecteur_de_pennac-767x1024.jpg?w=640

Les dix droits des lecteurs selon l’écrivain Daniel Pennac
Affiche dessinée par Quentin Blake – Copyright: Gallimard Jeunesse.

Reste l’angoisse des statistiques arrides, qui nous explique que tel petit pourcentage de livres parviennent jusqu’à l’édition, que tel encore plus petit pourcentage d’auteurs parviennent à en vivre…

Et vous savez quoi, c’est vrai. Mais est ce que c’est si grave que ça ? Donc :

3) Lancez vous !

Je pense qu’il faut aborder l’écriture de manière différente : partez du principe de base que vous ne pourrez pas en vivre (même si c’est peut être un rêve). La question est donc : pourquoi écrivez vous ? Encore une fois, si c’est pour gagner plein d’argent, laissez tombez :).

C’est généralement pour être publié, mais cela ne peut pas être votre unique objectif, car écrire, c’est long, et la publication est incertaine. Voyez la publication comme la cerise sur le gâteau de l’écriture. Le gâteau doit déjà être bon.

Confidence pour confidence : j’ai cru à un moment, suite à un quiproquo avec mon Editeur, qu’Interfeel, que j’avais alors fini, ne verrait pas le jour. Forcément, gros coup de blouse dans l’estomac. Mais après, j’ai ressentit une certaine satisfaction de ce que j’avais fait déjà. Oui, mon livre ne serait peut être pas publié. Mais en l’écrivant, j’ai appris beaucoup de chose. Sur moi. Sur mon imagination. Sur la manière d’organiser mon temps. De créer des histoires. De générer des émotions. Cela doit être une satisfaction en soit.

Reste la voix la plus incidieuse, celle du manque de confiance en soi. Celle qui, généralement, va se glisser dans tous les arguments précédents et, ainsi travestie, va nous harceler encore, et encore, et encore. Généralement, nos angoisses précises ne sont que le costume de cette angoisse originelle qui se déguise sous d’autres apparats pour vous déstabiliser. Et bien la solution est très simple. Répétez la phrase suivante avec moi :

Vous allez y arriver !

Simple, non ?

Antonin A.

—-

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Best of de l’écrivain maudit

Il y a quelques années, j’ai créé une sorte d’avatar, : l’écrivain maudit. A l’image de Renaud et de sa chanson sur les bobos, dont il fait aussi parti, tout en les critiquant, il y a bien un peu de moi dans cet écrivain maudit :).

On s’arrête, et on écoute le monsieur

Et comme il est toujours très important de savoir rire sur soi-même avec les autres, voici l’article, re-posté sur mon site… s’il vous plait, si vous avez d’autres exemples, l’espace commentaire est fait pour vous !


Mais l’Ecrivain Maudit, c’est quoi ?

Écrivain maudit
Oulala, qu’est ce que je suis maudit, moi.

Un être hybride, mi-humain mi-volute de cigarettes, qui comble sa brume cérébrale par de vaporeux textes poétiques.

Pour appartenir à une telle engeance, il convient de remplir certains critères indispensables. Être talentueux n’en fait pas parti. Il faut :

1) passer sa journée à ne rien faire, mais dire à tous le monde que l’on est en train de rédiger le chef d’œuvre du vingt et unième siècle. D’ailleurs, on exècre ce monde moderne.

2) Avoir une barbe de cinq jours et une hygiène douteuse

3) Mettre des pseudos dépressifs sur Facebook (tout en maudissant Facebook).

4) Avoir la gorge rauque et le regard blasé.

5) Pouvoir jouer Smell Like Teen Spirit à la guitare (enfin, l’introduction).

6) Dire que Kurt Cobain et Kafka avaient tout comprit, que ce monde est à chier, que les gens sont tous des moutons sans conscience.

7) Se dire proches des gens mais refuser de sortir hors de son cercle d’amis constitué de trois personnes.

Après cette brève introduction, il nous a semblé intéressant (anthropologiquement parlant) de suivre la vie d’un Ecrivain Maudit au jour le jour pour comprendre le fonctionnement de cet être étrange.

A noter qu’il peut également s’agir d’un Acteur Maudit ou un Photographe Maudit, tant cette famille a la plasticité de s’adapter à tous les types d’art. Tant qu’il y aura des cigarettes à fumer d’un air désinvolte, il y aura des Artistes Maudits !

Voilà ces observations :

– L’Ecrivain Maudit ne passe pas ses journées à ne rien faire : il cherche l’inspiration.

– D’ailleurs, l’ Ecrivain Maudit ne s’emmerde jamais, il cherche l’inspiration.

– L’ Ecrivain Maudit ne joue pas à Call of Duty toute la nuit, il cherche l’inspiration.

– L’ Ecrivain Maudit n’est jamais ivre mort, il cherche l’inspiration (et si c’est dans l’absinthe, c’est encore mieux).

– L’ Ecrivain Maudit n’est pas en train de vomir au coin de la rue. C’est simplement quelqu’un qui parle avec ses tripes.

– L’ Ecrivain Maudit parle sans cesse de la mort, écrit la mort, vie la mort, respire la mort, mord la mort.

– L’ Ecrivain Maudit a vécu la tragique perte de son poisson (il le nourrissait huit fois par jour, il faut bien que l’Ecrivain s’occupe ).

– L’ Ecrivain Maudit  a forcément un trauma dans sa petite enfance, mais il ne te le dira jamais car c’est trop intime.

– L’ Ecrivain Maudit vit encore chez papa – maman. Car ces futilités matérielles, comme acheter sa nourriture, payer son loyer, faire son ménage, laver son linge ou encore remplir toute ces paperasse administrative, ne sont pas des tâches dignes de son intérêt

– D’ailleurs, l’ Ecrivain Maudit ne travaille pas. C’est pour les ploucs.

– L’ Ecrivain Maudit exècre ce monde capitaliste, et ne se prive pas de le dire par l’intermédiaire de pseudos Twitter envoyé de son I Pad.

– L’ Ecrivain Maudit affiche un air négligé qu’il prépare méticuleusement tous les matins.

– L’ Ecrivain Maudit écrit de la poésie libre. C’est-à-dire des phrases rédigées n’importe comment, mais artistiques. Et si tu n’aimes pas, ce n’est pas que c’est mauvais, c’est que tu n’y comprend rien.

– L’ Ecrivain Maudit parle toujours avec les yeux dans le vague, pour draper ses propos d’un voile de mystère. Exemple : « (yeux dans le vagues) La vie, la mort, c’est pareil au fond.

– Si l’ Ecrivain Maudit ne parle à personne, ce n’est pas car il est égocentrique et imbu de lui-même. En réalité, il cache une sensibilité à fleure de peau.

– Si l’ Ecrivain Maudit préfère passer ses journées à regarder des vidéos de lolcat sur youtube plutôt que de lire des classiques littéraires, c’est pour s’imprégner de son époque.

– L’ Ecrivain Maudit ne fera jamais partit de ces personnes qui publient uniquement pour le succès. D’ailleurs il ne publiera jamais.

– L’ Ecrivain Maudit est modeste et humble. Ce sont ces qualités qu’il met en avant sur ses 453 photos de profil sur Facebook.

– L’ Ecrivain Maudit est entièrement d’accord avec la nouvelle dialectique de Kant. Du moins, avec ce qu’en résume la page Wikipédia sur le sujet.

– L’ Ecrivain Maudit conchie tout type de croyances, asservissent de la pensée humaine. Sauf l’Indouisme, parce que c’est exotique. Donc cool.

– L’ Ecrivain Maudit est souvent excessif. Tout simplement car un Ecrivain Maudit se doit être excessif. Mais sinon, il méprise les personnes qui jouent des rôles.

– L’ Ecrivain Maudit maudit (justement) ce qui n’est pas spontané. Il le répète d’ailleurs souvent en pesant ses mots, fumant une cigarette d’un air détaché avec le regard perdu.

C’est tout pour cette fois !

Maintenant, c’est votre tour !

Vous connaissez certainement dans votre entourage (pas trop près j’espère, vous pourriez vous intoxiquer… par la cigarette, bien sur) des personnes de cet espèce (je dois avouer que depuis que je m’investis dans cette aventure littéraire, j’en rencontre de plus en plus !). Donc exprimez vous, lâchez vous, mettez donc les citations qui vous passent par la tête dans les commentaires ci dessous !

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Histoire d’écrire #10 Comment travailler son style ?

Le style ! Comment faire en sorte d’avoir une écriture qui nous ressemble, ou qui nous surprend, dans tous les cas, qui nous plaît ? Plusieurs points :

La fin des idées reçues

J’en ai déjà parlé dans un précédent chapitre, mais le premier jet n’est pas de l’or pur à graver dans votre livre. Il permet d’avoir une première idée,.une certaine authenticité, mais le garder tel quel est rarement une bonne idée. Écrivez, laissez le texte en jachère quelque temps puis reprenez le et demandez vous : est ce que j’ai écrit reflète bien ce que je voulais dire ?

Bien sûr, l’écriture n’est pas forcément la transcription parfaite de ce que l’on voulait, et on peut trouver l’inspiration, l’idée parfaite, portée par le fil du stylo. Mais méfiez vous du miroir aux alouettes. Apprenez le recul, même sur vos textes les plus intuitifs. Ils ne sont pas de marbre, ils ont la souplesse du roseau. On peut les mettre dans la meilleure direction sans avoir à tout arracher et repartir sur un terreau vierge.

Le mirage du style naturel.

Dans la même veine que le premier jet, on a souvent l’impression que l’écriture spontanée sera forcément plus naturelle pour le lecteur. C’est rarement le cas. N’oubliez pas une règle d’airain :

Il est bien plus difficile de faire simple que de faire compliqué.

Simple ou compliqué ?
https://pixabay.com/en/labyrinth-maze-meander-orientation-155972/

Donner une impression de naturel dans un texte, ce n’est pas la même chose qu’ecrire naturellement un texte. Quand on commence à écrire, il est très tentant de noyer notre incertitude dans des phrases alambiquées, et les zones d’ombres de notre histoire dans des elipses un peu faciles. N’ayant pas peur de simplifier votre texte, d’enlever le superflus, de ne garder que l’essentiel. Voilà un autre adage :

Faire simple ne veux pas dire faire simpliste.

Plus vous parvenez à écrire simplement votre histoire, plus vous la maîtrisez !

chaîne métal Matériel rouillé serpent des liens nœud serpent compliqué Enchevêtré
Facile à défaire… non ?

https://pxhere.com/fr/photo/1372288

« Je lis très peu pour ne pas me faire influencer »

« Je ne lis pas, c’est pour mieux écrire ! »
D’après : https://pixnio.com/fr/objets/livres-fr/crayon-apprentissage-connaissance-livre-lecture-etude

Cette idée repose sur un postulat faux, qui est quand sans lecture, votre style est pur, inné, et que c’est cela qu’il faut atteindre.

Sauf que ce n’est pas le cas et, que vous le vouliez ou non, votre style est déjà influencé par votre expérience, vos lectures, vos loisirs.
Écrire sans chercher à s’enrichir de lecture ne vous offrira pas une liberté totale de création. Au contraire : vous serez dans des archétypes d’écriture dont vous n’avez même pas conscience !

Alors qu’en lisant, en lisant et tentant de comprendre comment fonctionnent les histoires des autres, vous pourrez déjà les écueils de la rédaction, les clichés ressassés et que peut être vous auriez mis à votre insu dans votre histoire, pendant être original. Alors ayez confiance en vous ! Lire du Proust ne fera pas de vous une pâle copie de Proust. Au contraire, vous apprendrez son style, ses figures, sa structure pour, plus tard, décidez de vous en éloigner si vous le souhaitez.

L’expérience

L’écriture est un art. Et comme tout art, il se paufine avec le temps et la pratique. Alors écrivez ! Même quelques minutes par jour, même sur un sujet foncièrement différent de votre histoire, écrivez ! Je publie un article de conseils d’écriture par semaine, déjà, par ce que je souhaite aider les écrivaines et écrivains qui s’interrogent. Mais aussi, cela me permet d’avoir un travail d’écriture regulier, dans un domaine autre que la fiction. C’est important ! Écrivez !

Écoutez les retours.

N’ayez pas peur de faire lire et demander des retours. Au début ça taquine, comme une eau un peu froide, après on s’habitue. Et écoutez ce qu’on vous dit ! Ne vous drappez pas dans un suaire d’artiste. Si les lecteurs vous disent : »je ne comprend pas », essayez de comprendre pourquoi ils ne comprennent pas. Trouvez des bêta lecteurs assez intelligents et honnêtent, qui vous respecterons pour être franc. Choisissez les de telle sorte qu’ils n’aillent jamais dans la critique gratuite et inutile (« c’est nul ») ou la flagornerie obséquieuse (« tu es un génie »). Puis gardez ce groupe, car de telles personnes sont rares :).

Si, par exemple, ils trouvent votre style trop pauvre, avant de vous réfugier dans votre talent incompris, essayez de comprendre pourquoi. Cela ne veut pas dire être un béni oui oui et modeler votre texte uniquement pour plaire à votre lectorat, mais de voir si ce qu’ils relevent découlent d’un choix de votre part, ou d’une maladresse. Vous pouvez bien sûr ne pas écouter les critiques. Mais ce sera car vous avez volontairement choisi ce style, cette histoire, et non pas car vous savez qu’il/elle a raison mais que votre orgueil, ou votre flemme, parlent plus forts. Ainsi, pour résumer, pour bien écrire, il faut savoir écouter et s’écouter !

Cet article était un premier brossage des différents points à aborder pour affiner son style. Durant le courant de cette année 2019, je reviendrais sur plusieurs précisions (simplifier son style, enlever les phrases inutiles), pour que vous soyez toujours plus fier(e)s de ce que vous écrivrez ! Pour rappel, je sors un conseil d’écriture tous les vendredis à 18 heures ! Certains sujets, pour certaines semaines, ne sont pas encore défini, car je veux vous laisser la parole. Aussi, écrivez moi en commentaires les difficultés que vous rencontrez, les thématiques que vous souhaitez que j’aborde. Elles feront peut être l’objet d’un prochain texte !

Antonin A.

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J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !

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Les autres auteurs rencontrés sur les salons !

Les salons, les séances de dédicace, ce ne sont pas que des rencontres avec les lecteurs, les libraires, ou avec moi même, lors des introspections où, n’ayant personne à qui parler, je m’interroge sur le sens de la (ma) vie ! Ce sont aussi des collègues, écrivaines, écrivains, avec qui ont sympathique ! Petit tour de table (de dédicace), de ces personnes rencontrés aux fils des mots !

La team jeunesse de Fantasy en Beaujolais

On est pas beau, franchement ?

Je vous présente, de gauche à droite et de haut en bas :

Christophe Mauri

Bio : l’âge de treize ans, Christophe Mauri adresse son premier roman au comité de lecture des éditions Gallimard Jeunesse. C’est le début d’une relation forte, jalonnée d’envois et d’encouragements, qui se conclut le jour des vingt-deux ans du jeune auteur, lorsque le comité lui propose la publication du « Premier défi de Mathieu Hidalf ». Depuis, Christophe Mauri se consacre à l’écriture.

Bio tiré de sa page Gaillmard : http://www.gallimard-jeunesse.fr/Auteur/Christophe-Mauri

Cache-cache couronne : Mauri, Christophe

Pour voir ses livres, par ici :
http://www.gallimard-jeunesse.fr/Auteur/Christophe-Mauri

Ruberto Sanquer

Bio : Directrice administratrice et financière, Ruberto Sanquer (Mip Ruberto-Sanquer) s’est lancée dans l’écriture tandis que son fils se passionnait pour les grandes sagas contemporaines. Elle a conçu l’ensemble de l’univers de la Terre Arcane et, riche de cette colossale matière, s’est inscrite à un atelier d’écriture.

Trois ans plus tard, le premier tome de d’une trilogie est écrit. »La Légende Arcane : Purs Hybrides » a été exposé au Salon du Livre de Paris en mars 2008. En 2017, elle publie « L’aura noire ». Ruberto Sanquer vit à Montmartre, à Paris. Page Facebook : https://www.facebook.com/mip.sanquer

(Bio tiré de la page Babelio de l’autrice : https://www.babelio.com/auteur/Ruberto-Sanquer/412195)

L'aura noire

Pour ses livres, c’est par ici : https://www.babelio.com/auteur/Ruberto-Sanquer/412195/bibliographie

https://instagram.com/rubertosanquer?utm_source=ig_profile_share&igshid=5w35vu7odjhg

Yann Rambaut

Bio : D’abord éducateur auprès d’enfants en difficulté sociale, Yann Rambaud est actuellement éducateur auprès d’adultes déficients intellectuels.

Pendant longtemps, il fut chanteur, auteur et compositeur du groupe Stäel. »Gaspard des profondeurs »(Hachette), en publication jeunesse, est son premier roman.

Bio tiré de sa page Babélio : https://www.babelio.com/auteur/Yann-Rambaud/325786

https://i0.wp.com/www.yannrambaud.com/wp-content/uploads/2018/03/Gaspard.jpg

Pour voir ses livres : https://www.babelio.com/auteur/Yann-Rambaud/325786/bibliographie

Thomas Verdois

Bio : Thomas Verdois vit à Bordeaux où il enseigne l’anglais en école d’ingénieurs et de commerce. Il a longtemps tenu le Blog BD « Excuse me teacher »( qui a eu environ 300 000 visites) où il racontait ses aventures de prof en BD. Il a aussi participé au site collectif 30joursdebd.com en tant que responsable de la publication des strips. En 2014, il décide d’arrêter la BD et de se lancer dans l’écriture de « Dragon Park », son premier roman.

Extrait de sa page Babelio : https://www.babelio.com/auteur/Thomas-Verdois/462433

Dragon Park - L'académie Saint-Hydre Tome 01 - Dragon Park ...

Plus d’infos sur son livre : https://www.babelio.com/auteur/Thomas-Verdois/462433/bibliographie

La bloggueuse Daenys (Horror Stories)

https://yt3.ggpht.com/a-/AAuE7mBx-Mvji8Z8P7GEE6uO_h_5VL2F4Ep-vPYYZA=s288-mo-c-c0xffffffff-rj-k-no

Vous aimez les Creepy Pastas ? Vous ne connaissez pas les Creepy Pasta ? Ce sont des « Horror Stories » (désolé pour les allergiques aux anglicismes 🙂 )

Par ici : https://www.youtube.com/channel/UCq2xeclMykrPCcTlW0E-jXg

A la librairie « Arthaud » (Grenoble)

Eric Tasset

Bio : Éric Tasset exerce la profession d’ingénieur projet dans l’industrie.

De longue date, il a ressenti le besoin de faire partager sa passion pour l’histoire et le riche patrimoine de la France, ce qui l’a conduit à écrire et publier quatre livres aux Editions de Belledonne (L’Isère des châteaux forts ; Les Contes Inédits du Dauphiné au temps des Enchanteurs ; Les plus belles Légendes de l’Histoire du Dauphiné ; Châteaux forts de l’Isère), mais aussi à illustrer de nombreux ouvrages, à l’aide des dessins et des tableaux qu’il réalise.

Thomas Passe-Mondes, tome 1 : Dardéa par Tasset
Thomas Passe-Mondes

Ses livres : https://www.babelio.com/auteur/Eric-Tasset/39877/bibliographie

Au salon « Des livres et vous » (Miribelà

Eline Coves (Aura de feu)

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Voir les infos sur sa page Babélio : https://www.babelio.com/auteur/Eline-Coves/389654/bibliographie

Comme je suis un chouïa tête en l’air, il est fort possible que j’ai oublié quelques collègues ! Ce sera l’occasion de faire un prochain article avec des camarades de table de dédicaces !

A bientôt !

Antonin A.

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