
Guillaume Pley est sorti de son silence face à toutes ces accusations, et sa réponse est très intéressante.
Il va admettre que certaines accusations sont vraies, notamment les blagues graveleuses qu’il disait en radio et qu’il regrette aujourd’hui.
A contrario, il rejette d’autres accusations, comme les accusations de racisme entretenus dans ses bureaux.
Cette réponse est une stratégie rhétorique extrêmement utilisée en cas d’accusations graves ou multiples :
La concession.
Si Guillaume Pley avait tout nié tout en bloc, on se serait dit, « ce n’est pas crédible, il y a forcément du vrai dans le lot ».
S’il avait tout admis, ce serait la fin de sa carrière et de possible suites judiciaires.
La concession permet de trouver un juste milieu, ce qui fait penser d’ailleurs au biais du juste milieu, notre tendance à imaginer le vrai entre deux affirmations extrêmes.
On admet des choses, généralement les choses les moins graves, ou qui sont révolues, et on nie le reste.
Ainsi, le public se dit que s’il a admis certaines choses, on va le croire lorsqu’il nie le reste.
Ce qui est bien sûr un raisonnement fallacieux.
Beaucoup d’autres accusés récentes ont utilisé cette technique.
On peut parler de DSK en 2011, qui a admit être infidèle MAIS nie ce qu’il s’est passé au Sofitel.
Ou du Youtuber Léo Grasset, de la chaine Dirty Biology, qui a admit des attitudes peu correctes avec ses ex mais pas les accusations de VSS.
Attention, cela ne nous dit rien de la véracité de ce qu’on lui reproche.
Mais cela nous permettre de mettre en avant une technique assez redoutable utilisée pour faire face à des accusations graves et nombreuses.
Si vous souhaitez que j’intervienne sur le sujet des Fake News dans un établissement scolaire, une entreprise ou une association, n’hésitez pas à me contacter !












