Histoire d’écrire #7 Pour qui écrire ?

Cet article est important. Les autres aussi, vous dirais-je mais celui là tout particulièrement. Pour qui écrivez – vous ? Pour les autres ? Pour vous même ? Pour l’art ? Il est nécessaire de clarifier les choses avant même de mettre la première lettre sur votre page.

Comme désormais chaque semaine, je poste un sondage sur Twitter, pour savoir ce que vous en pensez, et quelles sont vos habitudes d’écriture. Voilà les résultats :




Si l’inclusion du tweet ne fonctionne pas, par ici.

Maintenant, décortiquons. On écrit pour soi ? Pour les autres

Écrire pour soi ?

Bien sûr, on écrit avant tout pour soi. Pour le plaisir que procure la création d’une histoire, d’un univers, le développement d’une idée. Ce plaisir est indispensable : la construction d’un roman est longue, sa publication incertaine. N’écrire que pour les autres n’est pas tenable. Il faut penser à soi.

Écrire pour les autres ?

Sauf qu’en fonction de ce que l’on écrire, il est indispensable de prendre en considération le fait que l’on écrit aussi pour les autres. Je parlais déjà de cela lors de l’article de la semaine précédente, « Quoi écrire », tout particulièrement lorsque j’abordais le genre autobiographique.

Pourquoi est-il nécessaire de penser aux autres ? Car ce qui nous parle, ne parle pas forcément aux autres. Ce qui nous fait sens peut être confus pour le lecteur extérieur.

L’importance du regard extérieur.

Vous pouvez avoir la meilleure histoire du monde. Si vous la racontez mal, elle ne va pas atteindre le lecteur, et il passera à côté. C’est dommage. Notre idée, la plus personnelle qu’elle soit, doit être accessible à l’autre, pour que celui-ci, ou celle-ci, la ressente en écho

Imaginez, en fait, que votre écriture du texte, et la lecture de ce dernier, soient en réalité de langues différentes. Français pour l’une, français pour l’autre, certes, mais chacune et chacun interprète les mots à sa manière en fonction de ses connaissances, son vécu. L’idée n’est pas de plaire à tout un chacun (impossible), mais de rendre le langage de nos idées intelligibles à la compréhension des autres

Comment faire ?

Et bien pour cela, il faut tout de suite abolir un mythe tenace de l’écriture : le premier jet serait toujours le bon, le meilleur, le plus authentique.
C’est faux

Car votre but n’est pas d’être authentique envers vous même, mais envers votre lectorat. Or, faire des phrases simples, intelligibles, avoir des idées claires, un style qui paraît naturel, cela demande beaucoup de travail

Il ne faut bien sûr pas jeter ce premier jet, ce sera là base de votre travail. Il faudra le relire et comprendre ce qui vous, vous touche, pour le transmettre.

Attention par contre à ne pas tomber dans l’écueil inverse, où, saisi d’un doute sans fin, on triture ses phrases jusqu’à leur faire perdre toute personnalité.

Important : adapter son idée au regard de l’autre ne veux pas dire renier ses propres idées, sa personnalité, son style, son histoire. C’est, justement, trouver un point d’équilibre entre votre compréhension et celle des autres. Équilibre que l’on retrouve dans beaucoup d’aspects de la vie

Une comparaison.

Prenons comme comparaison l’apprentissage de la musique, et, mettons, de la guitare. Si vous n’avez jamais touché cet instrument, que vous l’essayez, et tentez une mélodie, elle sera forcément hésitante, voir faussée pour l’oreille extérieure. Même si vous, vous l’entendez juste. Vous pouvez toujours refuser de modifier la moindre des notes sous prétexte d’autenticite, oui. C’est votre droit. Mais ne suis pas sûr que vous atteignez, ainsi, les autres

Et votre refus de changer la moindre note, ou la moindre ligne, peut être aussi du à ce bon vieil égo, qui n’est jamais très loin et qui ne fait pas bon ménage avec la création :

Les plus grands « génies », Mozart par exemple, ont potassé longtemps avant d’avoir cette aisance naturelle. Il peut y avoir une facilité innée, bien sûr, mais elle ne fait pas tout. N’oubliez pas la fable du lièvre et de la tortue 🙂 et que sans technique, un don n’est rien qu’une sale manie.

Soit dit en passant, demandez à un artiste ce qu’il pense de la phrase : « tu as un don » lorsqu’il présente un de ses œuvres :). Généralement il tique, car son œuvre, c’est aussi un sacré « travail », des échecs, des doutes, des heures et des heures de boulot et d’apprentissage. Parler de « don » revient à nier toutes les années de labeurs qui ont précédé cette création

Il faut donc prendre ce premier jet, et saisir dans vos propres lignes ce que vous avez voulu dire. Quelles émotions ? Quelle histoire ? Et tout faire pour rendre accessible cette émotion, cette histoire

Un exemple parlant

Imaginons que vous avez inventé, pour les besoins de votre histoire, une espèce, appelée le zgourb (nom recherché, n’est ce pas ?). Si d’un coup dans votre histoire, vous écrivez :

Et Nathan transmis le micro-recepteur au zgourb qui disparut dans un éclair de flaf.

Si vous n’avez jamais parlé de zgourb, de flaf, voir de micro transmetteur avant (voir de Nathan), il est fort possible que votre lectorat soit un peu perdu. Pourtant vous, vous connaissez le zgourb. Mais eux, non. Il faut donc leur transmettre le nombre d’information suffisantes pour amener vos lecteurs à l’émotion et à la compréhension voulues.

(Ou alors, votre histoire versera dans l’absurde, mais c’est, justement, une autre histoire :). Et il faut que ce soit un choix)

L’écueil inverse et de faire la généalogie complète du zgourb, sa biologie, ses convictions politiques, avant de l’introduire. Méfiez vous des inventaires et des pages d’explication, qui sont généralement là pour impressionner le lectorat (« vous avez vu, j’ai TOUT imaginé sur le zgourb !). Encore une fois, l’ego est mauvais conseiller. N’écrivez que l’essentiel. Trouvez l’équilibre.

Et cet équilibre, il faut le dire quand vous parlez de zgourb, de flouf, mais aussi d’émotion, de la relation entre tel et tel personnage, de l’atmosphère d’une ville… Tout. Ainsi, le lecteur sera autant touché par votre histoire que vous. Et l’échange, si fort, entre auteur, autrice, et lectorat, pourra commencer

A bientôt

Antonin A

—-

J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu

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Interview d’Antonin Atger à propos de son livre Interfeel

Hello tout le monde !

Connaissez vous la chaîne booktube de Mylène, intitulée « Les lecteurs de Mylie » ? Si non, il faut absolument y remédier. La voici 🙂

https://www.youtube.com/channel/UCCk5vene4boLvPnMx-kNTWg

Lors de la fête du livre à Faverges-de-la-Tour (mon article sur cette charmante fête ici), Mylène m’a interwievé dans le cadre du PLIB 2019 (Prix Littéraire d’Imaginaire Booktubers), comme mon livre est sélectionné parmi les 21 finalistes !

Et voilà le résultat ! Une courte vidéo où, je pense (et je l’espère), la bonne humeur et de cette journée, et de cette discussion, transparaît !

Je vous laisse donc la visionner si vous souhaitez en savoir plus sur mon parcours, où les raisons qui m’ont poussé à écrire Interfeel.

Et bien sûr, venez ensuite m’en parler en commentaires !

Rendez vous vendredi à 18 heures pour un nouveau conseil d’écriture ! Vous pouvez retrouver ceux déjà écrit ici.

A bientôt !

Antonin A.

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Histoire d’écrire # 6 Quoi écrire ?

Voyons aujourd’hui les principaux vers lesquels veulent se lancer les apprentis auteurs, et (surtout) les écueils à éviter.

Les autobiographies

Lors de les dédicaces, je rencontre souvent des personnes me confiant qu’elles aimeraient beaucoup se lancer dans l’écriture, et raconter leur vie. Je comprends tout à fait cette démarche : l’écriture possède un effet cathartique phénoménale, et posé sur le papier, un problème paraît déjà plus distant.
Je ne peux donc qu’encourager toute personne désireuse de s’exprimer à travers un texte de se lancer. La grande force de l’écriture, c’est qu’il ne vous faut qu’un stylo et un papier, votre un ordinateur !
Mais si c’est le cas, il faut se poser une question très importante : pour qui écrivez vous ? Pour vous où pour les autres ?

Les pièges

Vous allez sûrement me répondre : « les deux, mon général », mais et vous aurez raison bien sûr. Mais je vais préciser le sens de ma question : votre récit s’adresse-t-il avant tout à vous, ou avant tout à un public ? Et s’il s’adresse à un public, est-ce pour que celui-ci puisse mieux vous connaître, ou cherchez vous à ce que ce récit fasse écho à sa propre expérience ?
Se poser ces questions est fondamentales. Bien sûr, il n’y a aucun bonne ou mauvaise réponse, mais celle-ci vous aidera à y voir plus clair dans votre démarche. Si vous voulez écrire pour vous, le journal intime est certainement la meilleure solution. Vous pouvez écrire comme vous le souhaitez, sans crainte d’approximation, ou de clarté, ou même de fautes d’orthographe, puisque vous écrivez pour vous, rien que pour vous.

Si vous écrivez pour être lu, mais pour que les personnes puissent mieux vous connaître (ou connaître un aspect de vous que vous n’osez pas mettre en avant, par crainte, par pudeur), il s’agira plutôt d’un témoignage. Auquel cas, la clarté est de mise, et libre à vous de le faire lire à une, deux, quelques personnes de confiance. L’intérêt du témoignage, c’est qu’il permet l’échange par la suite. C’est l’amorce d’un dialogue, car les personnes, ayant lu cet autre aspect de vous que vous avez mis par écrit, aurons un regard neuf sur vous.

Si vous souhaitez écrire pour les autres, pour que vos lecteurs trouvent un écho à leur propre expérience, ou matière à empathie, ou matière à réflexion, il s’agira là d’un roman autobiographique.

Un exemple de roman autobiographique


Dans ce cas, la clarté ne suffira plus. Il faudra que vous, écrivaine, écrivain, ayez assez de distance avec votre texte pour qu’il soit intelligible à d’autres qui, contrairement à la démarche du témoignage, ne vous connaissent pas. Et cette distance narrative n’est pas, vraiment pas facile à atteindre.

Pourquoi je vous dis cela ?

Car la confusion est souvent grande entre les trois types de rédactions sus mentionnées. J’ai parfois lu des textes que les personnes (que je ne connaissais pas) me confiaient gentillement, mais qui s’apparentait plus au témoignage, c’est à dire qu’il me manquait des éléments de compréhension pour vraiment être atteint par le texte. Je percevais qu’il était personnel, émouvant, mais il me manquait les clés pour le ressentir.

C’est toute la difficulté du roman autobiographique : il faut être assez proche de sa propre histoire, et avoir assez de recul pour la raconter. En conclusion, si vous voulez écrire sur vous, lancez-vous ! Posez-vous simplement les bonnes questions avant :).

Les saga de science-fi Ioction

Je fais régulièrement des sondages sur les réseaux sociaux, dont les questions concernent mon article à venir, pour avoir votre avis, ou votre vécu. Si vous voulez participer aux prochains, les réseaux sociaux se trouvent dans la colonne de droite :).

Une immense majorité de personnes a choisi les sagas de sci-fi et fantasy ! Bien sûr, ce sondage n’a aucune valeur scientifique, mais il est néanmoins intéressant.

Une histoire de science-fiction, c’est quoi ? Et bien, une aventure qui se passe dans un univers supposément futuriste, ou du moins d’apparence futuristique (car je rappelle que Star Wars, qui est une sage de science-fiction – sous catégorie « Space Opéra », est censé se passer dans il y a très, très longtemps).


La fantasy, quant à elle, se passe dans un univers apparenté au médiévale, dans laquelle se trouve généralement la présence de magie (ou apparenté). L’exemple type est le seigneur des anneaux.

Le résultat du sondage m’a fait me demander pourquoi un tel succès de cette catégorie ?

Quelques réflexions en vrac (mais n’hésitez pas à me dire vos raisons en commentaire) : le besoin d’évasion, l’influence de la culture pop (rien de péjoratif là dedans) depuis 40 ans, avec Star Wars, le Seigneur des Anneaux ou plus récemment Games of Throne.
L’envie de créer son propre univers… Une nouvelle fois, l’espace commentaire sous l’article est fait pour vous, n’hésitez pas à me dire vos propres raisons, ça m’intéresse !

Et pour info, Interfeel est apparenté à la Science Fiction, sous genre « Anticipation ».

Plus d’infos sur Interfeel

Dans les deux cas, donc, l’histoire se passe soit dans un simili futur, ou un simili passé. Et la part belle est faite à l’imagination ! Et c’est là que les écueils peuvent arriver.

Les pièges

Le problème de vouloir créer son univers, c’est qu’un univers, c’est vaste. D’aucun diront même que c’est infini. Et généralement, l’écrivaine, l’écrivain passionné.e voudra tout créer, la taille du verseau, la couleur de la corne du troisième dragon, l’espèce d’insectes qui sur la troisième étoile à gauche, puis tout droit jusqu’au matin.

D’où le piège : à se prendre dans les détails, on n’avance pas. Le    conseil que je vais vous donner est donc très important, et je reviendrai dessus dans de futurs articles : restez focus. Ne perdez pas le fil de votre histoire à cause de chemin de traverses intéressants. En fait, appliquez le même conseil que je donne concernant les romans autobiographiques : prenez assez de recul sur votre histoire pour qu’elle soit intelligible par un lecteur qui non seulement ne vous connait pas, mais ne connait pas non plus votre univers.

Cela ne veux pas dire rogner l’originalité de votre monde mais, au contraire, le rendre accessible aux autres. Surtout que, généralement, se perdre dans les détails est une excuse pour ne pas avancer. Un peu comme si, avant de vous mettre au boulot, vous réalisiez qu’il faut absolument passer l’aspirateur, puis laver les vitres, puis changer l’ampoule, puis… (Croyez moi, je sais de quoi je parles :)).

Ciblez vos priorités. Concentrez vous sur votre histoire. Le reste viendra après. Nous y reviendrons :).

Les polar

Ah, les polars… Les frissons, les coups de théâtre qui vous prennent aux tripes, les « bon sang, c’était lui ?? ». J’ai une grande appétence pour les polars (et pour les coups de théâtre : les lecteurs d’Interfeel le savent bien :)). Qui n’a jamais eu envie de jouer avec les nerfs du lecteur ? De le bluffer ? Et en même temps, de plonger dans un univers bien sombre, avec des personnages torturés, burinés, bref, qui en ont chié, et qui portent sur leur cuir les stigmates de cette vie qui décidément, n’en est pas une.

Et oui, sauf qu’il y a plusieurs écueils à éviter, aussi, lorsqu’on plonge dans l’univers noir (ou gris très foncé) du polar / thriller. Des faux pas à éviter absolument. Et après ce suspens terrible de deux phrases et demi, je vous les livre.

Les pièges

Le piège principal avec le polar, c’est de ne vouloir faire des rebondissements que pour la beauté du rebondissement. Uniquement parce que. Et de perdre ainsi, encore une fois, le fil de son histoire.

Pourquoi c’est un problème ? Parce que trop de rebondissements tue le rebondissement, et lasse le lecteur. Un rebondissement ne peut pas se suffit à lui même. Il s’incline forcément dans l’histoire, et doit être cohérent avec le reste.

Je vais prendre un exemple qui sort des sentiers battus du livre poir arpenter ceux des séries télés. Connaissez-vous la série Alias ?

Plus d’infos sur la série

Cette série, au demeurant fort sympathique, est symptomatique de ce dont je parle. Il y a pléthore de coups de théâtre, et untel est mort, et en fait une telle est vivante car c’était un sosie. Bref, du rebondissement pour du rebondissement. Ce qui est d’ailleurs souvent le cas avec les séries et films de J J Abraham, mais je m’égare.

Autre exemple d’une création de JJ Abrahams qui souffre des mêmes défauts.

Regarder les séries, surtout americaines, est assez intéressant pour étudier les coups de théâtre et les rebondissements. Pourquoi, car elles sont généralement dans une logique de maximum d’épisodes avec, idéalement, un twist à la fin de chaque. Et chaque épisode est tronçonné pour les plages de pub avec, idéalement, un twist avant chaque coupure, au sein de chaque, donc épisode. D’ailleurs, mettez-moi en commentaire vos pires twists de série :).

Évitez donc le twist pour le twist, pourtant tentant dans le monde du thriller / polar. Façonnez une histoire, intégré les twists au sein de cette histoire. Encore une fois, donc, gardez le fil :).

A bientôt !

Antonin A.

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J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu ! Le suivant arrivera vendredi prochain, 18 heures bien sûr ! Il répondra à la question « pour qui écrire ? », Que nous avons déjà vu succintement dans celui-là.

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Les rencontres d’élèves

Je vis de nombreux beaux moments depuis la sortie de mon livre.

Parmi eux, mes interventions en classe, à la rencontre des élèves, font partie des plus marquants. Beaucoup de professeurs souhaitent faire venir un écrivain dans leur classe. Pour expliquer le processus d’écriture. Proposer des pistes de réflexion. Permettre aux élèves de rencontrer un « vrai » écrivain, et pas une gravure dessinée sur la devanture d’un livre ancien !

Mon livre Interfeel se prête tout particulièrement à ce genre d’intervention en classe. En effet, traitant des réseaux sociaux (et de ses dérives), beaucoup de personnes, en particulier d’adolescentes, se sentent directement concernées. De plus, j’ai souhaité faire en sorte que mon livre soit le plus accessible possible (sans être simpliste), pour qu’une majorité de personnes, même (surtout ?) celles n’ayant pas un grand appétit pour la lecture, puisse l’apprécier. Mes interventions sont pour l’instant de trois ordres mais, bien sûr, il s’agit de catégories formalisées, et je peux facilement jongler entre celles ci en fonction de la demande de la classe, et des professeurs.

1. Comment écrire un livre

Ce type d’intervention se passe généralement auprès des clubs de lecture, ou des classe ayant lu mon livre (mais pas forcément).

Durant l’intervention, j’explique  comment m’est venu l’idée d’Interfeel. Je leur précise ensuite les conditions de création de mes personnages, de mon histoire, comment j’ai organisé mon temps pour construire puis écrire mon roman. Tout cela, bien sûr, est interactif, et je m’adapte aux questions, souvent nombreuses, des élèves. Enfin, je leur explique en détail le processus de la chaîne du livre, comme se passe une publication de livre, les échanges avec l’éditeur, les diffuseurs, quel est mon rôle après que mon livre soit sorti. Les questions sont généralement nombreuses !

Et pour info, la première question que l’on me pose est généralement :

« Mais monsieur, vous avez quel âge ? »

Je vous laisse deviner ! (mais je donne la réponse en classe !).

2. Les réflexions autour des réseaux sociaux.

J’explique tout d’abord mon statut d’écrivain, démontant par là même quelques mythes (après le « vous avez quel âge ? », la question la plus courante est « vous gagnez combien ? ») sur le statut d’écrivain.

Je me concentre enfin sur les thématiques propres à Interfeel : l’omniprésence des réseaux sociaux dans notre vie actuelle (car bien sûr, comme beaucoup de récits de sciences-fictions, les thématiques d’Interfeel sont des problématiques que nous avons déjà de nos jours). Je parle aussi de la séparation entre les « connectés » et les sans réseaux, métaphore de la ségrégatio. Je mentionne également de la Guerre Numérique, qui a eu un impact dans la vie de chacun, mais personne ne sait vraiment de quoi il s’agit.

L’idée est, bien sûr, de faire réfléchir de manière ludique les élèves sur ces sujets d’actualité. La force de l’histoire d’Interfeel, je crois, c’est qu’elle permet de réfléchir sur plusieurs aspects de notre société actuel, et à venir.

Discuter avec moi d’Interfeel est donc un excellent moyen pour prendre du recul sur notre propre époque, ce qui est essentiel.

3. Discuter sur les innovations technologiques d’Interfeel.

Certaines de mes meilleurs expériences d’interventions se passent en lycées professionnelles. Pourquoi ? Plein de raisons. Je pense déjà que la présence des écrivains dans ces lieux est malheureusement bien trop rare. Ce sont pourtant à ces occasions que j’ai eu les questions les plus surprenantes et pertinentes ! Il y a un intérêt sincère pour les livres et beaucoup d’élèves m’ont confié leur envie d’écrire, même s’ils n’osent pas se lancer.

Passé les questions classiques de l’âge et de combien je gagne (qui survient quelque soit le genre de mes interventions), les questions fleurissent généralement, sur moi, sur mon livre, sur mes idées. Des questions surprenantes, pertinentes.

Je parle de mon parcours et des thématiques abordées dans le livre, comme précédemment. Mais l’un des points qui les intéressent souvent, c’est les inventions au sein de mon histoire. Par exemple, une classe de lycée professionnelle spécialisation mécanique s’est passionnée de mon invention des uniroues, ces véhicules autonomes à une roue, qui peuvent s’assembler les uns aux autres. Nous avons refléchis ensemble pour savoir si cette invention était réalisable, comment, quel matériau… Et l’Opale alors ? Possible un jour ? Et les élèves étaient ravis de m’apporter leur expertise sur ces domaines qu’ils connaissaient mieux que moi. On a toujours à apprendre, c’est la richesse de l’échange.

Il m’a toujours semblé important de démocratiser mon rôle et mon statut d’écrivain. Ces interventions en classe sont une part essentielle de cette démarche.

Vous êtes professeur.e.s, et seriez intéressé.e pour que j’intervienne dans votre classe ? N’hésitez pas à me contacter ! Il me reste quelques créneaux sur les deux prochains semestres 2019 !

Et si vous connaissez un.e enseignant.e, etc., susceptible d’être intéressé.e, n’hésitez pas à lui transférer cet article. Je pense que l’échange sera enrichissant et pour vous, et pour votre classe, et pour moi.

Par ici :

A bientôt !

Antonin A.

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Histoire d’écrire #5 Pourquoi écrire ?

Pourquoi écrire ?

Question simple, response évidente, non ? Et pourtant…

Ce qui nous secoue les tripes, qui nous fait prendre le stylo, le clavier est généralement une ramification d’envie, de désir et d’ambition, plus ou moins avouables. Et avant de commencer à poser le moindre mot d’une histoire, il est important de regarder, avec lucidité, honnêteté et humilité, nos raisons profondes. Introspection.

Pourquoi ??

L’envie d’écrire.

Voici la raison la plus simple, la plus évidente, et en même temps la moins explicable. On écrit par ce qu’on a envie d’écrire, point. On ne s’est jamais posé la question plus que cela. Ensemble, réflechissons à ce que cela signifie.

Mais en fait, ça veut dire quoi, l’envie d’écrire ?

Ce peut être le besoin de s’isoler, l’envie de créer son propre univers, l’apaisement que procure une pluie de crépitement de doigts sur un clavier, ou le feulement d’un stylo sur une feuille. Dans tous les cas, on aime ces moments où on se retrouve avec soi-même, en fait, avec beaucoup de personnes à l’intérieur de soi.

Je ne vais pas m’épancher longtemps sur les bienfaits de l’écriture pour soi, même si on pourrait effectivement en faire un article entier : écrire permet de se calmer, d’optimiser sa concentration, de favoriser son imagination. Et si on veut écrire une histoire, c’est fondamentale. Mais je vais mettre de petites mises en garde, pour que vous puissiez plus facilement les éviter.

Les limites de l’envie d’écrire :

Avoir envie d’écrire, c’est fondamental. Le piège, c’est de se cantonner uniquement aux choses de l’écriture qui nous fond plaisir. Pas de relecture. Pas d’introspection. Peu de remises en question. On écrit, c’est tout. Or, si on veut une œuvre considérée comme aboutit, voir publiable, il faudra forcément passer par des moments moins faciles, où ce que nous faisons s’apparente plus à une corvée qu’une envie d’écrire. Je vous apprendrai comment faire passer ces moments plus contraignants pour quelque chose de plus plaisants :).

Beaucoup de gens écrivent pour s’échapper du monde extérieur. Ce dernier peut être inquiétant, difficile, compliqué pour beaucoup de gens, qu’ils s’agissent des problèmes globaux (pauvreté, guerre, inquiétudes climatiques), ou des drames plus personnels. Mais attention, il ne faut pas que ce refuge devienne une prison. Il faut que ce replis dans notre imaginaire soit le meilleur moyen de se déployer par la suite, plus confiant en nous-même et nos capacités. Je parle bien sûr d’une opinion personnelle, mais je pense qu’il est très tentant de partir dans l’écriture pour éviter de régler des problèmes qui, s’ils ne sont pas résolus, nous ferons souffrir davantage par la suite : parler à quelqu’un, changer de travail, quitter quelque chose. Certaines choses sont, malheureusement, inévitables, un décès, une situation difficile. L’écriture peut être un rempart à un effondrement intérieure. Mais il y a des moments où vous savez que vous pouvez agir sur votre environnement, même si c’est difficile. Dès lors, les délices de l’écriture, au lieu de vous renforcer, vous retiennent, et vous empêcent d’avancer.

Sachez ce qui est important pour vous en dehors de l’écriture. Je ne crois pas au mythe qu’il est important de souffrir pour écrire. Le bonheur inspire, même pour de tristes histoires. Et vous verrez, régler les problèmes autres que ceux de votre livre en cours de rédacton vous apportera un apaisement, et du recul pour votre histoire. Et c’est primordial. Nous y reviendrons :).

Écrire pour être connu et reconnu

Je vous l’ai dit, dans cet article, il faut être honnête avec soi-même ! Est ce qu’au fond de vous, vous n’écrivez pas car vous désirez qu’on vous reconnaisse dans la rue, en disant qu’on a adoré votre roman ? Où qu’on vous invite aux salons, voir dans des émissions ? Et bien, vous savez quoi ? Il n’y a aucun mal à cela ! Si vous faite quelque chose dont vous êtes fier et, qu’en plus, les gens reconnaissent votre travail, kiffez, bon sang !

Sur une variation plus intimiste, il est possible que vous ne trouviez pas votre place dans ce monde. Et que l’écriture, la création d’un livre qui vous parle vraiment, qui est vraiment vous, c’est important. Vous pourrez dire :

« Ce livre, c’est moi ».

Les limites de ces raisons.

Toute raison d’écrire à ses limites. L’idée n’est bien sûr pas de faire disparaître votre motivation, mais d’éviter les écueils que chaque raison porte intrinsèquement au sein d’elle.

Si vous n’écrivez que pour être connu, franchement, n’écrivez pas :). Apprenez la guitare, montez un groupe, créez une appli, faîtes une vidéo virale, ce que vous voulez, mais n’écrivez pas. Des hordes de fans ne vous courreront pas après dans la rue :). Ecrire un livre, c’est long. Interfeel, c’était deux ans. Pour un succès très relatif (on verra plus tard les péripéties de la publication), ça fait cher payé.

Si vous écrivez pour, justement, cette idée de créer quelque chose qui vous ressemble, encore une fois, c’est très bien. Mais je reviens sur ce que j’ai dit plus tôt : il ne faut pas que l’écriture soit le prétexte pour ne pas tenter l’aventure sur d’autres sentiers de la vie. Vous vallez bien plus que ce que vous imaginez ! Tentez, tentez ! Et ne vous inquiétez pas, votre envie d’écriture ne partira pas si vous parvenez à vous épanouir également ailleurs. Au contraire. Vous y reviendrez, plus serein, plus sereine.

Écrire pour l’argent

Bon, alors, si c’est pour l’argent que vous voulez écrire, je vous arrête tout de suite : ça ne marche pas :). Pour un petit rappel, l’auteur gagne (environ) 10 % du prix de son livre (donc pour un livre à 20 euros, ça fait deux euros). Je vous laisse imaginer le nombre de livres qu’il faut vendre pour rouler sur l’or ! Certes, il y a les interventions et débats, qui sont rémunérés, et ce qu’on appelle l’à-valoir, de l’argent avancé par la maison d’Edition en signature de contrat, mais ça ne suffit pas. Parmi tous les collègues rencontrés sur les salons, certains vivent de leur plume ou de leur pinceau, ce qui est génial pour eux, mais il n’y a pas beaucoup d’Amélie Nothomb ou de Michel Houlbeck, rentrée d’argent parlant.

J’ai voulu parler de cette raison (même si je pense qu’elle est ultra minoritaire parmis vous, apprentis écrivaines et écrivains), car c’est l’une des deux questions principales qu’on me pose lorsque je fais des interventions en classe ! (Avec : « Mais monsieur, en fait, vous avez quel âge ? »)


Et moi alors ?

Il ne serait pas très honnête de ma part de vous expliquer tous ces principes sans parler de mes propres motivations !

Mais au fait, pourquoi Interfeel ?

Pourquoi j’ai écrit Interfeel ? Mes motivations sont doubles : j’adore construire. Ici, des histoires. J’aime voir les projets aboutir et, j’avoue, avoir un sentiment de fierté quand c’est le cas. Aussi, quand j’ai remporté le concours PKJ pour écrire Interfeel, j’étais bien content !

J’aime faire vibrer le lecteur, le voir trembler et, grand cinéphile et pas mal sérivore, j’adore jouer avec le suspens et les sentiments du lecteur / spectateur (pour un livre qui parle des émotions, c’est plutôt normal !)

En parallèle à ce souhait, je souhaite donner à réfléchir. Pas  être moralisateur (ce que je ne supporte pas), mais simplement réfléchir. Dans Interfeel, je ne prend personnellement pas d’avis sur l’utilisation du réseau (même si j’en fait, bien sûr, passer à travers mes personnages). Aucun personnage n’est blanc, ou noir, tout comme leurs opinions. Je préfère que la lectrice, le lecteur, se fasse sa propre opinion.

Divertir et faire réfléchir. En gros, voici les deux mamelles de mes projets de création littéraire.

Et vous, pourquoi écrivez-vous ?

Assez parlé de moi ! Désormais, l’espace commentaire vous ouvre les bras ! Et vous, pourquoi écrivez-vous ? N’hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de cet article, et vos propres raisons. Et si vous ne voulez pas exposer cela en public, vous pouvez également m’envoyer un email (« contact »), je vous répondrais !

A bientôt !

Antonin A.

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Les mercis de la fin de l’année

2018 s’achève. Et avec cela, les six (premiers) mois de mon (premier) livre Interfeel. Je souhaitais profiter de cette occasion pour remercier toutes les personnes qui ont contribué à faire de ce livre un succès.

Merci à mes parents qui m’ont donné goût à la lecture.

Merci Pocket Jeunesse et Xavier D’Almeida qui m’ont fait confiance pour l’écriture d’Interfeel et qui, même si ça en étonne beaucoup de la part d’une grande maison d’Edition, m’ont laissé une grande manœuvre dans la rédaction du livre.

Merci à Benjamin, Carole, Amélie, Léa et Camille, pour leur relectures minutieuses du livre, chapitre par chapitre.

Merci à Ludovic, le représentant d’Interforum, qui a défendu mon livre dans les librairies locales, et qui a prit une journée pour m’accompagner dans certaines d’entres elles et me présenter ! Merci à Cécile, l’une des repré de Paris, qui a fait de même lors d’un jour à Paname particulièrement friant en embouteillages (comme tous les jours, diront certains) ! Merci à Corinne, la repré PACA qui m’a donné foule de conseils lors d’une passionnante conversation téléphonique. Et merci à tous les autres que je n’ai que peu rencontré, pour leur énergie à défendre Interfeel auprès des libraires, pour leur disponibilité, leur humilité, leur humanité.

Merci aux libraires dont beaucoup m’ont spontanément ouverts les portes de leur librairie pour des dédicaces, même pour un auteur inconnu, même avec un premier roman, car ils croyaient à mon livre. Je vais certainement en oublier mais : merci Théo de Decitre Écully, Carole de Decitre Part-Dieu, Dominique du Decitre Bellecour, Nolwenn, librairie Dialogues, Armand du Cultura Belle Épine, Hélène, Maya, Emilie de la librairie Rameau d’Or, Alice de la librairie Martelle / Passeur de Rêves, Carola de la librairie Goulard, Suzanne de la librairie Oh Les Papilles, Carole, de la librairie Prado Paradis… toutes celles et ceux que j’ai croisé, toutes celles et ceux que je ne connais pas (encore) et qui ont parlé de mon livre, l’ont conseillé, l’ont défendu. Vous faites un boulot formidable.

Merci aux profs, de toutes les matières, de tous les établissements, de tous poils, qui ont lu, aimé, conseillé mon livre à leurs élèves, pour les intéresser à la lecture, les initier à la réflexion, et au plaisir de dévorer les pages. Et merci à celles et à ceux qui m’ont accueillis !

Merci aux bibliothécaires, qui ont commandé le livre, qui le propose et qui, d’une manière plus générale, croient en leur mission d’initier le monde à la lecture, sans condition d’argent.

Merci aux organisateurs des festivals, grosse machine ou construction artisanale, passionnés qui veulent faire vibrer leur ville ou vivre leur village. À St Etienne, à Écully, à Saint Didier sur Chalaronne ou à Faverge de la Tour, évènements qui m’a donné l’occasion de rencontrer des collègues bien sympas !

Merci à Vérino d’avoir parlé de mon livre ;).

 

https://platform.twitter.com/widgets.js

Merci aux blogueuses, blogueurs, booktubeuses, booktubeuses, bookstagrammeuses, bookstagrammeurs, et autres personnes aux fonctions pleines d’anglicismes, qui se sont donnés pour vocation de partager leur passion du livre, qui ont aimé le miens (ou pas ;)), et qui bien ont voulus en parler en texte, en vidéo ou en image.

Merci aux journalistes de Mag2Lyon, du Parisien, du Progrès, de Mademoizelle, de C’est en ville, d’Ecran Large, de mon Quotidien, qui ont également parlé de mon livre.

Merci à mes amis qui se sont donnés pour mission de parler de mon livre dans toutes les librairies où ils mettaient les pieds, et qui ont acheté de l’Interfeel au kilo pour régaler toute leur famille à Noël.

Enfin, et surtout, merci à TOI, lectrice, lecteur, qui troque des cernes sous le yeux le lendemain contre un chapitre supplémentaire. Qui aime retrouver des personnages d’un jour à l’autre, qui s’attache à ces gens d’encre et de papier, et qui a lu mon livre. Qui en a probablement parlé autours de toi, dans une mission de diffusion anonyme de ce livre que tu as, tout simplement, aimé.

Merci à tout le monde et, du fond du cœur, je vous souhaite une belle année 2019.

Et je vous réserve normalement une belle surprise pour cette année 😉

Antonin A.

PSssss : en plus de la surprise susmentionnée, j’ai plein de projets pour 2019 ! Allez donc voir par ici.

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Histoire d’écrire #HS Organisation des articles pour 2019

Bonjour tout le monde !

Celles et ceux qui suivent ce site le savent désormais : je publie chaque semaine un nouvel article dans lequel j’expose mes trucs pour écrire, progresser, terminer son histoire.

Ce qui n’était à la base qu’une simple envie passagère s’est muée en quelque chose de beaucoup plus improtant pour moi. En effet, je le dis souvent lors de mes dédicaces, mais je ne souhaite pas être une espèce d’oiseau rare dans une tour d’ivoire, je ne descend jamais. Mon souhait est, et à toujours été, de pouvoir partager avec les gens. Partager mes passions, mes histoires, mais aussi ce que je sais modestement faire.

Je reçois de plus en plus de mails me demandant des conseils d’écriture, de personnes qui doutent, hésitent, n’osent pas se lancer dans l’écriture. Et donc m’est venu l’idée de formaliser un peu mieux mes connaissances sur l’écriture.

Voilà donc ce que je vous propose pour 2019 : un article de conseil d’écriture, tous les vendredi à 18 heures !

https://pixabay.com/en/fountain-pen-letter-handwriting-447576

Pourquoi je fais ça ?

Comme je l’ai dit, je considère que les connaissances sont faîtes pour être partagéesmo. Or, il y a un espère de mysticisme autours de l’écriture (et de la lecture d’ailleurs), qui laisse croire que c’est un don. Or, comme dit le grand Georges :

Il faut donc décortiquer un peu le fonctionnement de l’écriture. Ainsi, je l’espère, de nombreuses personnes pourrons comprendre que c’est peut être long, compliqué, mais pas sorcier, et viendront bientôt me rejoindre sur les étagères des libraires.

Autre chose, et toute personne enseignant une matière vous le précisera : en expliquant quelque chose, on le comprend encore mieux. Beaucoup de mes méthodes d’écriture sont intuitives. En les mettant à l’écrit au fil des semaines, je les comprendrais mieux et m’améliorerai.

Pas d’inquiétude, cela ne m’empêchera pas d’écrire… d’autres choses 🙂 (je dis ça, je dis rien). Et cela n’empêchera pas la rédaction d’autres articles sur le site, concernant mes activités d’écrivain et les nouvelles d’Interfeel.

Comment ça va se structurer ?

https://pixabay.com/en/to-do-list-do-list-tasks-pen-plan-749304

Vous le verrez justement dans mes articles, il est important de s’OR.GA.NI.SER et de structurer ses textes à l’avance. Ce n’était pas naturel pour moi, honnêtement, mais depuis que je m’y suis mis, non seulement je gagne un temps fou, mais en plus j’ai les idées beaucoup plus claire, et l’imagination plus fertile et apaisée. Nous y reviendrons.

L’ordre des articles a un sens. J’aborderais dans les premières semaines les principes généraux de l’écriture, pré recquis fondamentaux pour savoir dans quoi on s’embarque. Par la suite, je ferai un focus sur des techniques d’écriture, et les méthodes pour vous faciliter votre projet. De temps en temps, je ferai un retour sur ma propre expérience avec la création d’Interfeel, et ce que vous pouvez en tirer de bénéfique. Enfin, j’expliquerai comment finir une histoire, puis ce qu’il se passe après la remise du manuscrit !

Voici donc le calendrier des articles d’#histoiredecrire que je vous propose pour l’année 2019.

Point important : il y a encore des blancs sur certaines dates ! Non pas que je n’ai pas d’autres idées d’articles, mais il me semblait important de VOUS laissez la possibilité de choisir certaines thématiques par vous même.

La liste des articles « Histoire d’Ecrire » pour 2019.

04/01/2019Pourquoi écrire ? 
11/01/2019Quoi écrire ?
18/01/2019Pour qui écrire ?
25/01/2019Comment écrire ?
01/02/2019Quand écrire ?
08/02/2019Comment travailler son style ?
15/02/2019Cessez de vous comparer aux autres !
22/02/2019Comment faire le tri quand on a trop d’idées ?
01/03/2019Comment garder la motivation ? 
08/03/2019Comment prendre confiance dans son style d’écriture ?
15/03/2019Comment organiser ses idées ? 
22/03/2019Comment faire des recherches efficacement ?
29/03/2019Focus Interfeel : Comment est venue l’idée d’Interfeel ? 
05/04/2019Comment commencer une histoire ?
12/04/2019Comment construire une histoire ? 
19/04/2019Comment développer des personnages ? 
26/04/2019Elipse ou pas élipse ? 
03/05/2019Comment terminenr les chapitres ? 
10/05/2019Comment terminer l’histoire ?
17/05/2019L’exemple : la construction d’Interfeel
24/05/2019L’exemple : la métaphore de la maison
31/05/2019Comment les règles du dessin peuvent aider à l’écriture
07/06/2019Comment faire des dialogues percutants ?
14/06/2019Simplifier son histoire.
21/06/2019Comment être concis ?
28/06/2019Comment s’en sortir quand on est coincé en cours d’histoire
05/07/2019Comment faire quand on n’a plus d’idées ? 
12/07/2019Que faire lorsqu’on ne veut plus écrire en cours d’histoire ? 
19/07/2019Comment écrire lorsqu’on a un temps TRES limité ?
26/07/2019Comment écrire quand on doit écrire, mais qu’on ne veut pas écrire.
02/08/2019
09/08/2019
16/08/2019
23/08/2019
30/08/2019S’imposer un nombre de mots par jour : une fausse bonne idée ? 
06/09/2019Faire lire à ses proches : une bonne idée ?
13/09/2019
20/09/2019
27/09/2019
04/10/2019
11/10/2019
18/10/2019Comment savoir lorsqu’on a fini une histoire ?
25/10/2019Comment relire ?
01/11/2019Savoir s’arrêter à temps.
08/11/2019
15/11/2019
22/11/2019
29/11/2019Interfeel : comment ai-je su que j’ai terminé l’histoire ? 
06/12/2019Focus sur un métier méconnu : les diffuseurs
13/12/2019Comment prospecter les libraires ? 
20/12/2019
27/12/2019La vie après Interfeel

A présent, c’est à vous ! Quelles autres questions vous posez vous sur l’écriture, dont vous souhaiteriez que je parle ? Ecrivez là-dessous (ou en commentaire)

J’espère que cette liste vous plait ! D’ailleurs, quel(s) article(s) attendez-vous avec le plus d’impatience ?

Aussi, ce que je souhaite avant tout, c’est générer de l’interaction. Aussi, n’hésitez pas à me dire à chaque article ce que vous en pensez, si vous êtes d’accord, pas d’accord. Tant que c’est respectueux, je prend toutes les remarques :).

Hâte de commencer cette nouvelle aventure avec vous ! Pas vous ?

D’avance, je vous souhaite une excellente année 2019 !

https://pxhere.com/fr/photo/1456813

Antonin A.

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Weekend d’écrivain : la dédicace « bonne franquette » !

Il s’est passé ce vendredi une expérience surprenante et originale : une dédicace « à la bonne franquette ». Vous ne savez pas ce que c’est ? Explications.

Raconte moi la Terre

Lyonnaises, lyonnais, Interfeeliens, Interfeeliennes, connaissez-vous la librairie / café « Raconte moi la Terre » ? Si non, c’est un tors. Si oui : c’est un bel endroit, n’est ce pas ?

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Histoire d’Ecrire #4 Comment écrire plus longtemps chaque jour.

Écrire, c’est long. Écrire un roman, ce n’est pas un sprint, c’est un marathon. Et pour l’immense, immense majorité d’entre nous, écrivaines, écrivains, amateurs ou professionnels, nous devons composer avec notre vie. Le boulot. La famille. La fatigue. Parfois, il n’y a plus beaucoup de place pour ce long processus qu’est l’écriture. Voilà donc les conseils pour, justement, écrire plus, et plus efficacement, tous les jours

Connaissez-vous.

Il ne s’agit pas du début d’une question, mais d’une affirmation : connaissez-vous !

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Weekend d’écrivain # Ma journée à Amiens

La tête autant dans la brume que l’air ambiant, je suis arrivé sur Amiens (prononcez Amien) vers 10:30, ce dimanche 13 décembre. Et c’était parti pour une journée de dédicaces… Mais pas que !

Amiens

Accueillis par Alice (dont c’était la fête), la libraire jeunesse de la librairie qui eu un véritable coup de cœur pour #Interfeel (ses mots, pas les miens ;)), ma journée amiénoise a commencé par une visite de la ville.

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