
L’affaire Thélyson Orélien, auteur accusé d’avoir rédigé son livre « C’était ça ou mourir », best seller de la rentrée, avec l’intelligence artificielle, relance la question assez fascinante sur l’usage de l’IA dans l’art.
Souvent la remarque émerge « Oui mais même si l’IA a rédigé le livre, il en a eu l’idée, donc il en reste l’auteur à la base ».
Non.
Je vais tenter de l’expliquer.
En art, il faut distinguer l’idée et son exécution.
Si je demande à l’IA de me rédiger une histoire sur mon périple de six mois au Japon où je suis perdu au début, géographiquement et culturellement , mais peu à peu je me recrée une nouvelle famille via mes rencontres…
Elle va me faire un truc sans doute potable. Peut être que dans dix ans ce sera extraordinairement bien.
Mais est-ce que mon prompt me définit en tant qu’auteur ?
Non, car je n’ai proposé qu’une idée de base (plutôt mauvaise d’ailleurs), et pas l’exécution.
D’ailleurs une idée n’est PAS protégée par le droit d’auteur, c’est son exécution, l’histoire finale, qui l’est.
Les bonnes idées peuvent faire des livres horribles et des idées banales des chefs-d’œuvre.
Le travail d’exécution est ce qui définit qui est l’auteur, pas l’idée de base. Et c’est valable de partout.
Vous pouvez imaginez un tableau épique, si vous ne l’exécutez pas, cela ne vaut rien. Car l’art, est l’interaction permanente entre nos idées, nos capacités, et notre production – et les trois s’influencent.
Si c’est l’IA qui exécute une idée même excellente, l’IA est l’auteur et pas l’humain







