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L’affaire Thélyson Orélien, auteur accusé d’avoir rédigé son livre « C’était ça ou mourir », best seller de la rentrée, avec l’intelligence artificielle, relance la question assez fascinante sur l’usage de l’IA dans l’art.

Souvent la remarque émerge « Oui mais même si l’IA a rédigé le livre, il en a eu l’idée, donc il en reste l’auteur à la base ».

Non.

Je vais tenter de l’expliquer.

En art, il faut distinguer l’idée et son exécution.

Si je demande à l’IA de me rédiger une histoire sur mon périple de six mois au Japon où je suis perdu au début, géographiquement et culturellement , mais peu à peu je me recrée une nouvelle famille via mes rencontres…

Elle va me faire un truc sans doute potable. Peut être que dans dix ans ce sera extraordinairement bien.

Mais est-ce que mon prompt me définit en tant qu’auteur ?

Non, car je n’ai proposé qu’une idée de base (plutôt mauvaise d’ailleurs), et pas l’exécution.

D’ailleurs une idée n’est PAS protégée par le droit d’auteur, c’est son exécution, l’histoire finale, qui l’est.

Les bonnes idées peuvent faire des livres horribles et des idées banales des chefs-d’œuvre.

Le travail d’exécution est ce qui définit qui est l’auteur, pas l’idée de base. Et c’est valable de partout.

Vous pouvez imaginez un tableau épique, si vous ne l’exécutez pas, cela ne vaut rien. Car l’art, est l’interaction permanente entre nos idées, nos capacités, et notre production – et les trois s’influencent.

Si c’est l’IA qui exécute une idée même excellente, l’IA est l’auteur et pas l’humain

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Comment convaincre une personne qui nie le réchauffement climatique ?

C’est à cette question d’actualité que j’ai essayé de répondre à travers deux interventions effectuées à la bibliothèque d’Orly et de Cergy.

Nous avons vu ce qu’est vraiment le climatoscepticisme et quelles sont ses causes.

Au fond, pourquoi tant de personnes nient encore le réchauffement climatique , alors que l’évidence parait sauter aux yeux ?

Ces gens ne sont pas idiots.

Ce n’est pas de la simple ignorance scientifique.

Les causes sont politiques, économiques, cognitives et sociales.

En explorant ces différents domaines, nous avons esquissé des solutions, à la fois individuelles et collectives, pour faire face à ces immenses défis qui nous attendent.

Et nous avons vu ce qu’il ne faut absolument PAS faire !

Et point important : il y avait des climatosceptiques dans la salle. Qui sont venus me remercier pour ne leur avoir jamais manqué de respect, malgré nos désaccords. C’est, pour moi, une belle récompense.

Merci encore au personnel des deux bibliothèques pour leur fantastique accueil, au plaisir de revenir !

Si vous êtes intéressé pour que j’effectue une telle rencontre au sein de votre établissement, n’hésitez pas à me contacter !

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Le piège sémantique du grand remplacement

Dans cette vidéo, la définition du « Grand remplacement » proposée par la journaliste ici manque de précisions, et c’est tout le piège de ces termes.

La théorie élaborée par Renaud Camus consiste à dire qu’il s’agit d’un remplacement des populations autochtones (blanches) par des populations du Maghreb et subsahariennes, certes, mais qui est laissé faire, voir organisés par les élites.

(Ce qui permet de qualifier cette théorie de complotiste).

Le but serait d’avoir une population arrachée à son histoire et donc plus facilement contrôlable par une « élite mondialiste ».

Pour certains, cette élite mondialiste est juive, et toutes les théories antisémites sur l’influence des juifs sur le monde et la finance sont alors raccrochées au grand remplacement.

Néanmoins, une définition change et évolue.

Par la suite, ces termes ont désignés :
« Les populations noires et arabes sont en train de remplacer les populations blanches (sans implication des élites VOIR en imaginant un complot de la part même de ces populations).

Une autre « normalisation » des termes s’est également formée par la suite pour critiquer l’immigration.

Ainsi le problème de ces termes, c’est qu’ils recouvrent, désormais, plusieurs sens.

Et quand les politiciens reprennent cette formulation (qui est devenu mondial, cocorico I guess), ils jouent sur cette ambiguïté sémantique.

Eux-mêmes peuvent arguer qu’ils critiquent « simplement » une immigration excessive, voir un constat démographique.

Mais il y a derrière une image bien plus radicale, parfois antisémite, complotiste et raciste, que des groupes extrêmes peuvent interpréter ainsi.

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Peut-on convaincre quelqu’un de la réalité du réchauffement climatique ?

Peut-on faire changer d’avis une personne qui nie le réchauffement climatique ?

C’est à cette question épineuse et plutôt d’actualité que nous allons tenter de répondre lors de deux conférences prévues ces vendredi et samedi :

Le vendredi 11 septembre, nous serons à Cergy, à la Médiathèque Visages du Monde à 19h30.

Le samedi, ce sera à Osny, à la Médiathèque Municipale (MéMo) à 10h30

Durant deux heures, nous verrons :

– comment fonctionne notre cerveau, et ce qui influencent nos croyances.

– Pourquoi certains refusent de croire au réchauffement climatique ?

– Quelles sont les raisons psychologiques, sociales, politiques, économiques qui les pousser à nier ce phénomène.

– Comment l’écosystème médiatique et des réseaux sociaux peuvent renforcer ces croyances.

– Ce qu’il ne faut SURTOUT pas dire pour espérer faire changer d’avis une personne.

– Comment nous POUVONS agir !

(car oui, c’est possible !)

Les évènements sont gratuits, n’hésitez pas, je serai ravi de vous y retrouver !

Pour plus d’informations :

Osny : https://osny.fr/agenda/cycle-education-aux-medias-et-a-linformation-les-fake-news-sur-le-climat

Cergy : https://www.cergy.fr/evenement/conference-fake-news-et-questions-environnementales/

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Alain Soral, antisémite ou judéophobe ?

Lors de son débat contre Thomas Guénolé, Alain Soral, antisémite notoire, a particulièrement insisté sur un point :

En réalité, il ne serait PAS antisémite.

Quand bien même il en coche toutes les cases : négation du nombre de morts de la Shoah, essentialisation des juifs, accusation outrancière concernant leur supposé mainmise dans les médias et la finance, etc.

Mais Soral refuse l’accusation d’antisémitisme.

Il se dit « judéophobe ».

Quand bien même sa définition de la judéophobie… coche toutes les cases de l’antisémitisme.

Alors pourquoi fait-il cela ?

Nous pouvons supposer deux raisons.

Déjà le sufixe « phobe » signifie une crainte. Une peur.

Ce qui implicitement transforme Soral non pas en coupable, mais en victime.

Après tout, la « peur » ne se contrôle pas.

Mais surtout, il utilise ce néologisme car ce dernier ne possède pas toute la charge accusatrice du mot antisémite.

Il s’agit, en quelque sorte, d’un recadrage sémantique, pour euphémiser la portée du mot antisémite.

En changeant un mot chargé négativement pour un autre, neutre, et en gardant les mêmes caractéristiques, Soral peut ainsi continuer à dire ce qu’il dit sans la charge morale et négative de l’étiquette « antisémite ».

Ce recadrage est très courant en politique, pour se dédouaner d’une accusation grave.

Par exemple, pour éviter d’être accusé de racisme suite à ces propos, Zemmour explique qu’il est « francophile ».

Il faut être vigilant face à cette astuce rhétorique, qui peut permettre de masquer, derrière un nouveau vocabulaire, des considérations anciennes, et condamnables.

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Google fait-il la promotion de théories du complot ?

Les résumés IA de Google peuvent promouvoir des théories du complot.

Une équipe de chercheurs Australiens a testé la tendance de Google a mettre en avant les théories du complot lors de ses résumés de recherches.

Ils se sont pour cela appuyés sur deux théories complotistes :

– Les chemtrails, l’idée que le gouvernement diffuse des produits toxiques via les trainés d’avion.
– Les « 15 minutes city conspiracies ». Les théories du complot concernant la ville du quart d’heures.

Le concept de la ville du quart d’heures repose sur le fait d’avoir à 15 min de chez soi (à pied ou à vélo) tous les services essentiels. Mais certaines théories du complot fleurissent, avançant l’idée que ce sera un moyen pour une élite malfaisante de contrôler les citoyens.

Vous n’avez probablement jamais entendu parlé des complots impliquant la ville du quart d’heures (voir de la ville du quart d’heure tout court), et c’est normal.

C’est même un élément clé dans cette étude.

Les résultats sont assez édifiants. Tout d’abord, Google ne présente pas forcément les chemtrails comme une idée complotiste. Il le fera uniquement si la question est cadrée de manière neutre, mais pas si la formulation est déjà complotiste.

Et lorsque les chemtrails SONT présentés comme une idée complotiste, il n’explique pas exactement pourquoi.

Enfin, Google est beaucoup plus conciliant concernant les théories complotistes de la « ville du quart d’heure ». Il ne met pas en garde l’internaute et présente les complots comme des craintes légitimes.

Cela nous montre plusieurs choses : les pare feux SONT possibles. Google PEUT spécifier la nature complotiste de la théorie des chemtrails.

Mais cela est conditionnée par la formulation de la recherche. Quant aux théories plus récentes, moins connues (avec peut être moins de sources de débunkages), cette vigilance est beaucoup plus ténue.

Lien vers l’étude : https://journals.sagepub.com/doi/epub/10.1177/1329878X261481856
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Si vous souhaitez que j’intervienne sur le sujet des Fake News dans un établissement scolaire, une entreprise ou une association, n’hésitez pas à me contacter !

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Soral et Guénolé, itinéraire d’un débat inutile

J’ai regardé le débat Soral-Guénolé pour que vous n’ayez pas à le faire.

(Oui, on occupe ses dimanches comme on veut.)

Je vais essayé d’en faire un retour objectif.

Tout d’abord, et il faut reconnaître, Thomas Guénolé était solide, plutôt carré, et connaissant ses dossiers. Il avait de vrais arguments pour démonter les thèses antisémites de son contradicteur – le but affiché de ce débat.

Le problème, c’est qu’en face, il y avait Alain Soral, qui se moque totalement des arguments et de la logique, bien qu’il s’en revendique. Il a ressassé incessamment les mêmes clichés sur les Juifs qui contrôleraient absolument tout, et seraient responsable de l’assassinat de Kennedy, du 11 septembre ou de l’incendie de Notre Dame.

Soral n’écoute aucun argument, prétend se baser sur le « vrai » et la « vraie science », sans jamais définir ce qu’il entend par là, et refuse toutes les sources de Guénolé puisqu’elles font « partie du système » (juif, ou judéo-maçonnique).

Ses « preuves » sont en réalité son postulat de base (les Juifs contrôlent tout), et les seules sources qu’il sortira durant le débat sont les livres qu’il édite lui-même dans sa maison d’édition… qu’il a choisi justement car ils valident sa thèse.

Nous sommes dans un exemple assez fabuleux d’argument circulaire, où la conclusion est décidée par la conviction d’origine et validée par des preuves pré-sélectionnées.

Soral est vraiment le prototype du complotiste, prétendant « douter » de la vérité officielle alors qu’en réalité il la réfute totalement, enchainant le mille-feuilles argumentatifs, changeant de sujet dès qu’il est mit en défaut et cherchant avant tout à imposer ses obsessions. Il a, en outre, tenté à plusieurs reprises d’amalgamer détestation des juifs et critique Israël, dans l’espoir de piéger Guénolé, connu pour ses positions propalestiniennes.

Et c’est tout le problème avec ce débat, qui ne POUVAIT pas se passer autrement.

Guénolé a fait un travail plutôt rigoureux pour souligner l’absurdité des thèses antisémites de Soral.

Mais peu importe, puisque s’il contredit Soral, c’est qu’il fait partie du complot, et ses preuves sont celles de « l’élite » donc, par principe, irrecevables, puisque l’élite est complice (et juive).

Au final, les soraliens ne changerons pas d’avis, les sceptiques non plus. Tout cela n’aura permis qu’à replacer Soral sur le devant de la scène et mettre en lumière cette chaine Youtube complotiste qui, franchement, ne le mérite pas.

Voilà pourquoi il est toujours nécessaire de réfléchir à l’impact de ce genre de débat, avant de vouloir le mettre en place.

Qui a le plus à y gagner, quelque soit l’issu ?

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Remontez le temps pour aider les résistants Lyonnais !

Une histoire de voyage dans le temps peut aider vos élèves à être plus vigilants avec leurs données personnelles !

Depuis trois ans, j’anime la classe culturelle numérique « Self Data », organisée par Erasme et la Métropole de Lyon, ouverte à toutes les classes de primaire et collège de la Métropole.

L’idée est simple : nous imaginons que nous envoyons des téléphones portables en 1942 pour aider les résistants lyonnais.

Chaque mois, les élèves résolvent des énigmes pour aider les résistants du passé à faire attention à ce qu’ils diffusent en ligne, pour que leurs données ne tombent pas dans les griffes de la Gestapo.

Il s’agit de craquer un mot de passe trop facile, géolocaliser un résistant avant qu’il se fasse attraper !

A la fin de l’année, les élèves utilisent ce qu’ils ont appris pour créer des outils de vigilance numérique qu’ils pourront diffuser aux autres classes de leur établissement, diffusant encore plus les points clés de cette vigilance numérique.

Ce sont souvent des moments très forts pour les élèves, notamment le rendu final où toutes les classes du projet se rencontrent enfin.

Et ce sont des souvenirs qu’ils vont garder longtemps.

Ce projet est bien évidemment gratuit pour les établissements participants !

Je serai là durant toutes l’année pour échanger avec les élèves, leur expliquer les missions et les guider dans cette aventure entre présent et passé !

Donc si vous êtes professeur de la Métropole, n’hésitez pas !

Vous trouverez toutes les informations ici : https://www.laclasse.com/portail/inscription_CCN/index.html

Je serai ravi de vous compter parmi nous cette année au sein de cette classe culture numérique.

Date limite des inscriptions : 15 septembre.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez la moindre question.

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Quand notre cerveau modèle le réel

Je suis à un café avec une amie. Un jeune homme que je ne connais pas entre dans l’établissement. Je jette un oeil, puis reprend ma conversation.

Alors que je me lève pour chercher de l’eau, je devine qu’il me fixe.

« Antonin ? »

Je me tourne vers lui, le regarde et en quelques secondes… son visage change. Et je reconnais une ancienne connaissance d’il y a quinze ans !

On papote, on est contents de se revoir, etc.

Ce qui est fascinant, c’est à quel point pour mon cerveau a « transformé » son visage dès l’instant qu’il m’a interpelé.

Car en signalant qu’il me connaissait, j’ai compris que je devais le connaître aussi. Et cet élément supplémentaire a transformé ma perception du réel.

Même maintenant, lorsque je me rappelle de la scène, je vois deux visages, un lorsqu’il rentre dans l’établissement, l’autre une fois que je l’ai reconnu.

Et là belle coïncidence, c’est que ça fait SERIEUSEMENT écho au livre que je lis en ce moment.

The Experience Machine, d’Andy Clark

Dans ce livre, Andy Clark, professeur de philosophie cognitive, ne voit pas le cerveau comme un simple analysant du réel (via les sens), mais comme une machine qui tente de prédire en permanence l’environnement, et s’adaptant aux nouvelles informations.

C’est exactement ce qu’il s’est passé. Pensant ne pas connaître la personne, je lui ai plaqué un certain visage, qui a évolué pour me faire reconnaitre les traits de mon ancienne connaissance.

Fascinant !

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Réel et fiction : les liaisons dangereuses

La fiction impacte-t-elle le réel ? Le réel influence-t-il la fiction ?

Dans cette émission de la Tronche en biais, nous avons vu, en compagnie d’Isabelle Bauthian, Jeannie C Moria, Vled Tapas, et moi-même, animé par Acermendax, les différentes facettes de ces liaisons, parfois dangereuses, entre réel et fiction.

Vidéo ici :

Ou cliquez sur le lien ici :
https://www.youtube.com/watch?v=Xaq04RI_On4

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