Interview de la libraire La Page Suivante ! (Lyon)

Hello tout le monde !

Mercredi dernier, je suis allé faire une dédicace dans la sympathique librairie La page suivante, dont voici la devanture (et pour le site, cliquez sur le lien précédent !)

Image result for librairie à la page suivante

En plus de généreux bonbons, Béatrice m’a également offerte cette belle petite intervew, où elle explique ce qu’elle a aimé dans Interfeel ! Voilà :

Ce genre d’interview vous plait ? Souhaitez-vous que j’en fasse plus ?

A bientôt !

Antonin A.

Adresse de la librairie : 66 rue Duguesclin, Lyon 03.

Page Facebook : https://www.facebook.com/La-Page-Suivante-867568480047150/

Petit souvenir visuel 🙂

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Histoire d’écrire #11 Cessez de vous comparer aux autres !

Il existe un piège, dans l’écriture, comme dans tout art : se mettre la pression, en voyant tout ce qui a déjà été fait, s’imaginant ainsi qu’on ne pourra non seulement jamais rien faire d’aussi bien, mais également jamais rien faire, tout court. Et cette pression, me semble-t-il, est encore pire dans le domaine de l’écriture. Explications.

 

L’éducation littéraire

Ah, les Livres, et avec la Majuscule, s’il vous plaît. Les livres souffrent pour moi du même travers que le théâtre ou l’Opéra. Ils sont mis sur un piédestal et, par conséquence, semblent réservés aux classes hautes, celles qui peuvent les atteindre.
Dire qu’on lit, en dîner mondain, ça fait bien. Mais c’est avant tout une histoire de prestige, où d’apparence. J’ai même vu une fausse bibliothèque, avec simplement une succession de dos de livres anciens (forcément), accrochés au mur comme des trophées empaillés et, littéralement, vidé de leur contenu.

Et donc, écrire, ça se mérite, et ça s’hérite, d’ailleurs.

Combien de fois, en dédicace ou en intervention en classe, j’entends des témoignages de gens, de tout âge, toute catégorie sociale, me murmurer du bout de lèvres, ou lors d’un aveu tardif sur Instagram le lendemain, qu’il, qu’elle rêve d’écrire ?

Mais elle, il n’ose pas. Pas pour lui, pour elle. Pas légitime. Pourquoi eux plutôt que les autres ?

Et puis, même parmi les lecteurs (généralement les lecteurs du dimanche, qui n’achètent qu’un livre par an, le Goncourt), une nouvelle sectorisation se fait : lire, oui, mais des vrais livres. Et c’est quoi, un vrai livre ? En gros, quand ce n’est pas du Musso. Musso, Levy et consorts sont devenus les maîtres étalons du mauvais goût pour certains humoristes pseudos cultivés, les mêmes qui vont vouer une admiration sans borne au dernier Avenger… Je serai bien curieux de savoir s’ils ont déjà lu un Musso.

La Fantasy : oubliez. Les thrillers… Ça dépend. Est ce qu’il y a une dimension sociale dedans ? Est-ce écrit par un auteur en exil hors de son propre pays ? Parce que sinon, pas d’intérêt. Ce n’est pas un « vrai » livre.

Ces gens là n’aiment pas les livres. Ils aiment l’image que leur confère une discussion autours des livres. Je préfère mille fois parler des heures avec une/un fan d’Anna Gavalda (que j’adore), Musso, voir de 50 Shades of Grey, mais qui va vraiment me dire ce qu’elle/il a adoré dans ces livres, plutôt qu’un singe savant qui me récite avec la régularité d’un automate ce qu’on dit du dernier Houellebecq, ou de la 5eme édition des lettres de Stephan Sweig (auteur que j’adore aussi, mais je pense que vous avez compris que là n’était pas la question :)).

Heureusement, les choses changent et les catégories se mêlent. On peut aimer Zola et une série Netflix. On peut se nourrir à tous les râteliers de l’art. La bd prend ses lettres de noblesse. Le cinema n’est plus réservé soit à une population uniquement intéressé par les films d’action lambda (ou bêta), ou au contraire par une fange de la population qui déguste un film indépendant slovaque le petit doigt levé. Je pense que les vulgarisateurs YouTube aident pour beaucoup à décloisonner ces catégories. Et c’est tant mieux.

Oui, on peut ne pas aimer lire ce monsieur !

La leçon a en tirer est : vous aimez ce que vous aimez, point ! Du Musso, du Zola, peu importe. Et surtout, vous pouvez aimez les deux. Ou avoir envie de découvrir du Zola, même si vous n’avez jamais lu que du Musso. Ou inversement !

Oui, on peut aimer lire ce monsieur !

Les profs

Je ne vais certainement pas aller dans une critique contre les profs ou l’éducation nationale. Nous avons la chance d’avoir une école accessible au plus grand nombre. Et la plupart des profs croisés lors de mes interventions sont investis dans leur rôle, humains, conscient de l’importance de l’éducation qui, non, n’est pas un gros mot.

Mais qui de souvient d’une once de plaisir à avoir lu le bonheur des Dames, ou le père Goriot, au lycée ? La question n’est pas de savoir s’il faut lire ce genre de livres en classe (c’est un autre débat), mais le plaisir qu’on en retire. Et même si la lecture nous plaît, est ce que l’ombre de l’examen ne noircit pas le tableau d’école) ?

Que ce soit en classes d’école ou dans les classes sociales, les grands auteurs sont déifies. Ils n’ont aucun défaut, chacun de leur texte, même gratté sur un coin de table un soir de beuverie, est à inclure dans la prochaine édition de la Pléiade

Est nous, qu’est ce qu’on retient de cette perception ? Que ces auteurs à des hauteurs inaccessibles. Leurs écrits sont parfaits, intemporels et inégalables. Alors, pourquoi oser penser pouvoir imaginer l’idée de se mesurer à ces auteurs ?

Je l’ai souvent dit ici, mais je pense que ce respect proche de la vénération de ces artistes étouffe le livre et le rend inaccessible à une grande partie de la population. Et c’est un drame.

Enfin, une autre pression existe. Plus insidieuse :

« Tu veux écrire ? Mais tu sais à quel point c’est compliqué d’être édité ? »

« Tu veux écrire ? Mais seule une poignée d’auteurs peuvent vivre de leur plume. »

« Tu veux écrire ? Mais tout a déjà été écrit. »

Il s’agit de la pression de pairs, des proches, et du système. Des conseils « d’amis », qui sont autant de poisons doux et distillés, qui s’ancre avec la persistance de l’encre dans nos esprit. Cela fait penser à l’écrivaine, l’écrivain en herbe, que les feuilles de ses textes ne porteront jamais leur fruit.

Oubliez la pression des anciens !

Description de cette image, également commentée ci-après
Cette pression là on peut difficilement y échapper !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pression

Donc, comment s’en sortir face à cette triple critique ?

Et bien, la solution est, globalement la même à chaque fois ! Cessez de vous mettre la pression ! A trop penser au regard des autres, on oublie pourquoi on veut écrire (cela n’est pas incompatible avec l’idee qu’il faut avoir conscience que l’on écrit pour un regard extérieur, comme vu précédemment :)). Mais voyons cela plus en détails :

aliments produire boisson Bière jus Thé au lait de style hong kong
Cette pression-là, on peut la garder 🙂

https://pxhere.com/fr/photo/201712

1) vous écrivez ce que vous voulez.

Vous êtes passionnés par la Fantasy ? Écrivez de la Fantasy. L’idée de faire une chronique familiale qui retrace l’Histoire de votre siècle ne vous titille pas plus que ça ? Écrivez autre chose. Cela ne veut pas dire qu’il ne faudra pas être rigoureux, attentif, patient, qu’il n’y aura pas de doutes ou de remises en question mais : écrire un livre peut être déjà tellement compliqué, on ne va pas non plus choisir un thème uniquement parce que ça, c’est de la littérature.

2) Faites vous plaisir.

Beaucoup de gens semblent penser qu’écrire, c’est souffrir. Que l’encre n’est que la prolongation de notre sang, que
chaque chapitre est une ablation d’un de nos organes (évitez le cerveau quand même. Privilégiez les tripes). Et surtout, notamment à cause de la pression qu’on met sur les livres, entres autres, à l’école, beaucoup de gens considèrent que lire, c’est chiant. Qu’il faut lire parce qu’il faut bien se cultiver. Par ce que ça fait bien. Par ce que c’est ce que la société nous dit de faire. Il est va de même pour l’écriture.

Spoiler : écrire peut être fun, et lire aussi. Attention : vous pouvez trouver la lecture (et l’écriture) chiante, pas de souci. (Pennac ne dit il pas que le premier droit imperceptible du lecteur est celui d’avoir le droit de ne pas aimer lire ?). Seulement, il serait bête que vous vous arc boutiez sur un a-priori. Vous passez, peut être, à côté de belles découvertes et de nombreuses heures de plaisir !

https://fondationlitterairefleurdelys.files.wordpress.com/2013/12/droits_du_lecteur_de_pennac-767x1024.jpg?w=640

Les dix droits des lecteurs selon l’écrivain Daniel Pennac
Affiche dessinée par Quentin Blake – Copyright: Gallimard Jeunesse.

Reste l’angoisse des statistiques arrides, qui nous explique que tel petit pourcentage de livres parviennent jusqu’à l’édition, que tel encore plus petit pourcentage d’auteurs parviennent à en vivre…

Et vous savez quoi, c’est vrai. Mais est ce que c’est si grave que ça ? Donc :

3) Lancez vous !

Je pense qu’il faut aborder l’écriture de manière différente : partez du principe de base que vous ne pourrez pas en vivre (même si c’est peut être un rêve). La question est donc : pourquoi écrivez vous ? Encore une fois, si c’est pour gagner plein d’argent, laissez tombez :).

C’est généralement pour être publié, mais cela ne peut pas être votre unique objectif, car écrire, c’est long, et la publication est incertaine. Voyez la publication comme la cerise sur le gâteau de l’écriture. Le gâteau doit déjà être bon.

Confidence pour confidence : j’ai cru à un moment, suite à un quiproquo avec mon Editeur, qu’Interfeel, que j’avais alors fini, ne verrait pas le jour. Forcément, gros coup de blouse dans l’estomac. Mais après, j’ai ressentit une certaine satisfaction de ce que j’avais fait déjà. Oui, mon livre ne serait peut être pas publié. Mais en l’écrivant, j’ai appris beaucoup de chose. Sur moi. Sur mon imagination. Sur la manière d’organiser mon temps. De créer des histoires. De générer des émotions. Cela doit être une satisfaction en soit.

Reste la voix la plus incidieuse, celle du manque de confiance en soi. Celle qui, généralement, va se glisser dans tous les arguments précédents et, ainsi travestie, va nous harceler encore, et encore, et encore. Généralement, nos angoisses précises ne sont que le costume de cette angoisse originelle qui se déguise sous d’autres apparats pour vous déstabiliser. Et bien la solution est très simple. Répétez la phrase suivante avec moi :

Vous allez y arriver !

Simple, non ?

Antonin A.

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Best of de l’écrivain maudit

Il y a quelques années, j’ai créé une sorte d’avatar, : l’écrivain maudit. A l’image de Renaud et de sa chanson sur les bobos, dont il fait aussi parti, tout en les critiquant, il y a bien un peu de moi dans cet écrivain maudit :).

On s’arrête, et on écoute le monsieur

Et comme il est toujours très important de savoir rire sur soi-même avec les autres, voici l’article, re-posté sur mon site… s’il vous plait, si vous avez d’autres exemples, l’espace commentaire est fait pour vous !


Mais l’Ecrivain Maudit, c’est quoi ?

Écrivain maudit
Oulala, qu’est ce que je suis maudit, moi.

Un être hybride, mi-humain mi-volute de cigarettes, qui comble sa brume cérébrale par de vaporeux textes poétiques.

Pour appartenir à une telle engeance, il convient de remplir certains critères indispensables. Être talentueux n’en fait pas parti. Il faut :

1) passer sa journée à ne rien faire, mais dire à tous le monde que l’on est en train de rédiger le chef d’œuvre du vingt et unième siècle. D’ailleurs, on exècre ce monde moderne.

2) Avoir une barbe de cinq jours et une hygiène douteuse

3) Mettre des pseudos dépressifs sur Facebook (tout en maudissant Facebook).

4) Avoir la gorge rauque et le regard blasé.

5) Pouvoir jouer Smell Like Teen Spirit à la guitare (enfin, l’introduction).

6) Dire que Kurt Cobain et Kafka avaient tout comprit, que ce monde est à chier, que les gens sont tous des moutons sans conscience.

7) Se dire proches des gens mais refuser de sortir hors de son cercle d’amis constitué de trois personnes.

Après cette brève introduction, il nous a semblé intéressant (anthropologiquement parlant) de suivre la vie d’un Ecrivain Maudit au jour le jour pour comprendre le fonctionnement de cet être étrange.

A noter qu’il peut également s’agir d’un Acteur Maudit ou un Photographe Maudit, tant cette famille a la plasticité de s’adapter à tous les types d’art. Tant qu’il y aura des cigarettes à fumer d’un air désinvolte, il y aura des Artistes Maudits !

Voilà ces observations :

– L’Ecrivain Maudit ne passe pas ses journées à ne rien faire : il cherche l’inspiration.

– D’ailleurs, l’ Ecrivain Maudit ne s’emmerde jamais, il cherche l’inspiration.

– L’ Ecrivain Maudit ne joue pas à Call of Duty toute la nuit, il cherche l’inspiration.

– L’ Ecrivain Maudit n’est jamais ivre mort, il cherche l’inspiration (et si c’est dans l’absinthe, c’est encore mieux).

– L’ Ecrivain Maudit n’est pas en train de vomir au coin de la rue. C’est simplement quelqu’un qui parle avec ses tripes.

– L’ Ecrivain Maudit parle sans cesse de la mort, écrit la mort, vie la mort, respire la mort, mord la mort.

– L’ Ecrivain Maudit a vécu la tragique perte de son poisson (il le nourrissait huit fois par jour, il faut bien que l’Ecrivain s’occupe ).

– L’ Ecrivain Maudit  a forcément un trauma dans sa petite enfance, mais il ne te le dira jamais car c’est trop intime.

– L’ Ecrivain Maudit vit encore chez papa – maman. Car ces futilités matérielles, comme acheter sa nourriture, payer son loyer, faire son ménage, laver son linge ou encore remplir toute ces paperasse administrative, ne sont pas des tâches dignes de son intérêt

– D’ailleurs, l’ Ecrivain Maudit ne travaille pas. C’est pour les ploucs.

– L’ Ecrivain Maudit exècre ce monde capitaliste, et ne se prive pas de le dire par l’intermédiaire de pseudos Twitter envoyé de son I Pad.

– L’ Ecrivain Maudit affiche un air négligé qu’il prépare méticuleusement tous les matins.

– L’ Ecrivain Maudit écrit de la poésie libre. C’est-à-dire des phrases rédigées n’importe comment, mais artistiques. Et si tu n’aimes pas, ce n’est pas que c’est mauvais, c’est que tu n’y comprend rien.

– L’ Ecrivain Maudit parle toujours avec les yeux dans le vague, pour draper ses propos d’un voile de mystère. Exemple : « (yeux dans le vagues) La vie, la mort, c’est pareil au fond.

– Si l’ Ecrivain Maudit ne parle à personne, ce n’est pas car il est égocentrique et imbu de lui-même. En réalité, il cache une sensibilité à fleure de peau.

– Si l’ Ecrivain Maudit préfère passer ses journées à regarder des vidéos de lolcat sur youtube plutôt que de lire des classiques littéraires, c’est pour s’imprégner de son époque.

– L’ Ecrivain Maudit ne fera jamais partit de ces personnes qui publient uniquement pour le succès. D’ailleurs il ne publiera jamais.

– L’ Ecrivain Maudit est modeste et humble. Ce sont ces qualités qu’il met en avant sur ses 453 photos de profil sur Facebook.

– L’ Ecrivain Maudit est entièrement d’accord avec la nouvelle dialectique de Kant. Du moins, avec ce qu’en résume la page Wikipédia sur le sujet.

– L’ Ecrivain Maudit conchie tout type de croyances, asservissent de la pensée humaine. Sauf l’Indouisme, parce que c’est exotique. Donc cool.

– L’ Ecrivain Maudit est souvent excessif. Tout simplement car un Ecrivain Maudit se doit être excessif. Mais sinon, il méprise les personnes qui jouent des rôles.

– L’ Ecrivain Maudit maudit (justement) ce qui n’est pas spontané. Il le répète d’ailleurs souvent en pesant ses mots, fumant une cigarette d’un air détaché avec le regard perdu.

C’est tout pour cette fois !

Maintenant, c’est votre tour !

Vous connaissez certainement dans votre entourage (pas trop près j’espère, vous pourriez vous intoxiquer… par la cigarette, bien sur) des personnes de cet espèce (je dois avouer que depuis que je m’investis dans cette aventure littéraire, j’en rencontre de plus en plus !). Donc exprimez vous, lâchez vous, mettez donc les citations qui vous passent par la tête dans les commentaires ci dessous !

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Histoire d’écrire #10 Comment travailler son style ?

Le style ! Comment faire en sorte d’avoir une écriture qui nous ressemble, ou qui nous surprend, dans tous les cas, qui nous plaît ? Plusieurs points :

La fin des idées reçues

J’en ai déjà parlé dans un précédent chapitre, mais le premier jet n’est pas de l’or pur à graver dans votre livre. Il permet d’avoir une première idée,.une certaine authenticité, mais le garder tel quel est rarement une bonne idée. Écrivez, laissez le texte en jachère quelque temps puis reprenez le et demandez vous : est ce que j’ai écrit reflète bien ce que je voulais dire ?

Bien sûr, l’écriture n’est pas forcément la transcription parfaite de ce que l’on voulait, et on peut trouver l’inspiration, l’idée parfaite, portée par le fil du stylo. Mais méfiez vous du miroir aux alouettes. Apprenez le recul, même sur vos textes les plus intuitifs. Ils ne sont pas de marbre, ils ont la souplesse du roseau. On peut les mettre dans la meilleure direction sans avoir à tout arracher et repartir sur un terreau vierge.

Le mirage du style naturel.

Dans la même veine que le premier jet, on a souvent l’impression que l’écriture spontanée sera forcément plus naturelle pour le lecteur. C’est rarement le cas. N’oubliez pas une règle d’airain :

Il est bien plus difficile de faire simple que de faire compliqué.

Simple ou compliqué ?
https://pixabay.com/en/labyrinth-maze-meander-orientation-155972/

Donner une impression de naturel dans un texte, ce n’est pas la même chose qu’ecrire naturellement un texte. Quand on commence à écrire, il est très tentant de noyer notre incertitude dans des phrases alambiquées, et les zones d’ombres de notre histoire dans des elipses un peu faciles. N’ayant pas peur de simplifier votre texte, d’enlever le superflus, de ne garder que l’essentiel. Voilà un autre adage :

Faire simple ne veux pas dire faire simpliste.

Plus vous parvenez à écrire simplement votre histoire, plus vous la maîtrisez !

chaîne métal Matériel rouillé serpent des liens nœud serpent compliqué Enchevêtré
Facile à défaire… non ?

https://pxhere.com/fr/photo/1372288

« Je lis très peu pour ne pas me faire influencer »

« Je ne lis pas, c’est pour mieux écrire ! »
D’après : https://pixnio.com/fr/objets/livres-fr/crayon-apprentissage-connaissance-livre-lecture-etude

Cette idée repose sur un postulat faux, qui est quand sans lecture, votre style est pur, inné, et que c’est cela qu’il faut atteindre.

Sauf que ce n’est pas le cas et, que vous le vouliez ou non, votre style est déjà influencé par votre expérience, vos lectures, vos loisirs.
Écrire sans chercher à s’enrichir de lecture ne vous offrira pas une liberté totale de création. Au contraire : vous serez dans des archétypes d’écriture dont vous n’avez même pas conscience !

Alors qu’en lisant, en lisant et tentant de comprendre comment fonctionnent les histoires des autres, vous pourrez déjà les écueils de la rédaction, les clichés ressassés et que peut être vous auriez mis à votre insu dans votre histoire, pendant être original. Alors ayez confiance en vous ! Lire du Proust ne fera pas de vous une pâle copie de Proust. Au contraire, vous apprendrez son style, ses figures, sa structure pour, plus tard, décidez de vous en éloigner si vous le souhaitez.

L’expérience

L’écriture est un art. Et comme tout art, il se paufine avec le temps et la pratique. Alors écrivez ! Même quelques minutes par jour, même sur un sujet foncièrement différent de votre histoire, écrivez ! Je publie un article de conseils d’écriture par semaine, déjà, par ce que je souhaite aider les écrivaines et écrivains qui s’interrogent. Mais aussi, cela me permet d’avoir un travail d’écriture regulier, dans un domaine autre que la fiction. C’est important ! Écrivez !

Écoutez les retours.

N’ayez pas peur de faire lire et demander des retours. Au début ça taquine, comme une eau un peu froide, après on s’habitue. Et écoutez ce qu’on vous dit ! Ne vous drappez pas dans un suaire d’artiste. Si les lecteurs vous disent : »je ne comprend pas », essayez de comprendre pourquoi ils ne comprennent pas. Trouvez des bêta lecteurs assez intelligents et honnêtent, qui vous respecterons pour être franc. Choisissez les de telle sorte qu’ils n’aillent jamais dans la critique gratuite et inutile (« c’est nul ») ou la flagornerie obséquieuse (« tu es un génie »). Puis gardez ce groupe, car de telles personnes sont rares :).

Si, par exemple, ils trouvent votre style trop pauvre, avant de vous réfugier dans votre talent incompris, essayez de comprendre pourquoi. Cela ne veut pas dire être un béni oui oui et modeler votre texte uniquement pour plaire à votre lectorat, mais de voir si ce qu’ils relevent découlent d’un choix de votre part, ou d’une maladresse. Vous pouvez bien sûr ne pas écouter les critiques. Mais ce sera car vous avez volontairement choisi ce style, cette histoire, et non pas car vous savez qu’il/elle a raison mais que votre orgueil, ou votre flemme, parlent plus forts. Ainsi, pour résumer, pour bien écrire, il faut savoir écouter et s’écouter !

Cet article était un premier brossage des différents points à aborder pour affiner son style. Durant le courant de cette année 2019, je reviendrais sur plusieurs précisions (simplifier son style, enlever les phrases inutiles), pour que vous soyez toujours plus fier(e)s de ce que vous écrivrez ! Pour rappel, je sors un conseil d’écriture tous les vendredis à 18 heures ! Certains sujets, pour certaines semaines, ne sont pas encore défini, car je veux vous laisser la parole. Aussi, écrivez moi en commentaires les difficultés que vous rencontrez, les thématiques que vous souhaitez que j’aborde. Elles feront peut être l’objet d’un prochain texte !

Antonin A.

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J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !

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Les autres auteurs rencontrés sur les salons !

Les salons, les séances de dédicace, ce ne sont pas que des rencontres avec les lecteurs, les libraires, ou avec moi même, lors des introspections où, n’ayant personne à qui parler, je m’interroge sur le sens de la (ma) vie ! Ce sont aussi des collègues, écrivaines, écrivains, avec qui ont sympathique ! Petit tour de table (de dédicace), de ces personnes rencontrés aux fils des mots !

La team jeunesse de Fantasy en Beaujolais

On est pas beau, franchement ?

Je vous présente, de gauche à droite et de haut en bas :

Christophe Mauri

Bio : l’âge de treize ans, Christophe Mauri adresse son premier roman au comité de lecture des éditions Gallimard Jeunesse. C’est le début d’une relation forte, jalonnée d’envois et d’encouragements, qui se conclut le jour des vingt-deux ans du jeune auteur, lorsque le comité lui propose la publication du « Premier défi de Mathieu Hidalf ». Depuis, Christophe Mauri se consacre à l’écriture.

Bio tiré de sa page Gaillmard : http://www.gallimard-jeunesse.fr/Auteur/Christophe-Mauri

Cache-cache couronne : Mauri, Christophe

Pour voir ses livres, par ici :
http://www.gallimard-jeunesse.fr/Auteur/Christophe-Mauri

Ruberto Sanquer

Bio : Directrice administratrice et financière, Ruberto Sanquer (Mip Ruberto-Sanquer) s’est lancée dans l’écriture tandis que son fils se passionnait pour les grandes sagas contemporaines. Elle a conçu l’ensemble de l’univers de la Terre Arcane et, riche de cette colossale matière, s’est inscrite à un atelier d’écriture.

Trois ans plus tard, le premier tome de d’une trilogie est écrit. »La Légende Arcane : Purs Hybrides » a été exposé au Salon du Livre de Paris en mars 2008. En 2017, elle publie « L’aura noire ». Ruberto Sanquer vit à Montmartre, à Paris. Page Facebook : https://www.facebook.com/mip.sanquer

(Bio tiré de la page Babelio de l’autrice : https://www.babelio.com/auteur/Ruberto-Sanquer/412195)

L'aura noire

Pour ses livres, c’est par ici : https://www.babelio.com/auteur/Ruberto-Sanquer/412195/bibliographie

https://instagram.com/rubertosanquer?utm_source=ig_profile_share&igshid=5w35vu7odjhg

Yann Rambaut

Bio : D’abord éducateur auprès d’enfants en difficulté sociale, Yann Rambaud est actuellement éducateur auprès d’adultes déficients intellectuels.

Pendant longtemps, il fut chanteur, auteur et compositeur du groupe Stäel. »Gaspard des profondeurs »(Hachette), en publication jeunesse, est son premier roman.

Bio tiré de sa page Babélio : https://www.babelio.com/auteur/Yann-Rambaud/325786

https://i0.wp.com/www.yannrambaud.com/wp-content/uploads/2018/03/Gaspard.jpg

Pour voir ses livres : https://www.babelio.com/auteur/Yann-Rambaud/325786/bibliographie

Thomas Verdois

Bio : Thomas Verdois vit à Bordeaux où il enseigne l’anglais en école d’ingénieurs et de commerce. Il a longtemps tenu le Blog BD « Excuse me teacher »( qui a eu environ 300 000 visites) où il racontait ses aventures de prof en BD. Il a aussi participé au site collectif 30joursdebd.com en tant que responsable de la publication des strips. En 2014, il décide d’arrêter la BD et de se lancer dans l’écriture de « Dragon Park », son premier roman.

Extrait de sa page Babelio : https://www.babelio.com/auteur/Thomas-Verdois/462433

Dragon Park - L'académie Saint-Hydre Tome 01 - Dragon Park ...

Plus d’infos sur son livre : https://www.babelio.com/auteur/Thomas-Verdois/462433/bibliographie

La bloggueuse Daenys (Horror Stories)

https://yt3.ggpht.com/a-/AAuE7mBx-Mvji8Z8P7GEE6uO_h_5VL2F4Ep-vPYYZA=s288-mo-c-c0xffffffff-rj-k-no

Vous aimez les Creepy Pastas ? Vous ne connaissez pas les Creepy Pasta ? Ce sont des « Horror Stories » (désolé pour les allergiques aux anglicismes 🙂 )

Par ici : https://www.youtube.com/channel/UCq2xeclMykrPCcTlW0E-jXg

A la librairie « Arthaud » (Grenoble)

Eric Tasset

Bio : Éric Tasset exerce la profession d’ingénieur projet dans l’industrie.

De longue date, il a ressenti le besoin de faire partager sa passion pour l’histoire et le riche patrimoine de la France, ce qui l’a conduit à écrire et publier quatre livres aux Editions de Belledonne (L’Isère des châteaux forts ; Les Contes Inédits du Dauphiné au temps des Enchanteurs ; Les plus belles Légendes de l’Histoire du Dauphiné ; Châteaux forts de l’Isère), mais aussi à illustrer de nombreux ouvrages, à l’aide des dessins et des tableaux qu’il réalise.

Thomas Passe-Mondes, tome 1 : Dardéa par Tasset
Thomas Passe-Mondes

Ses livres : https://www.babelio.com/auteur/Eric-Tasset/39877/bibliographie

Au salon « Des livres et vous » (Miribelà

Eline Coves (Aura de feu)

L’image contient peut-être : 5 personnes, personnes souriantes, personnes debout
L’image contient peut-être : 1 personne, texte

Voir les infos sur sa page Babélio : https://www.babelio.com/auteur/Eline-Coves/389654/bibliographie

Comme je suis un chouïa tête en l’air, il est fort possible que j’ai oublié quelques collègues ! Ce sera l’occasion de faire un prochain article avec des camarades de table de dédicaces !

A bientôt !

Antonin A.

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Histoire d’écrire #9 Quand écrire ?

Quand écrire ? Vaste question. Et la réponse n’est pas simple. Car elle dépend, avant tout, de vos impératifs et de vos affinités. Selon que vous ayez un métier prenant, une vie de famille intense, d’autres engagements, le temps que vous aurez pour écrire va forcément varier. Mais ensemble, voyons tout de même quelques principes de base pour savoir quand écrire, et comment optimiser ces temps d’écriture.

 Quand écrire ?

Cette question est la plus personnelle qui soit. Certains préfèreront le matin, d’autres le soir, et quelques uns, s’ils le peuvent, en journée. Chacun le fait à sa manière.

Tout dépend de votre fonctionnement. Mais avant de choisir, je vous invite à vraiment tester différentes options. Peut être que vous pensez du soir, mais simplement parce que vous n’avez jamais testé de vous lever une heure plus tôt le matin pour écrire (ah, la flemme :)). Idem, peut-être écrivez vous le matin, mais car vous ne parvenez pas à trouver un moment calme le soir.

Alors tentez. Tentez de vous levez plus tôt, tentez de trouver un moment pour vous le soir. Changez les paramètres, optimisez les conditions d’écriture. Vous pourrez être surpris ! Moi qui, par exemple, pensais être un gros écrivain du soir (même de la nuit, tel l’article maudit par excellence, plume d’oie et absinthe en option), je me suis trouvé une grosse appétence pour le matin (et tôt !).

Comment optimiser vos moments d’écriture ?

Privilégier la régularité.

Le cerveau aime bien la régularité. ça le rassure. Ainsi, que vous écrivez le matin, le soir, ou n’importe quand, essayez d’avoir les mêmes créneaux horaires chaque jour. Votre cerveau passera alors très rapidement en mode « écriture », sachant que c’est l’heure de s’y mettre.

Aussi, et même si cela peut paraître paradoxale, je trouve qu’il vaut mieux passer un quart d’heure à écrire chaque jour, que deux heures le dimanche, par exemple. J’y constate de nombreux effets bénéfiques. 

  • Tout d’abord, la régularité, donc.
  • La psychologie ensuite : la contrainte de temps vous fait dire que vous n’avez pas un instant à perdre, aussi votre quart d’heure sera trrrrès efficace.
  • Ensuite, et c’est un peu pervers (:-)), mais un quart d’heure, c’est court. Vous ne parviendrez certainement pas à faire tout ce que vous avez prévu, et, en quittant votre bureau, votre frustration sera telle que vous continuerez à penser à votre histoire de manière efficace. Manipulation, quand tu nous tiens…

Un point néanmoins. Si, durant ce quart d’heure, vous ramez durant douze minutes, mais que les trois dernières sont hyper efficaces, arrêtez-vous quand même ! Cela paraît contre-intuitif, mais il est fort probable que votre cerveau se soit déclanché uniquement à cause de l’échéance à venir. Et justement, votre but est de modifier vos habitudes. Donc arrêtez-vous, et revenez y le lendemain. Généralement, votre cerveau sera plus productif dès le début. Vous lui aurez montré qui est le patron !

Organisez-vous !

Oh, le vilain mot ! Certaines et certains, j’en suis sûr, diront que non, pas possible, l’inspiration est une muse tellement capricieuse qu’on ne peut pas la fournir sur commande, d’un claquement de doigts (détruire la moitié de l’univers, oui, trouver l’inspiration, non). Ce n’est pas faux (mais j’ai compris ce que vous avez dit), pourtant, il y a un moyen de faire en sorte que vos moments d’écriture soient optimisés ! Donc :

Etablissez un planning d’écriture

Organisation ! Mais vous n’êtes pas obligé d’ajouter « libido » à votre planning 🙂 https://www.flickr.com/photos/distelfliege/38644950712

Je ne parle pas forcément de goal en termes de nombres de mots (je ne trouve pas ce concept très intéressant malgré la foison de challenges 800, 80 00, 8 millions de mots/jours, semaines, ans, qui fleurissent sur les réseaux sociaux). Plutôt : établissez en avance (sur la semaine par exemple) les questions auxquelles vous voulez réfléchir, et les points sur lesquels vous souhaitez avancer, qu’il s’agisse d’écriture au sens propre du terme, ou simplement d’organisation d’idées, de construction narrative. Et calez ces projets, plus ou moins précisemment, dans le planning d’écriture que vous avez établis plus tôt.

Pourquoi ? Et bien car :

Efficacité maximale

Quand vous vous mettrez à table, enfin, à votre bureau, votre cerveau saura directement à quoi penser. Vous n’aurez pas à relir vos notes, à vous perdre dans le dédale des millers de points à régler dans votre histoire. Vous y verrez clair, vous pourrez vous focaliser sur les quelques objectifs bien précis que vous vous êtes moralement engagé à résoudre (après, si vous n’avez pas de moral ;)).

Mais ce n’est pas tout : sachez que vous allez écrire au delà même de ces moments « officiels » d’écriture ! Et que pour cela, avoir planifié à l’avance va être fondamental.

Optimiser les petits moments.

Il y a pleins de temps « morts » dans une journée, des moments parfois très courts, durant lesquels vous faites surtout passer le temps, à scroller, glisser de tweet en post. En vrac : dans les transports en commun, en marchant, à la pause toilette, clope, repas.

Durant ces moments, vous avez deux choix : rester sur cette vidéo rigolote de chat, ou profiter de ces temps morts pour donner vie à votre histoire.

Et c’est là que le planning entre en jeu ! Car comme vous avez déjà projeté les points sur lesquels vous comptiez travailler, vous allez être directement branché dessus ! Si vous avez une note dur votre smartphone, une idée griffonnée sur un carnet, relisez là. Ne vous prenez pas la tête, simplement laissez votre esprit divaguer sur ces quelques mots, encre ou numérique. Ces quelques minutes, secondes même, seront très productives. Vous verrez, les meilleurs idées arrivent quand on s’y attend le moins !

Si vous n’avez vraiment aucun temps pour écrire, mais que vous voulez écrire quand même.

https://pixabay.com/en/man-office-businessman-business-1633667/

Loin de moi l’idée de juger. Chacun ses contraintes, sa vie, ses difficultés. On dit souvent « quand on veut, on peut », ce qui est vrai en partie, mais c’est aller un peu vite en besogne, et juger rapidement des situations que l’on ne connait pas.

Si vous n’avez pas le temps de vous engager sur une histoire de long terme, forcément chronophage et prenante d’esprit, ne lâchez pas l’écriture pour autant ! Gardez un carnet sous la main et écrivez, ne serait-ce que trois lignes par jour. Mais astreignez vous à cette régularité. Vous garderez ainsi le réflexe d’écrire. Les idées viendront quand même. Et lorsque vous aurez enfin le temps d’écrire, vous pourrez vous lancer en ayant l’assurance de n’avoir jamais vraiment jamais lâché le stylo.

A bientôt !

Antonin A.

—-

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Interview à Chérie FM !

J’ai été interviewé par Chérie FM, par rapport à mon livre Interfeel ! Si vous avez raté le « live », voici quelques extraits pour vous rattraper !

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

Interfeel, c’est quoi ?

Qui est Nathan, le héros ?

Quelles sont les conséquences d’Interfeel sur le monde ?

Merci à la journaliste Céline BRET pour cette charmante interview !

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Histoire d’écrire #8 Comment écrire ?

Le mot « Comment » pourrait prêter à confusion, alors précision : je n’ai pas la prétention de vous dicter votre manière d’écrire ! D’ailleurs, l’ensemble de ces articles sont des conseils d’écriture ! Libre à vous de les suivre s’ils vous semblent pertinents, à vous de les questionner, surtout. Je vous invites d’ailleurs à ME questionner, s’ils vous semblent étranges ou incompris !

Cette parenthèse étant faite, revenons au sujet de cet article : comment écrire  s’entend ici : par sur quel support, avec quel matériel.

Allons-y !

Voici tout d’abord le résultat du sondage à propos de ce sujet, lancé sur Twitter ! Pour participer au prochain, abonnez-vous à ma page !

(J’avoue que, même si ce sondage n’a AUCUNE valeur scientifique, je m’attendais à une plus grande prépondérance du papier ! Comme quoi, outre le fait de vous faire participer, ces sondages permettent de secouer mes propres idées reçues !)

Papier ou Ordinateur ?

Ah, le sempiternel débat ! Papier ou ordinateur ! Le grain de la feuille, ou le pixel de l’écran ? Généralement, si on draine un peu les commentaires sur le sujet, c’est le papier qui prend la palme du plaisir, et l’ordinateur qui prend le côté du pratique. Mais peut on avoir un côté pratique avec le papier, et un côté créatif avec l’ordinateur ?

Dépassionnons le débat, et voyons les avantages et inconvénients de ces outils.

Préambule.

Commençons par l’évidence : quelque soit votre support d’écriture, si vous voulez publier, vous devrez forcément passer par le numérique. Je ne connais pas une seule maison d’édition qui accepte les manuscrits non dactylographiés (qui s’appelle en réalité « tapuscrit » d’ailleurs, puisque « manuscrit » est, par définition, écrit à la main).

Donc dans tous les cas, il faudra passer par la case ordi !

(Par contre, très peu de maisons d’éditions acceptent les formats mails. La case imprimante sera donc généralement essentielle)

Cela ne vous empêche pas d’écrire à la main. Mais il faudra recopier. Contraignant mais loin d’être impossible.

Voici maintenant, et c’est complètement subjectifs, les avantages et inconvénients de papier et de l’écran.

Papier

Image associée
https://fr.pngtree.com/freepng/blank-paper_1585587.html

Le papier, pour plaisir d’écrire, tout simplement. Le plaisir de créer concrètement, de voir les mots naître sous la mine. Que les points sur les i soient, justement, le fruit de notre poing tenant le stylo, appuyé sur la feuille.

Autre chose, plus personnelle cette fois : j’écris plus vite à l’ordinateur qu’à la main. Ce n’est pas toujours un avantage. Écrire sur du papier me « force » à canaliser les idées, renforcé par l’idée qu’il est plus difficile d’effacer un texte que sur un traitement du même nom. Une contrainte supplémentaire qui peut être génératrice de créativité. C’est un peu la même logique avec un appareil photo argentique qui, simplement car il possède une pellicule à la place limitée (et chère), nécessite une certaine implication, une certaine concentration, que l’on n’a pas forcément avec les rafales de l’appareil photo numérique.

L’ordinateur.

https://pixabay.com/fr/bureau-travail-ordinateur-comprim%C3%A9-1069207/

Mais écrire à l’ordinateur possède également beaucoup de qualités. Elles sont d’ailleurs les miroirs des défauts du papier. Les défauts de l’un sont les avantages de l’autres. Une plus grande rapidité d’écriture. La possibilité d’effacer rapidement, de déplacer les paragraphes, voir les parties entières du livre. Il ne faut pas être idéologue, et ne voir le mal partout dans la technologie (et c’est quelqu’un qui a écrit une dystopie sur la technologie qui vous le dit :)).

Sans oublier la facilité de la sauvegarde : grâce aux Cloud, vous pouvez retrouver votre texte sur votre ordi, votre tablette, votre smartphone. La mise à jour est automatique. Pratique.

Mon expérience.

Vous l’avez compris, comme à peu près tout dans la vie, il y a du pour et du contre. Et plutôt que de choisir arbitrairement, pourquoi ne pas tirer profil des deux ?

Voilà ma manière de procéder : je joue sur les deux tableaux, papier et ordi, ordi et papier. Pour trouver une idée à partir de rien, je m’arme de mon stylo, d’un papier, et j’écris. Mes idées, éparpillées, sont canalisées par l’encre, et j’y vois plus clair.

Une fois que j’ai dégrossis une idée, je la formalise sur l’ordinateur. Mon esprit est naturellement plus rationnel sur PC, c’est donc l’outil parfait pour « arranger » une idée.

Au contraire, lorsque j’ai l’impression qu’un texte est trop froid sur mon écran, je le réchauffe en frottant mon crayon sur la feuille. Et les nouvelles idées crépitent.

Vous l’aurez compris : il faut se connaître. Connaître ses préférences, pas forcément de manière simpliste « ordi ou papier », mais plutôt ce que vous aimez avec le papier, et ce que vous aimez avec l’ordinateur. Et de jongler avec pour faire la meilleure histoire possible :).

Utiliser un logiciel ?

Si sur le papier, le format importe peu (encore que : vous verrez que votre esprit réagit différemment face à un petit carnet, un cahier grand format, une page A4 vierge. Testez, testez, testez !), la question se pose quant au logiciel à utiliser sur ordinateur. Je vais simplement vous parler de mes outils actuels

Attention, cela semble évident, mais il ne s’agit en aucun cas de placements produits ;).

J’ai écris Interfeel exclusivement sur Word. D’un côté la partie texte, un document par chapitre, car travailler le texte d’un bloc, 400 pages formats A4 quand même, étant trop dense.

Dans un autre dossier, toujours sous format Word, je mettais les bibles des personnages, les informations sur la ville, le réseau, quelques documents de recherches (j’y reviendrais, mais je vous conseille absolument de faire des documents annexes pour densifier vos lieux, vos personnages, vos histoires).

J’ai vite éprouvé les limites de ce procédé. Peu ergonomique. Confus. Aussi, pour le bouquin que j’écris maintenant (surprise :)), j’ai fait l’acquisition de deux logiciels : Aeon Timeline et Scrivener.

Si Scrivener est relativement connu des écrivains, Aeon Timeline l’est beaucoup. Et pourtant, qu’est-ce que c’est pratique !

Scrivener

Le classique de l’écrivain. Plusieurs intérêts : possibilité d’organiser tous ses fichiers dans un même endroit : texte(s), fiches d’information, fiches personnages, lieux, tout ce que vous voulez. Possibilité de mettres des notes, des mots clés, et de créer la hiérarchie que vous souhaitez entre tous ces documents.

Seul inconvénient : je trouve son environnement un peu froid. C’est peut être un détail pour vous (mais pour moi ça veut dire beaucoup), mais quand on passe plusieurs heures par jour sur un logiciel, c’est important.

Bref, vous pouvez voir par vous même, il est possible de tester le logiciel un mois avant de l’acheter ! Par ici :

https://www.commentcamarche.net/download/telecharger-34088348-scrivener

(Encore une fois, aucun placement produit :)).

Aeon Timeline.

Mon chouchou ! Ce logiciel permet de faire une Timeline (chronologie), comme son nom l’indique, de tous les éléments constitutifs de votre histoire. Et si on part sur un livre complexe, avec de nombreux personnages, sur plusieurs époques, c’est un outil incroyable pour y voir plus clair !

Vous pouvez ensuite voir l’ensemble de vos événements en fonction des paramètres de votre choix : selon les arcs narratifs, les personnages, ou les lieux. Et, j’y reviendrai également, y voir clair dans son histoire est indispensable, sinon, comment voulez vous que le lecteur puisse le faire ?

Seul défaut : il est uniquement en anglais. Mais à part cela, il est très facile d’utilisation.

Il y a aussi une période d’essai d’un mois, donc faite vous plaisir pour le tester.

https://www.aeontimeline.com/

Et pour rendre à César ce qu’il lui appartient, c’est en furetant sur le site de cet auteur que j’ai découvert Aeon Timeline.

Au delà de vos outils, l’important n’est pas là : il faut comprendre votre manière d’écrire. Tous ces outils sont ce qu’ils sont : des outils. Il faut qu’ils vous parlent, qu’ils vous plaisent, et n’hésitez pas à prendre le temps de les tester avant de rentrer dans le vif de l’écriture. Ce n’est pas du temps perdu.

L’important est de se créer un environnement favorable à l’écriture et à votre créativité. Et c’est de cet environnement dont nous parlerons également la semaine prochaine, quand nous réfléchirons ensemble sur sur « Quand écrire ? » !

Et vous, quels sont les outils que vous utilisez ?

 Antonin A.

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Mes prochaines dédicaces !

Retrouvez dans cet article tous les événements (pour l’instant 🙂 ) calés en ce début d’année ! Je vous y retrouve ?

Vendredi 25 janvier

Raconte-moi la Terre (Lyon).

Dédicace « à la bonne franquette », à la librairie café « Racontes moi la Terre » ! C’est quoi, une dédicace à la bonne franquette ? Et bien, rien de planifié : j’y serai de 14 h à 18 heures, pour écrire (quelle surprise !). Et si vous voulez parler avec moi, de mon bouquin, de vos projets littéraires, de ma coupe de cheveux, n’hésitez pas ! Ah, et vous pouvez aussi venir vous faire dédicacer des bouquins (tant que c’est le mien !).

Où ? 14 rue du Plat, Lyon .

Quand ? de 14 heures à 18 heures.

Il y aura quelques exemplaires d’Interfeel sur place !

Samedi 26 janvier

Librairie ARTHAUD (Grenoble)

Où ? 23 Grande Rue, Grenoble

Quand ? De 15 à 18 heures.

Evénement Facebook : https://www.facebook.com/events/310509179787555/

Mercredi 30 janvier

Maison de la presse (Saint-Flour)

Maison de la Presse-1

Où ? 4 Place de la Halle aux Bleds, Saint-Flour.

Quand ? De 14 à 18 heures.

Evènement Facebook : https://www.facebook.com/events/763616240661418/


Samedi 02 et dimanche 03 février

Festival de Miribel

Je serai présent au Festival de Miribel ! Avec la Librairie Colibri.

Où ? Place de la république, 01700 Miribel

Quand ? Les deux jours !

Lien vers l’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/172902283657192/

Mercredi 13 février

La page suivante (Lyon)

L’image contient peut-être : 1 personne, sourit, plein air

Où ? 66 Rue Duguesclin, Lyon

Quand ? De 14 heures à 18 heures.

Voir l’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/355827001898984/

vendredi 22 février

Raconte moi la Terre (Lyon)

Où ? 14 rue du Plat, Lyon

Quand ? De 14 heures à 18 heures. Comme tous les derniers vendredi du mois, il s’agira d’une dédicace à la « bonne franquette » :). Pour plus d’info, remontez à la première dédicace de cet article 🙂

Voir l’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/2238975226389976/

Mercredi 6 mars

Librairie Passerelle (Dole)

Où ? 16bis Rue de la Sous-Préfecture, Dole

Quand ? 14 heures à 18 heures.

Voir l’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/418167562058578/

Mercredi 20 mars

Librairie Decitre (Ecully)

Où ? Centre commercial Grand Ouest, Écully

Quand ? De 14 heures à 18 heures.

Voir l’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/288997108484446/

Mercredi 27 mars

Librairie du cours (Lyon)

Où ? 83 Cours Dr Long, Lyon

Quand ? De 14 heures à 18 heures.

Voir l’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/285475748808141/

Vendredi 29 mars 2019

Raconte moi la Terre (Lyon)

Où ? 14 rue du Plat, Lyon

Quand ? De 14 heures à 18 heures.

Voir l’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/2238975226389976/

Samedi 6 et dimanche 7 avril

Salon du livre jeunesse de Villeurbanne

Où ? 251 cours Emile Zola, Villeurbanne

Quand ? Les deux jours !

Evénement Facebook : https://www.facebook.com/events/344897729681291/

Mercredi 22 mai

Librairie Croques en livre.

Où ? 104 Cours Emile Zola, Villeurbanne

Quand ? De 14 à 18 heures, sachant qu’en plus de la séance de dédicace, nous animerons une discussion autours des réseaux sociaux 🙂

Evénement Facebook : https://www.facebook.com/events/327501831431436/

J’espère vous voir nombreux lors de ces différents événements !

A bientôt !

Antonin Atger !


PS : le savez vous ? Je publie un conseil d’écriture par semaine, le vendredi à 18 heures ! Pour voir ceux déjà sortis, allez par ici ! Et pour les recevoir directement, vous pouvez vous abonner au blog 🙂 No spams, promis !

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Histoire d’écrire #7 Pour qui écrire ?

Cet article est important. Les autres aussi, vous dirais-je mais celui là tout particulièrement. Pour qui écrivez – vous ? Pour les autres ? Pour vous même ? Pour l’art ? Il est nécessaire de clarifier les choses avant même de mettre la première lettre sur votre page.

Comme désormais chaque semaine, je poste un sondage sur Twitter, pour savoir ce que vous en pensez, et quelles sont vos habitudes d’écriture. Voilà les résultats :




Si l’inclusion du tweet ne fonctionne pas, par ici.

Maintenant, décortiquons. On écrit pour soi ? Pour les autres

Écrire pour soi ?

Bien sûr, on écrit avant tout pour soi. Pour le plaisir que procure la création d’une histoire, d’un univers, le développement d’une idée. Ce plaisir est indispensable : la construction d’un roman est longue, sa publication incertaine. N’écrire que pour les autres n’est pas tenable. Il faut penser à soi.

Écrire pour les autres ?

Sauf qu’en fonction de ce que l’on écrire, il est indispensable de prendre en considération le fait que l’on écrit aussi pour les autres. Je parlais déjà de cela lors de l’article de la semaine précédente, « Quoi écrire », tout particulièrement lorsque j’abordais le genre autobiographique.

Pourquoi est-il nécessaire de penser aux autres ? Car ce qui nous parle, ne parle pas forcément aux autres. Ce qui nous fait sens peut être confus pour le lecteur extérieur.

L’importance du regard extérieur.

Vous pouvez avoir la meilleure histoire du monde. Si vous la racontez mal, elle ne va pas atteindre le lecteur, et il passera à côté. C’est dommage. Notre idée, la plus personnelle qu’elle soit, doit être accessible à l’autre, pour que celui-ci, ou celle-ci, la ressente en écho

Imaginez, en fait, que votre écriture du texte, et la lecture de ce dernier, soient en réalité de langues différentes. Français pour l’une, français pour l’autre, certes, mais chacune et chacun interprète les mots à sa manière en fonction de ses connaissances, son vécu. L’idée n’est pas de plaire à tout un chacun (impossible), mais de rendre le langage de nos idées intelligibles à la compréhension des autres

Comment faire ?

Et bien pour cela, il faut tout de suite abolir un mythe tenace de l’écriture : le premier jet serait toujours le bon, le meilleur, le plus authentique.
C’est faux

Car votre but n’est pas d’être authentique envers vous même, mais envers votre lectorat. Or, faire des phrases simples, intelligibles, avoir des idées claires, un style qui paraît naturel, cela demande beaucoup de travail

Il ne faut bien sûr pas jeter ce premier jet, ce sera là base de votre travail. Il faudra le relire et comprendre ce qui vous, vous touche, pour le transmettre.

Attention par contre à ne pas tomber dans l’écueil inverse, où, saisi d’un doute sans fin, on triture ses phrases jusqu’à leur faire perdre toute personnalité.

Important : adapter son idée au regard de l’autre ne veux pas dire renier ses propres idées, sa personnalité, son style, son histoire. C’est, justement, trouver un point d’équilibre entre votre compréhension et celle des autres. Équilibre que l’on retrouve dans beaucoup d’aspects de la vie

Une comparaison.

Prenons comme comparaison l’apprentissage de la musique, et, mettons, de la guitare. Si vous n’avez jamais touché cet instrument, que vous l’essayez, et tentez une mélodie, elle sera forcément hésitante, voir faussée pour l’oreille extérieure. Même si vous, vous l’entendez juste. Vous pouvez toujours refuser de modifier la moindre des notes sous prétexte d’autenticite, oui. C’est votre droit. Mais ne suis pas sûr que vous atteignez, ainsi, les autres

Et votre refus de changer la moindre note, ou la moindre ligne, peut être aussi du à ce bon vieil égo, qui n’est jamais très loin et qui ne fait pas bon ménage avec la création :

Les plus grands « génies », Mozart par exemple, ont potassé longtemps avant d’avoir cette aisance naturelle. Il peut y avoir une facilité innée, bien sûr, mais elle ne fait pas tout. N’oubliez pas la fable du lièvre et de la tortue 🙂 et que sans technique, un don n’est rien qu’une sale manie.

Soit dit en passant, demandez à un artiste ce qu’il pense de la phrase : « tu as un don » lorsqu’il présente un de ses œuvres :). Généralement il tique, car son œuvre, c’est aussi un sacré « travail », des échecs, des doutes, des heures et des heures de boulot et d’apprentissage. Parler de « don » revient à nier toutes les années de labeurs qui ont précédé cette création

Il faut donc prendre ce premier jet, et saisir dans vos propres lignes ce que vous avez voulu dire. Quelles émotions ? Quelle histoire ? Et tout faire pour rendre accessible cette émotion, cette histoire

Un exemple parlant

Imaginons que vous avez inventé, pour les besoins de votre histoire, une espèce, appelée le zgourb (nom recherché, n’est ce pas ?). Si d’un coup dans votre histoire, vous écrivez :

Et Nathan transmis le micro-recepteur au zgourb qui disparut dans un éclair de flaf.

Si vous n’avez jamais parlé de zgourb, de flaf, voir de micro transmetteur avant (voir de Nathan), il est fort possible que votre lectorat soit un peu perdu. Pourtant vous, vous connaissez le zgourb. Mais eux, non. Il faut donc leur transmettre le nombre d’information suffisantes pour amener vos lecteurs à l’émotion et à la compréhension voulues.

(Ou alors, votre histoire versera dans l’absurde, mais c’est, justement, une autre histoire :). Et il faut que ce soit un choix)

L’écueil inverse et de faire la généalogie complète du zgourb, sa biologie, ses convictions politiques, avant de l’introduire. Méfiez vous des inventaires et des pages d’explication, qui sont généralement là pour impressionner le lectorat (« vous avez vu, j’ai TOUT imaginé sur le zgourb !). Encore une fois, l’ego est mauvais conseiller. N’écrivez que l’essentiel. Trouvez l’équilibre.

Et cet équilibre, il faut le dire quand vous parlez de zgourb, de flouf, mais aussi d’émotion, de la relation entre tel et tel personnage, de l’atmosphère d’une ville… Tout. Ainsi, le lecteur sera autant touché par votre histoire que vous. Et l’échange, si fort, entre auteur, autrice, et lectorat, pourra commencer

A bientôt

Antonin A

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