Histoire d’écrire #12 Comment faire le tri quand on a trop d’idées ?

Ce sont des choses qui arrivent. Parfois, c’est la page blanche et aride, qui assèche le stylo. Parfois, c’est un flot ininterrompu d’idées qui noie l’encre de ce que l’on voulait dire. On est perdu, submergé, et on ne peut plus avancer. Comment faire ?

Plume à encre
Parfois, votre plume est en feu !
https://adapei-19.fr/plume-a-encre/

Pourquoi ai-je cette idée ?

Et bien pour commencer, il faut, littéralement, réfléchir, c’est à dire faire un retour sur soi. Et envisager deux options.

Première option

Cette nouvelle idée n’est qu’une manière subtile de votre cerveau pour faire une fuite en avant, un pas de côté, et ne pas vous consacrer à cette tâche plus concrète, parfois ingrate, qu’est l’écriture. Soyez fort ! Encore une fois, il faut montrer à votre cerveau qui est le patron !

Pour cela prenez un moment pour vous. Ne fuyez pas vers une application quelconque de téléphone, ou vers la première vidéo youtube venue. Instant pour soi. Pourquoi pas, de médiation. Pourquoi ne voulez vous pas écrire cette histoire ? Est ce la crainte de ne pas réussir ? L’ennui qui pointe, parfois, dans l’écriture ? Ou qu’en fait vous ne vouliez pas écrire cette histoire ?

Si c’est la crainte de ne pas réussir, comme dans l’article précédent, lancez-vous ! Si c’est l’ennui, acceptez-le. Pourquoi pas, changez de support (de l’ordi au papier, du stylo au clavier). Si vous ne voulez, en réalité, pas écrire ce texte, interrogez vous sur les moteurs qui vous ont poussé à l’écrire en première instance. Une contrainte extérieure ? Une pression des pairs ? Une commande ? Et, dans cette situation, votre choix n’appartient qu’à vous : stop ou encore.

Deuxième option

Vous avez pleins d’idées pour la suite de votre histoire mais vous ne savez pas comment choisir. Ce n’est pas une fuite, simplement une envie perfectionniste d’améliorer votre histoire, encore et encore.

Or, là, tout dépend de comment vous avez organisé votre histoire en amont !

En effet, je préconise dans un article précédent de ne pas commencer le premier mot de votre histoire avant d’avoir organisé la structure la plus complète possible de votre histoire. Déjà, pour savoir où vous allez et ne pas vous perdre en cours de retour en vagabondent au fil de votre plume. Ensuite (et, dans le cas qui nous concerne actuellement, surtout), car cela va créer un cadre, une structure au sein de laquelle vont se développer vos idees.

Pour être concrêt, prenez l’image du tuteur à plantes. Celui-ci ne va pas brimer, mais accompagner la plante dans la direction souhaitez. C’est exactement ce que nous allons faire avec les idées ! Lorsque j’écris Interfeel, j’ai toujours réfléchis auparavant à l’univers de mon histoire. Ainsi, les idées arrivent déjà arquées, ancrées dans l’univers d’Interfeel. Cela permet la créativité et évite la dispersion.

Ne vous laissez pas parasiter par une idée, même excellente. Soit vous la rangez dans un coin de votre cerveau, soit vous la notez sur un bout de votre carnet, et vous y revenez plus tard ! Elle est là, quelque part, pas d’inquiétude, vous ne la perdrez pas !

Votre nouvelle idée change radicalement votre histoire.

Sauf que voilà : des fois, votre idée est meilleure que ce que vous écrivez actuellement. Elle transforme votre histoire, la sublime, lui donne du relief alors que ce que vous écrivez actuellement paraît, en comparaison, aussi plat que votre feuille.

Dans ce cas, arrêtez vous. Prenez, une nouvelle fois, un temps pour vous, et écrivez votre idée. Voyez si son côté excitant dépasse le simple cadre de la nouveauté. Parfois, une bonne idée fane au bout de quelques heures, ou dès qu’on y réfléchit d’un peu plus prêt (à la condition, bien sûr, que cette idée perdre naturellement de son attrait, et qu’elle ne soit pas simplement polluée par une crainte ou un manque de confiance en soi).

Résultat de recherche d'images pour "une fleur qui fâne"
Cela peut être l’état d’une bonne idée quelques heures à peine après l’avoir découverte.
http://ppcaillou.canalblog.com/archives/2015/04/13/31882598.html

Apprendre à abandonner des idées.

Écrire, c’est savoir effacer. Parfois, votre idée ne vas pas. Quoi que vous fassiez. Elle a beau être excellente prise seule, elle n’est pas de bonne compagnie avec le reste de votre histoire. Vous pouvez tenter de la rentrer au forceps, tordant les intentions des personnages, usant et abusant de Deus Ex Machina, croyez moi, ça va se voir, et vous allez arracher le lecteur qui se dira « ça ne marche pas ».

Parfois, il faut donc abandonner l’idée. Notez-là quand même quelque part. Il est possible que, surprenante, elle revienne par un chemin détourné, ou qu’elle soit la clé miraculeuse vers une idée tierce, indispensable, elle, a votre histoire. En création aussi, rien ne se perd, tout se transforme. Il faut juste savoir comme disposer les éléments, et savoir lesquels mettre un moment à l’écart.

La concurrence des idées

Reste le cas, si particulier et pourtant si fréquent, où deux idées se font parfaitement concurrence. Où il est impossible de départager la meilleure, malgré les pros, les cons, de chacune.

Et bien dans ce cas, il existe une solution. Pas sûr qu’elle vous plaise, mais il faudra passer par là : lancez-vous (encore ? Mais oui !).

Prenez une des deux idées, au hasard, au pif, à l’instinct, et écrivez. Parfois, il faut se lancer malgré le doute. Écrire, c’est aussi le doute. Écrire, c’est parfois se tromper. L’important, c’est d’écrire. Vous remarquerez souvent qu’au final, les deux convenaient, et que votre histoire s’est enroulé autours de votre décision. Écrire, c’est aussi choisir.

A bientôt !

Antonin A.

—-

J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !

Rappel : vous pouvez recevoir les prochains directement dans votre boîte de réception, en vous abonnant à ce blog en haut à droite de cette page (garantie sans spam ;)). Si vous aimez ces articles, le meilleur moyen de me soutenir, c’est de le partager sur vos réseaux sociaux favoris ;). D’ailleurs, vous pouvez me suivre : Sur Facebook Sur Twitter

Sur Instagram

Pour consulter les autres articles Histoire d’Ecrire, c’est par ici. Pour en savoir plus sur mon livre Interfeel, cliquez ici !

Enfin, laissez un petit commentaire ci-dessous, sympa, curieux, peu importante ! Le plus important dans un blog, c’est le dialogue !

A propos Antonin Atger

Ecrivain, mon livre Interfeel est disponible aux Editions Pocket Jeunesse : https://www.lisez.com/livre-grand-format/interfeel/9782266248280
Cet article, publié dans Conseils d'écriture, Histoire d'écrire, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s