Histoire d’écrire #24 Focus Interfeel : la construction d’Interfeel

 

  On a passé les semaines précédentes à voir toutes les constructions narratives possibles et innimaginables ! Le parcours du héros, les trames d’évolution de l’histoire, bref, je vous renvoie à cet article, et cet article. Voyons maintenant celles que j’ai utilisé pour Interfeel, et pourquoi ?

Pour rappel, Interfeel, c’est ça :

Couverture du livre

Et pour plus de précisions sur le livre, allez donc sur la page dédiée en cliquant ici 🙂

Il est quand même recommandé d’avoir lu Interfeel pour comprendre entièrement cet article. L’autre raison, c’est que je vais éviter au maximum des spoils sur ma propre histoire, mais sait-on jamais, certaines informations pourraient m’échapper !

Interfeel : une trame simple ?

Permettez moi de vous rappeler les conditions d’écriture de mon livre Interfeel (conditions qu’on retrouve plus en détails dans ce chapitre) : j’ai écris la trame principale du livre en 48 heures, puis construit le roman autours de cette trame.

La conséquence directe de ces conditions, c’est que si on élague l’histoire, qu’on enlève l’environnement, la réflexion, les inventions, le noyau de l’histoire est relativement direct : Nathan subit péripétie sur péripétie, jusqu’à la fin. Et c’est tout ! C’est une ligne relativement droite.

Est ce à dire que l’histoire est simpliste ? J’espère que non ! Car, comme nous l’avons vu avec l’exemple de Matrix, qui dit trame narrative simple ne veut pas dire histoire simpliste. Au contraire. Avoir une ligne directionnelle aussi « évidente » pour Interfeel m’a permis de construire un environnement intéressant tout autours, sans trop craindre d’altérer le cœur de l’histoire. En gros, accrochés à une trame narrative solide, vous profitiez de l’univers d’Interfeel.

Nathan, le héros d’Interfeel : un parcours du héros ordinaire ?

On a vu le parcours du héros précédemment. Situation initiale, un message alerte le héros (parfois un mentor), le héros refuse la quête, puis l’accepte, affronte des péripéties, des ennemis, le mentor meurt (parfois), le héros manque de mourir, ne meurt pas, vainc le danger, et revient à la situation initiale, transformé. Pour plus de détails, se porter sur l’article correspondant.

Votre Voyage du Héros en 9 étapes - Delta CP
Une version du parcours du héros, que vous pouvez retrouver ici :
http://www.deltacp.fr/220-formation/votre-voyage-du-heros-en-9-etapes/

Est-ce que notre ami Nathan, héros du livre, suit ce parcours initiatique ? Oui et non, j’ai envie de dire.

Oui, car on retrouve certains éléments clés : le monde initiale (la ville de Nathan) le message (le professeur), les péripéties, etc.

Mais non également car, sans spoils (pas facile !), la boucle de ce parcours n’est pas achevée ! Deux raisons à ce choix : déjà, car je voulais dès le début dès le début développer l’histoire sur plusieurs volumes. Et généralement, les histoires qui bouclent entièrement leur cycle de héros dès la fin du premier tome, puis font un deuxième tome en reprenant les mêmes éléments, non seulement rate les suites, mais en plus défont toute la tension du premier tome.

Par exemple, le film Kingsman 2 est pour moi un profond échec, car non seulement l’histoire n’est pas terrible, mais en plus tous les éléments dramatiques du premier film, qui voulait le cycle d’Egsy, sont effacés. Le film 2 saccage donc le premier film de manière rétroactive ! Chapeau (anglais) !

L’autre raison de mon choix – volontaire – de ne pas boucler le cycle du héros est parce que, justement, c’est attendu. On s’attend à ce que le héros révèle ses pouvoirs, sauve le monde etc. Donc quoi de mieux, pour surprendre son public, que de transformer ce beau cercle que forme le cycle du héros en spiral infernale 😉 ?

Trouver un point d’équilibre, puis rompte l’équilibre à nouveau.

Mon idée était la suivante : trouver une situation stable dans l’histoire, puis mettre un bon coup de pieds dans la fourmilière. Laisser les héros reprendre leurs esprits, une situation stable, et paf, nouveau coup de pieds dans la fourmilière, à chaque fois avec des conséquences (je n’aime pas les péripéties anodines, c’est mon petit côté « fusil de Tchekhov »).

Technique : Set Up/Pay Off et Fusil de Tchekhov | L ...
Celui là même !

En cela, ma structure narrative s’apparente, tenez vous bien, aux livres de Michel Houellebecq. Si si ! Pas sur le style, les thématiques ou autre, mais sur la structure narrative même, de donner régulièrement un sentiment de stabilité, de « c’est bon, ça peut pas descendre plus bas », et en rajouter une couche.

Même combat !

Ainsi, l’intérêt, en observant les histoires uniquement par le prisme de la structure narrative, on se rend compte que des ponts existent entre des arts, des textes, des films, fondamentalement différents. Je dis souvent que Game of Thrones est une grande source d’inspiration pour moi, et les gens ne comprennent pas, ne voyant pas mes histoires se dérouler dans un univers pseudo médiéval. Mais là, il s’agit de forme. Sur le fond, Game of Thrones, ce sont des ruptures totales de lignes narratives, de cycle de héros, et l’absence de Deus Ex Machina. Et ces principes, on peut les retrouver dans n’importe quel univers.

La semaine prochaine, on s’arrêtera sur une métaphore que j’utilise souvent en intervention pour expliquer la construction d’un livre, mais que je pense intéressante de développer ici aussi : écrire un livre, c’est comme construire une maison. Pourquoi ? Rendez-vous la semaine prochaine !

A bientôt !

 Antonin A.

—-

J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !

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A propos Antonin Atger

Ecrivain, mon livre Interfeel est disponible aux Editions Pocket Jeunesse : https://www.lisez.com/livre-grand-format/interfeel/9782266248280
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