Histoire d’écrire #52. A la rencontre des libraires

Votre livre est sorti !

bravo gif | Tumblr

De bien belles choses vous attendent désormais ! Les salons, la rencontre avec vos lectrices et lecteurs, l’échange…

Je voulais aujourd’hui insister sur un point qui me semble fondamentale : comme aborder les libraires. Il y a un double avantage : faire connaître le livre, pour qu’il soit recommandé par le libraire, et proposer une séance de dédicace.

1 Le cas de l’autoédition.

Comme je n’ai jamais été auto-édité, je ne peux malheureusement pas vous donner beaucoup de conseils à ce propos.

Sachez néanmoins que certains libraires vont être assez réticents à l’idée de promouvoir un livre auto-édité. Déjà car ils ont été parfois édité par Amazon, qui n’est pas, disons le, leur plus tendre amis, et d’autres part car ils soutiennent la chaîne du livre, c’est à dire la rémunération de tous les acteurs du livre (Editions, Imprimeur, etc.), ce qui n’est pas fait dans le cas de l’auto édition. Mais cela ne doit pas vous empêcher de tenter !

Les différents endroits distribuant des livres

On va commencer par ouvrir une (décidément, cela devient une habitude)

L’annonce qui suit risque de faire grincer quelques dents (j’assume). J’ai un respect infini pour les librairires indépendantes. Ils sont le poumon de la diffusion de la littérature en France. Dans leur immense majorité, ce sont des gens passionnés et passionnants, dont les échanges sont avant tout humain. Chaque rencontre est une expérience.

Mais ne descendons pas tout de suite en flèche les autres locaux de vente de livres. A savoir les espaces culturelles, les magasins culturelles, les grandes surfaces (oui !!) voir (et les dents grincent MAINTENANT !), la vente en ligne. Voilà pourquoi :

Déjà, ce ne sont pas les mêmes personnes qui vont acheter leur livre dans une grande surface, ou dans un librairie (ce n’est pas forcément le cas pour la vente en ligne). La concurrence n’y est donc pas directe.

Et justement, mettre des livres dans les grandes surfaces, malgré toutes les critiques que l’on peut faire dessus, permette de mettre à disposition ces ouvrages à un public qui, peut être, n’aurait pas le réflexe de pousser les portes d’une librairie indépendante. Peut être que l’achat d’un livre, à cet endroit, sera une rencontre entre la littérature et un nouveau lecture et ce que dernier, la prochaine fois, ira justement dans… un librairie indépendante.

(Oui je rêve beaucoup. Sachez également que je suis pour la paix dans le monde, et que je considère que la guerre, c’est mal).

Pour la même raison que je ne supporte pas que l’on déconsidère un lecteur pour son choix de lecture (quoiiiiii ? Tu lis du Mussooooo ?), je ne suis pas fan à l’idée de critique un lecteur pour son lieu d’achat. L’accès à la culture doit être le plus grand. S’il passe par les grandes surfaces également, soit.

Allez, on va piquer un peu plus : la vente en ligne. Alors : OUI, la vente en ligne tue des emplois, détruit la relation privilégiée entre le librairie, le lecteur, et l’échange entre les deux. Je suis d’accord pour tout ça.

MAIS je vois quand même un avantage à la vente en ligne : là où l’accès à la librairie, voir la grande surface est, justement, impossible. Combien de villages, de « zones blanches », sont coupées de l’accès physique à la culture ? Dans ce cas, la vente en ligne ne permet-elle pas de retrouver ce lien ? Tout au bout du cycle du livre se trouve le lecteur. Ne l’oublions pas, et acceptions que pour lui, parfois, l’option vente en ligne est une nécessité. Pas le meilleur choix, bien sûr. Mais le seul, certainement.

Allez, fin de la :

Bon, j’en étais où ?

Ok ! La prospection en librairies ! Pour vous expliquer un peu ma méthode de démarchage, il me semble important de séparer, justement, les différents lieux de vente du livre (en mettant de côté, pour des raisons évidente, le livre dématerialisé et la vente en ligne).

Je vais distinguer ensuite trois types de point de ventes : les grandes surfaces, les Centres culturels et la fnac, les librairies indépendantes. Vous comprendrez ensuite pourquoi je mets la fnac à part 🙂

Les grandes surfaces

PRODUITS PÉRIMÉS RESSUSCITÉS DANS LES GRANDES SURFACES ...
Ceci

Autant le dire tout de suite : il y a, déjà, peu de chance que votre livre soit naturellement à ces endroits, qui se basent généralement sur les nombres de ventes (déjà fait, ou anticipés) pour choisir leur livre. Une séance de dédicace sera non seulement difficile, mais personnellement, je la déconseille, car les gens sont généralement pressés en grande surface, et ne s’arrêteront pas souvent pour discuter avec vous. En plus de perdre votre temps, vous serez certainement dégouté de ce genre d’expérience.

Je ne dénigre absolument pas les personnes travaillant dans un centre culturel, attention. Simplement, la plupart du temps, les gens se rendant dans les grandes surfaces ne viennent pas spécifiquement pour les livres et sont génralement pressés (on ne déambule rarement dans les grands étalages d’un encore plus grand magasin). Après vous pouvez avoir des surprises, et trouver des gens intéressés, attention. Mais de mon expérience, ce n’est pas le meilleur endroit pour un échange long et détendu avec des lecteures.

Les centre culturels dans les grandes surfaces.

Centre E.Leclerc Saint Orens Toulouse – Votre hypermarchà ...
Cela

De plus en plus de grandes surfaces possèdes des centre culturelles. Oui, il s’agit toujours de grandes surfaces, mais il y a des libraires sont personnellement affectés au livre, et qui, parfois, veulent, et peuvent, dynamiser cet endroit. A ne pas négliger. Rien ne vous empêche, donc, d’aller les voir pour leur parler de votre livre.

La Fnac et Cultura et Decitre.

La Fnac, est vraiment l’intermédiaire. C’est un médiateur culturel important en France, et vous pouvez bien sûr allez voir les libraires affectés au rayon correspondant à votre livre, pour leur parler. Mais proposer une dédicace, c’est compliqué : tout est centralisé par région, c’est généralement un parcours du combattant.

Les enseignes Cultura sont un peu intermédiaire entre la Fnac et des autres magasins spécialisés au sens que il est plus facile pour une magasin de décider d’une dédicace. Généralement, on aura immédiatement la réponse, sans passer par différents intermédiaires hiérarchiques.

Decitre pour des Lyonnais propose une démarche un peu différente. Cela reste des grandes surfaces au sens propre du terme, mais des grandes surfaces spécialisés dans le livre. Et les libraires possèdent également une plus grande marge de manoeuvre pour accueillir les auteurs. Tentez !

Je n’ai jamais mis les pieds dans un Furet du Nord (pour l’instant), je ne peux donc pas vous en dire grand chose… si ce n’est que désormais, Decitre fait partie de la même maison !

Les librairies indépendantes.

Les librairies indépendantes vous accueillent aussi très généralement avec le sourire si vous êtes édité. De différents témoignages que j’ai reçu, c’est plus compliqué pour l’auto-édité, pour la simple raison que beaucoup de librairies sont attachés à la chaîne du livre (qui les fait vivre). Mais encore une fois, demandez à d’autres auteurs auto-édités, pour une réponse plus précise. Bon, arrêtons nous un peu plus sur ces librairies, et comment les aborder.

Quand y aller ?

Evitez absolument le samedi, le mercredi après midi, les jours fériés ou le mois de décembre. Les librairies seront très, très occupés ! Privilégié le mardi ou le jeudi. Ce sera plus calme et les libraires seront plus à l’écoute.

Quoi dire ?

Ne DEMANDEZ pas une dédicace. S’ils veulent en faire une, ils vous la proposeront. Parlez simplement de votre livre, de ce qui vous a animé, et proposé que votre maison d’Edition leur envoi un SP. Laissez, bien sûr, vos coordonnées. Vous pouvez repasser, mais n’harcelez pas ! Ce genre de relation passe avant tout par l’humain.

Un point important :

Privilégiez les librairies proches de chez vous. Déjà, car le fait que vous soyez un/e auteur / autrice local/e est un argument de vente. Ensuite car, s’ils vous font venir en dédicace, ils n’auront pas à payer de défraiement. Et oui, money money, mais les librairies ne roulent pas sur l’or, et cela entrera forcément dans la balance.

Cela dit, je vous répète quelque chose de fondamental : ne dépensez pas d’argent pour promouvoir votre livre ! Ce n’est pas à vous de payer les frais de déplacement, ou d’envoyer les livres par la poste. N’oubliez pas que venir faire une dédicace, c’est donner de votre temps (et c’est de l’argent), gratuitement (il est d’ailleurs possible de se faire rémunéré pour les dédicaces. Ce qu’à mon niveau je ne fais, pas, je peux vous en expliquer les raisons en commentaire si vous le souhaitez). Il est donc hors de question qu’il y ait des frais supplémentaires. C’est tentant, bien sûr, car on veut défendre son livre, son oeuvre, son bébé. Mais c’est une pente glissante et surtout, ça ne rend pas service à la profession. Si vous payez pour vos déplacements, au prochain auteur qui devra venir on pourra dire : « Vous venez à vos frais, car d’autres auteurs sont venus à leur frais ». Restons donc solidaires ! Et n’oubliez pas si en vous accueillant, la librairie participe à la mise en avant de votre livre, vous participer également à l’animation du lieu ! La relation est donc, au moins, égalitaire ! Et doit l’être.

Voilà, j’espère que ces conseils (très spécifiques !) vous ont aidé !

A bientôt !

—-

J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !

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A propos Antonin Atger

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