Histoire d’écrire #53 Focus sur un métier méconnu : diffuseur.

 La chaîne du livre tout le monde la connaît peu ou prou.

Rappel de la chaîne du livre

Reprenons rapidement : il y a tout d’abord, bien sûr, l’écrivain qui va concevoir d’histoire et la rédiger (jusque là, ça va !).

Ensuite, l’éditeur s’occupe (entre autres) d’une relecture, de correction orthographique ou de conseils, le mettre en page, proposer une couverture, ce genre de choses, que nous avons déjà vu dans un précédent article.

Arrive ensuite l’imprimeur qui s’occupe, comme son nom l’indique très bien, d’imprimer le livre.

Ensuite le livre arrive en librairie, où il est proposé au client qui pourront savourer cette nouvelle histoire, fruit du labeur de tant de personnes.

Enoncée comme ça, la chaîne du livre semble complète, non ? C’est d’ailleurs ce que me disent les élèves lorsque je les interroge sur ce sujet, lors de mes interventions.

Mais justement, il manque une étape essentielle, un maillon important dans ce cycle, sur lequel je voulais m’arrêter aujourd’hui : les diffuseurs.

Un diffuseur, c’est quoi ?

Dans le cycle du livre, le diffuseur se classe entre l’imprimeur et le libraire, tout en étant en relation avec le librairie et (mais c’est plus rare) l’écrivain. C’est lui qui s’occupe justement d’apporter le livre jusqu’au lieu de vente. Il fait, bien sûr, plus que ça.

Chaque agent de diffusion possède un territoire plus ou moins grand. De ce territoire généralement il connaît les librairies qui s’y trouvent, les libraires, et le type de lectorat.

Vu comme ça on pourrait dire que ça juste un peu moins d’un commercial, ce qui n’est qu’à moitié vrai.

Le diffuseur est plus que cela, car il connaît, d’un côté, les livres qu’il amène aux librairies. De l’autre, il sait les livres susceptibles d’intéresser tel ou tel librairie. Et dans la vaste production livresque de notre pays, cette étape d’orientation est généralement la bienvenue.

La connaissance des libraires.

Le diffuseur connais très bien les librairies de son territoire. Et chaque lieu est unique, avec sa propre politique de présentation, de choix de livres, son public, sa personnalité.

De ma petite expérience de dédicaces, je peux affirmer avec certitude qu’aucune librairie ne se ressemble. Je note avec une fascination sociologique les différences de population entre une librairie située dans un quartier huppé, proche d’une école, ou dans un village plus restreint. Cela impactera non seulement l’affluence dans le magasin, bien sûr, mais aussi le type de lectorat, la vente des livres.

Le diffuseur connait également ces différences, mais aussi tous les livres dont il a la charge de… diffuser, justement. Il sait donc quoi conseiller, où, et à qui. Et de part les contacts extrêmement réguliers avec les libraires, la relation dépasse de loin le simple cadre commercial, ce qui me semble indispensable lors de la vente de livres.

Bilan 2014 des Méconnus - 5 livres qui se sont démarqués ...

Mon expérience

J’ai eu la chance de parcourir quelques librairies avec certains diffuseurs, pour la sortie de mon livre Interfeel (Edition PocketJeunesse, diffuseur Interforum – à chaque fois j’ai envie de dire Interfeel !). Outre la sympathie avérée des diffuseurs, il est intéressant de voir leur travail, extrêmement humain avec les libraires, qu’ils connaissent bien, et leur connaissance aiguë des livres qu’ils diffusent. A titre personnel, je ne retire de ces échanges que du bon !

Voilà ! C’est un article un peu « Hors Série », mais ignorant tout de ce métier avant la sortie de mon premier livre, j’ai pensé intéressant d’en parler un peu, car d’autres, peut-être, l’ignoraient aussi.

Si vous avez d’autres questions, sur la chaîne du livre, sur la vie d’un livre et d’un auteur dans le parcours de la publication, n’hésitez pas !

Excellente journée, à vendredi prochain ! 

Antonin A.

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J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !

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A propos Antonin Atger

Ecrivain, mon livre Interfeel est disponible aux Editions Pocket Jeunesse : https://www.lisez.com/livre-grand-format/interfeel/9782266248280
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