Histoire d’écrire #3 Je veux écrire. Par où commencer ?

Attention ! Pour éviter la confusion, précisons : je ne parlerai pas ici de par quoi commencer lorsqu’on écrit un livre. Mais plutôt : si vous voulez vous lancer dans l’écriture : par quel genre commencer.

1) Introduction

Quand je parle avec des gens, certains me parlent de leurs propres projets d’écriture. Et parfois, on m’explique le souhait d’écrire une saga intergalactique, en deux cycles, dix tomes, avec des spin off sur trois des personnages principaux, et qu’il faudra que l’ensemble de l’oeuvre soit sorti pour comprendre le sens de l’histoire qu’on voulait créer.

Alors, ce genre d’histoire est géniale, car elle permet à l’imagination de s’épancher, de partir dans son monde quand celui qu’on vit devient un peu trop oppressant.

Mais s’atteler à un tel projet d’écriture, surtout lorsqu’on a jamais écrit auparavant, possède une problème de taille : l’ambition.

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Dernières rencontres avant la fin… de l’année !

Oyez oyez !

Avant que 2018 ne se termine, il vous ai possible de me retrouver pour échanger, rire (parfois), parler Interfeel et se faire dédicacer votre ouvrage !

Samedi 15 décembre : Librairie Dialogues, Brest

Rendez-vous tout d’abord samedi 15 décembre à la belle librairie Dialogues, à Brest ! Je vous y retrouve à partir de 14 heures, jusqu’à 18 heures.

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Pour voir l’info sur le site : https://www.librairiedialogues.fr/rencontres/17128/

https://www.facebook.com/events/277151056268126/

Librairie « Passeur de rêves » (Martelle) à Amiens.

Retrouvez-moi ensuite à la librairie Passeur de Rêve, à Amiens, le dimanche 16 décembre, à partir de 14 heures !


https://www.facebook.com/events/2206343329689091/

Vendredi 21 Décembre : Rencontre à la bonne franquette à Raconte Moi la Terre, Lyon

Je l’avais demandé sur les réseaux sociaux, j’ai eu pléthores de réponses. C’est donc fait : je serai à la librairie / café « Raconte moi la Terre » vendredi 21 décembre. J’y serai dans tous les cas pour travailler, mais ce sera aussi un moment de rencontres et d’échanges, soit pour papoter, soit pour dédicacer votre exemplaire d’Interfeel pour Noël. Il y aura aussi des exemplaires du livre en vente à la librairie. Si vous venez avec votre propre exemplaire, merci de le signaler à l’entrée.

Aucun texte alternatif disponible.


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Histoire d’écrire #2 Quelle est la pire erreur de l’écrivain débutant ?

Titre attrape clic, hein ?

Et pourtant.

Il y a une erreur que j’ai faite, et que, je pense, toute personne qui se lance dans l’écriture fera, c’est celle-là.

Elle est omniprésente, révélatrice de beaucoup de choses, et c’est notre pire ennemi. C’est un préjugé, ancré dans nos habitudes d’écrivain, de lecture, d’artiste, de français. Là voilà : 

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Weekend d’écrivain : le salon de Montreuil (en poème)

Arrivé au salon à 10h du matin
Encore mal dégrossi de mon voyage en train
Quel bonheur de voir, devant le stand la file
De gens voulant la dédicace d’Interfeel !

La matinée passa, j’écrivais, écrivais
Je rencontrais des gens de tout âge, de tous bords
Qui avaient voyagé jusque là et avaient
Achetés des bouquins qu’aussitôt ils dévorent.

Plaisir de la rencontre, délice de l’échange
Mixité des publics, et vive les mélanges
Tous ces milliers de gens, qui soudain ne font qu’un
Unis pour une même passion : le bouquin.

Le temps d’un sandwich rapidement béqueté
Me voilà à nouveau, de retour sur le quai
Prêt à jeter l’encre sur des papiers buvards
Buvant tous les écrits de mon stylo bavard

Fin de dédicaces, je range mon stylo.
Signe encore quelques livres avec « l’effet manteau ».
C’est la règle : dès qu’on fait mine de partir.
Certains lecteurs curieux vont aussitôt surgir !

Baladant mon regard, mes pieds dans les allées.
Je vois des gens qui parlent, échangent à la volée.
Et parfois, posés en rang dans les rayons.
Les gens s’abandonnent, déjà, à leur passion.

Beaucoup d’écrits, d’échanges et de café,
Voilà les souvenirs que j’ai de la journée.
Et quittant le salon je n’ai pas de regrets.
Je sais, déjà maintenant, que je reviendrai !

 

A bientôt!

 

 

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Plein d’articles sur Interfeel !

Hello !

Je n’avais pas prévu de faire cet article, mais j’ai reçu trois belles mises en avant d’#Interfeel en ce début de semaine, et je voulais les partager avec vous (promis, après, je vous fait un retour du salon de Montreuil 🙂 ).

Dans la Pause-Culotte de MadmoiZelle.

Connaissez-vous le site MadmoiZelle ? Peu, pour ma part, même si j’apprécie son parti pris résolument féministe (mais ils laissent à mon goût un peu trop la part belle aux articles putaclics, concernant des études scientifiques bidons ou des mises en avant de pseudo-sciences. Mais bon, il faut bien vivre).

Bref, suite à un partenariat avec PKJ (ma maison D’Edition), Interfeel fait parti des conseils de lecture pour cette fin d’année. Et pourquoi, pas, un beau cadeau de Noël ?

 

Dans le mensuel du Progrès C’est en Ville

Dans la région, le Progrès est une institution. Il sort mensuellement un magazine intitulé « C’est en Ville ». Dans celui de décembre est publié mon portrait, fait par Naomi Levannier. Voici :

Pas de lien Internet possible mais, si vous résidez dans la région, vous devriez pouvoir mettre la main dessus 🙂

 

Les élèves du Lycée Professionnel François Cevert

Dans le cadre du Salon du livre d’Ecully, j’ai effectué de nombreuses interventions en classe.

Notamment au sein du Lycée Professionnel François Cevert où j’ai, littéralement, été accueilli comme un roi. Ce fut une expérience forte, que je souhaite renouveller. Je suis attaché à l’idée de pouvoir diffuser et échanger autours de la culture, notamment (surtout) dans des zones où elle peut sembler plus difficile d’accès. L’échange avec ces jeunes fut très forts et nombreux d’entre eux m’ont confié avoir l’envie d’écrire, mais la crainte de se lancer… si j’ai pu aider certaines et certains d’entre eux à dépasser cette crainte, j’en suis fier. Je ferai un article plus complet sur mes interventions scolaires prochainement. Mais voici déjà un premier souvenir de ce moment !

Oui, ils sont tous d’accord pour que je diffuse cette photo 🙂

Bref, en plus d’une intervention passionnante (où la première question a été, comme toujours : « Mais monsieur, vous avez quel âge ? »), ces jeunes gens ont travaillé sur un article, dans un style journalistique. Le résultat est super, et je vous laisse le consulter ici :


http://francois-cevert.elycee.rhonealpes.fr/voyages-scolaires-et-ouverture-culturelle/lettres-histoire/rencontre-des-2ma-avec-antonin-atger/

 

Normalement, je revois cette classe l’année prochaine, comme la thématique de leur cours de français sera « Les nouvelles technologies et l’innovation ». Un sujet en or pour réfléchir avec Interfeel !

A très vite !

Antonin A.

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Week end d’écrivain # Fête du livre de Fazerges

Ce weekend, c’était la fête du livre dans la commune de Fazerges. Un super moment, un bel événement, une équipe de bénévoles au top

Car oui, c’était une fringante équipe de bénévoles, des jeunes dames de 60 ans et plus dévouées à organiser cette fête du livre par amour des bouquins et de leur village, qu’elles veulent dynamiser

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Histoire d’écrire #1 Comment organiser ses idées ?

Lorsqu’on se lance dans une écriture sur le long terme, de nombreux obstacles se présentent. Et des craintes. Loin d’en avoir peur, il convient de les désamorcer sereinement, point par point. Voici le premier !

J’avais pour projet de faire une série de vidéos à ce sujet mais, faute de temps (et, j’avoue, de plaisir à faire ce genre de création), je vais retourner au format texte pour mes prochains conseils d’écriture. Mais ni une ni deux, je vous offre le premier article de cette nouvelle série sous forme de vidéo !

Avez-vous des questions concernant l’écriture, la construction d’un livre, des personnages ? Posez-les en commentaires. Elles feront peut-être l’objet d’un prochain article !

A bientôt

Antonin A.

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Bilan du weekend Parisien

Mon weekend parisien fut bien chargé ! Il a commencé un jeudi soir, après une course contre la montre pour éviter de courir derrière le train. Bien au chaud dans le wagon filant, j’ai pu récapituler les quelques jours à venir.

Weekend double. Côté pile, les spectacles que j’allais me faire chaque soir. Côté face, les faces à faces lors de la double séance de dédicaces aux Cultura Belle Épine et La Défense (pardon : 4 Temps).

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L’étincelle (micro-nouvelle)

dessin_letincelle.jpgUne seconde, à peine. Une étincelle et je n’est plus, je suis nous. Une conscience commune.

Je suis Ahmed, Benjamin, Chrystelle, Dolorès, Eiwong. Fleure adolescente, homme mûr, vieux chêne, la folie, les regrets, la sagesse. Je suis elle, lui, toi, eux. Je suis dynamique, passive, menteur, iconoclaste et pieu, amoureuse et triste. Je brasse des millions et fais la manche. Je joins mes mains en prière, me tourne vers la Mecque et psalmodie le Talmud. Je rêve de gloire, d’un crédit, d’amour, de manger à ma faim, de paix, de poésie et d’être enceinte. J’ai peur de mourir, de vivre, de parler à Jérémie de la Terminal S, du noir et de vieillir. J’aime le Népal, ma mère, les macarons, mes enfants et la pluie sur les vitres.

Même cette étincelle, je l’aime, dans cette gare où nous relions nos aspirations, nos inspirations, nos respirations, le temps d’un souffle. Cette étincelle qui sera explosion dans une seconde, à peine. Désormais nous savons que je suis nous, nous sommes un. Un jour, le monde entier saura et nous serons ensemble face aux loups solitaires.

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La nudité à l’écran

 

Ah, la nudité !

Ce truc que tout le monde possède sous ses vêtements, qui nous accompagne toute notre vie, et qui fait pourtant vendre à peu près n’importe quel objet, de la cafetière au sac de riz et, parfois, des sous-vêtements.

Et comme n’importe quoi d’autres, la nudité fait vendre des films. Beaucoup.

Mettons directement de côté les films pornographiques et érotiques plus ou moins soft, plus ou moins élaboré, bien qu’ils soient une grande, grande partie de tous les films existants sur la nudité. Mettons les de côté car ici, le but est assumé : exciter, de manière plus ou moins fine, plutôt moins que plus.

Revenons sur les films dit « conventionnels », ceux qui passent aux cinémas, à la télé aux heures décentes, ceux dont on parle plus facilement lors d’une conversation autours d’un café.Dans ces films, il y a trois raisons de mettre de la nudité :

La première est de servir un propos particulier dans un film. Avec sa sœur généralement proche appelée « sexualité », la nudité souligne une émotion, une ambiance, fait avancer l’histoire. La nudité est un outil narratif pertinent. C’est l’évolution de la relation des deux héros de « Lust Cushion« . C’est la libération sexuelle dans le Paris des années 70 dans « the Dreamers« . C’est l’intensité non conventionnelle de la passion des protagonistes de l' »Empire des Sens« . C’est la solitude du héros de « Shame« , seul avec son corps.

Dans ces cas, la nudité sert à quelque chose, et surtout, la scène marcherait moins bien sans elle. Dans les « Poupées Russes« , de Céric Klapish, Romain Duris va courir nu dans Paris pour retrouver son aimée, nue elle aussi. La situation est particulièrement absurde, renforcé par cette nudité et les regards inquiets que Romain Duris envoie à droite et à gauche. Rajoutez ne serait ce qu’un caleçon, l’absurdité est moins important, la scène moins pertinente. D’où l’importance de cette nudité.

La deuxième raison est de mettre la nudité comme un acte de revendication sociale, dans des pays où généralement, elle est encore taboue, soumise à la censure. C’est, d’une certaine manière, encore le cas aux Etats Unis, qui perdent leur latin dès qu’une chanteuse montrent un bout de sein (involontaire). C’est, d’une certaine manière encore, l’empire des sens au Japon. C’est le film « Femme Ecrite », qui a fait polémique au Maroc. Ici, la nudité dépasse le cadre de l’histoire en temps que tel pour s’inscrire dans une réalité sociale.

Et puis, il y a une dernière raison de mettre de la nudité à l’écran : montrer qu’on est capable de mettre de la nudité. Montrer qu’on est des fous, de sacrés rebelles, des sans-tabous, mais dans un contexte où le faire n’est pas un immense acte de bravoure. Par exemple, je trouve qu’il y a beaucoup, beaucoup d’exemple de cette nudité inutile dans le cinéma français.

Ici, la nudité d’un acteur, d’une actrice, n’est pas là pour souligner un propos, mais pour enlever une couche de vêtement, montrer qu’on est capable de mettre une paire de seins, un bout de fesse et, pourquoi pas, intégrer ce passage dans la bande annonce pour faire vendre. C’est l’héroïne de « Five » sous la douche, puis quelques secondes après, avec sa blague sur sa « raie ». C’est Déborah François qui se dénude à la fin du film de « Populaire » (d’accord, il y a une scène d’amour après, mais comme la suggestion s’arrête spécifiquement après cette semi nudité, on sent bien que le réalisateur ne s’est pas arrêté à ce moment au hasard). C’est Louise Bourgoin qui lit son courrier dans son bain, dans « Adèle Blanc-Sec« . Car oui, bien sûr, ce cas de figure concerne particulièrement les femmes.

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La nudité à l’écran ne doit pas être tabou. Mais montrer un corps nu sans aucune autre raison que de prouver qu’on peut montrer un corps nu prouve au contraire que la nudité n’est pas encore désacralisé, que le tabou existe encore. Et généralement, une telle scène nous arrache du film, car ce passage semble forcé et ne cadre pas avec le reste du film, tel un placement produit qui nous rappelle que le film n’est pas forcément une fin en soit, mais un moyen de vendre un objet, une femme-objet. Le réalisateur semble faire une pause dans son propre film. Avant la suite, une page de viande.

On se gausse souvent des films américains qui font dormir les filles avec un soutien gorge. C’est normal, c’est absurde, irréaliste et ça nous rappelle que le film est soumis au regard extérieur et à la censure. Encore une fois, ça nous arrache à l’histoire. Mais montrer de la nudité là où ce n’est pas nécessaire, c’est pareil, dans l’autre sens. C’est jouer, encore, avec ce tabou. C’est tout aussi absurde, ça continue de mettre le corps sur un piédestal et empêche de considérer la nudité pour ce qu’elle est vraiment : un outil comme un autre pour raconter une histoire, souligner une émotion, appuyer une situation.

Qu’en pensez-vous ?

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