Hello !
La semaine dernière, nous abordions les conseils pour (re)trouver sa motivation pour écrire (donc pour la forme). Revenons aujourd’hui sur le fond : comment fait-on lorsqu’on n’a, tout simplement, plus d’idées ?
Rappelez-vous des prémices de votre histoire
Posez vous les bonnes questions : pourquoi vouliez vous écrire cette histoire à la base ? Qu’est-ce qui vous motivait ? Retrouvez l’essentiel, cela vous aidera à défricher le chemin.
Pour cela une solution simple existe : reprenez les éléments essentiels de votre histoire. Mettez les, pourquoi pas, dans une chronologie, pour mieux comprendre leur articulation. La charnière suivante de votre texte deviendra alors plus évidente.
Pourquoi vouliez vous l’écrire à
Recontextualisez
Si ça ne marche, posez vous les questions (d’ailleurs, n’hésitez pas à vous les poser à haute voix). Pourquoi est ce que je. Eux trouver cela ? Qu’est-ce que ça va m’apporter ? Qu’est ce que ça apporte à mon histoire.
Puis ciblez les personnes impliquées dans l’événement : quels sont leur motivation ? Pourquoi s’impliquent-ils ? En remontant tous ces fils narratifs, vous devriez clarifier vos idées, mettre à jour l’essentiel, et trouver les clés nécessaires à la résolution de votre problème, clé qui, bien souvent, étaient sous votre nez !
Relisez votre histoire.

Oui, posez vous, et lisez. Passez outre les petits détails à corriger, vous verrez cela plus tard. Tenez vous à l’essentiel. Vous trouverez peut être de charmants fusils de Tchekov que vous n’aviez pas vu au premier abord, et qui vous permettront de dénouer le reste.
Synthétisez votre histoire en un paragraphe.

Puis faite un résumé de ce que vous avez fait jusque là. Encore une fois, cela vous aidera à retrouver votre but, et la prochaine étape évidente de votre histoire.
Revenez sur des points de votre histoire sur lesquels vous n’aviez pas pensé :
Comment untel et unetelle se sont rencontrés ? Qu’est ce qu’il aimait faire avec d’être au poste présent dans votre histoire ?
Cela apportera de la profondeur à vos personnages, à votre histoire, vous maintiendra dans une réflexion active à propos de votre œuvre et, qui sait, vous permettra peut être de trouver de nouvelles pistes pour votre histoire.
Soyez logique

Parfois, les meilleurs idées viennent lorsqu’on se demande ce qui devrait alors se passer. X vient de trouver l’artefact. Quel est, logiquement, l’étape suivante ? Le protéger ? Le remettre à Y ? Parfois, les questions les plus simples sont les plus efficaces.
Parfois, rigoureux que vous êtes, vous bloquez sur un problème, une difficulté : le héros n’a aucun moyen d’aller à l’endroit où il doit se rendre. Donc ça n’avance pas.
Alors déjà (et je ne le répéterai jamais assez !) il est important d’avoir résolu ces problèmes avant même de commencer l’histoire ! Mais admettons, vous êtes bloqué par une contrainte. Alors :
Les contraintes sont une force.

Et bien justement, positive thinking power, est ce que ces contraintes ne peuvent pas être le moteur d’un nouveau rebondissement dans l’histoire ? Cet blocage que vous avez, n’arrive-t-il pas également au héros, au cours de sa quête ? Ne doit-il justement pas prendre du temps pour lui ? Les meilleures épreuves sont celles qui nous aident à avancer (on dirait une phrase de coaching ! Mais c’est vrai). Utiliser les contraintes qui vous bloque pour offrir de nouvelles péripéties à vos héros !
Parlez en à haute voix.

Le ridicule ne tue pas, je vous le rappelle ! Mais exprimer votre histoire par un autre canal que l’écrit, l’extérioriser, vous offrira une autre approche de ses problématiques, et qui dit autre approche, dis nouvelles solutions.
Parlez en à des proches

Laissez lui vous poser TOUTES les questions qu’il ou elle veut. Pas seulement celles qui vous arrange. Écoutez toutes ses remarques. L’important, c’est qu’il y ait de la bienveillance des deux côtés : la personne en face doit considérer que ce ne sont que des remarques sincères, et en aucun cas des critiques sur votre travail. Vous, vous devez admettre qu’effectivement, la personne ne vous attaque pas personnellement en soulevant les points qu’elle juge étrange dans votre histoire (très généralement, c’est le cas, et très généralement nous, écrivains, le prenons mal :)).
Autre avantage : cela vous aidera à synthétiser votre histoire.
C’est justement par les chemins de traverse, défrichés par ses questions, que vous trouverez de nouvelles idées :).
Changez vous les idées !
Pour vous perfectionner dans les arts martiaux, faîtes de la guitard.

J’attribue cette citation à Miyamoto Musashi, grand épéeiste japonais (et accessoirement bien badasse) mais je me trompe peut être complètement. Bref, l’idée sous jacente est que : pratiquer une autre forme d’art permet de comprendre la précédente. Combien d’idées me sont venus alors que je voyais un film ? De manière plus prosaïque, dessiner les scènes m’aident beaucoup pour situer les personnages et débloquer les situations.
Au delà du monde de l’art, changez vous, donc, les idées. Mais vraiment ! Faîte du sport, montez des projets, non pas pour fuir votre blocage, mais pour au contraire le dénouer avec des chemins de traverse.
Et dernière idée (mais elle vaut ce qu’elle vaut) : lisez un bouquin chiant ! L’ennui provoqué par cette lecture vous fera fuir vers votre propre histoire et, qui sait, vous offrira la clé que vous cherchiez !
(Il est très rare de s’ennuyer, de nos jours. Pourtant, ses vertus sont nombreux, à commencer par sa principale : le fuir en créant!)
Je conseille, personnellement, ce livre.

Le truc là est de reformuler les problematiques. Résumé votre histoire. Parlez-en (même si c’est dur !).
J’espère que ces conseils d’écriture vous ont plu !
La semaine prochaine, nous verrons quoi faire lorsqu’on ne veut PLUS écrire ! Et oui, ça existe ! A vendredi prochain !
Antonin A.
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J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !
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Histoire d’écrire #32 Que faire lorsqu’on ne veut PLUS écrire ?
Parfois, le blocage n’est pas que technique, l’inspiration n’est pas que manquante. Parfois, on n’a, simplement, plus envie. Et écrire sans envie, c’est comme un fromage sans repas (ou l’inverse) : il manque quelque chose.
Avant de vous donner des conseils pour retrouver cette envie (je ne prescrirais aucune drogue, petits coquins), on va s’arrêter un instant et comprendre pourquoi, parfois, on ne veut plus écrire.
Le ras le bol.
On a trop écrit, ou trop vite. Le ras le bol, c’est un rejet rapide de l’écriture. Dans ce cas, la solution est simple : faite un break. Consacrer sa vie à son art ne signifie pas se tuer au travail. Prenez un temps pour vous, vous retrouverez par la suite votre rythme d’écriture. Allez voir ailleurs, remplissez vous la tête de nouvelles choses (je n’aime pas l’expression se vider la tête), oublier franchement votre histoire, vous y reviendrez avec un regard frais et une motivation nouvelle.
Si vous devez quand même écrire, changer de manière de travail. Plutôt que la rédaction simple, réfléchissez à la structure des chapitres à venir. Ou relisez les chapitres précédents. Ne buttez pas sur cette non-envie. Contournez là. Soyez stratège !
Autre petit conseil personnel : j’admets généralement que l’écriture ne sera pas, à chaque seconde, un pur délice. Je sais que j’aurai des coups de mou, et que ceux-ci finiront par passer. Miracle de la prophétie auto-réalisatrice, sachant que ces coups de mou sont passagers, je persiste, et ceux-ci finissent, effectivement, par passer !
La lassitude (ça ne marche pas).
Parfois vous écrivez avec le sentiment que tout cela, au final, ne sert à rien. Soit vous ne parvenez pas à terminer votre histoire, soit aucune maison d’Edition ne répond à vos nombreux envois. À chacun des ces raisons, une solution. Si vous ne parvenez pas à terminer votre histoire, peut être avez vous visé trop gros, trop vite (par exemple : commencé par une saga en six volumes 😉). Travaillez quelques nouvelles. Elles seront logiquement plus rapides, et plus faciles à terminer, et vous offrir un sentiment de satisfaction moteur pour continuer.
La lassitude du au refus des maisons d’Edition est plus complexe : ça ne dépend pas de vous. Il n’y a pas de solution miracle (ça se saurait), mais je peux me permettre un conseil (même venant d’un auteur publié) : écrivez avant tout pour vous même. Pour le plaisir de la création. Voyez la publication comme une cerise sur un gâteau déjà bien garni, plutôt que comme l’unique but. Appréciez le chemin, et pas uniquement la finalité.
Plus envie d’écrire. Du tout.
Et parfois, tout simplement, ce sentiment s’installe, durablement. La lassitude vous prend, et ce n’est ni temporaire, ni un découragement. Simplement, vous ne prenez plus de plaisir à écrire.
Dans ce cas n’oubliez pas une chose, peut être dur à entendre, mais essentielle : ce n’est pas grave de vous tromper de voie. Il est possible d’avoir cru dans un projet, mais de réaliser en court de route (et pas uniquement du aux difficultés du chemin), que ce n’est pas fait pour vous. Il n’est JAMAIS grave de faire marche arrière, et de revenir sur vos pas.
Mais un frein arrivera : ce que l’on appelle « les coûts irrécupérables ». Vous avez déjà investis du temps, de la motivation, peut être même de l’argent. Vous avez refusez d’autres opportunités pour l’écriture. Donc s’arrêter maintenant, c’est trop bête… Malgré la disparition de l’envie… Malgré l’impression de se forcer à chaque fois pour prendre le stylo…
Mais ces coûts sont ce qu’ils sont : irrécupérables. Que vous arrêtiez l’écriture ou non, le temps passé ne se rattrapera pas, les choix faits ne se deferont plus. Ce qu’il vous reste, c’est de décider de ce que vous voulez pour votre futur. Pas comment optimiser votre passé. Surtout que…
Nous vivons dans une société qui ne valorise pas l’erreur, et ne défend pas la possibilité de changer de voie. Pourtant, quelle richesse ! Vous n’aurez jamais perdu votre temps. Écrire, c’est apprendre la patience, à développer votre imagination. Vous ne perdrez pas ces atouts. Ces outils vous accompagnerons, et vous pourrez les utiliser sur d’autres domaines.
Donc si vous sentez vraiment que ce n’est pas votre tasse de café, que ce n’est pas juste une baisse de motivation passagère, mais un choix définitif. Choisissez. Et ce n’est pas grave.
Antonin A.
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J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu ! La semaine prochaine, nous verrons comment écrire, lorsqu’on a un délai particulièrement court ! Le conseil numéro 3 vous surprendra !
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