Mes conseils d’écriture se base, principalement et bien sûr, sur mon expérience et ma réflexion personnelle, que j’agremente d’exemple tirés de mon propre livre, Interfeel.

Pour cet article là, je vais faire le raisonnement inverse : je vais expliquer la genèse d’Interfeel, et les conclusions que l’on peut en tirer quant à l’écriture.
Un peu d’histoire : mais comment qu’a été créé Interfeel ?
Tout a commencé en 2012 (et oui, ça date !). Un concours d’écriture est lancé par Pocket Jeunesse
https://www.lisez.com/pocket-jeunesse/18
et la plateforme littéraire We Love Words.

http://welovewords.com/
L’idée était de découvrir de nouveaux talents. Et comme tout concours d’écriture, appelé « Bug Social »

http://welovewords.com/contests/social-bug
Concours dont voici le pitch :
Imaginez une société qui a laissé trop de pouvoir à un réseau social virtuel extrêmement puissant. Faites bugger la société.
L’intrigue du texte devra intégrer les éléments suivants : action, suspens, amour, amitié. Les héros du livre doivent avoir entre 15 et 18 ans.
L’utilisation d’éléments fantastiques est bien sûr acceptée même si elle n’est absolument pas obligatoire.
Il ne s’agit pas de disserter sur une dérive de la société ou de décrire pendant des heures le monde de demain. Il faut raconter une histoire !
Attention, il ne s’agit pas de faire une copie d’Hunger Games ou d’autres textes d’anticipation connus.
On sent déjà venir les prémisses d’Interfeel, non 🙂 ? La deadline est au milieu d’août, on va dire le 15.
Et moi, en plein cœur de l’été, je suis à mille lieux d’avoir envie de participer à un concours d’écriture, d’autant que le genre (la science fiction) et la tranche d’âge (Young Adult), ne me sont absolument pas familiers.
Et donc je suis en Bretagne, avec des amis, à faire tout, n’importe quoi, mais pas écrire.

Et puis, 48 heures avant la fin du concours, je me réveille. L’envie de gagner me gagne. Et l’idée d’un réseau de partage des émotions prend forme. A la réalité, je pense bien qu’il se formait tranquilou dans ma tête, à mon insu, et qu’il attendait le bon moment pour émerger.

http://www.gastonlagaffe.com/
Bon moment, d’accord, c’est cool, mais il ne me restait deux jours ! Et une fois l’idée présente, pas question de la lâcher. Alors s’en suivirent 48 heures d’écriture assez tenace, puisqu’il fallait écrire à la fois le premier chapitre du livre, la bible des personnages et le résumé du premier Tome.

http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=58.html
Je l’ai fait. Et, grosso modo, ce que j’ai rendu en si peu de temps est devenue peu ou proue la trame d’Interfeel : un personnage masculin principal : Nathan, une personnage féminin : Elizabeth, un antagoniste : le commissaire (une seule personne pour l’instant), un groupe d’ami autours de Nathan, le professeur, et leurs péripéties.
Et quelques mois plus tard, je m’en rappelerai toujours, je sortais du monop’ quand je reçu un email sur cet ancêtre de l’Opale qu’est le Smarthone. Vue la rapidité de mon envoi, je ne jugeais pas la chose lisible, voir visible, j’étais persuadé de ne pas avoir gagné. J’avais presque envie d’ignorer ce message qui avait des allures de spam.
Et pourtant ! J’avais gagné !
Puis l’écriture, la longue période d’écriture, a suivit. J’y reviendrais dans un prochain article. Il me semblait important de, déjà, tirer des leçons de cette genèse.
Les leçons à tirer
L’urgence a du bon.
48 heures pour sortir une vingtaine de pages. Ça paraît inconcevable, je n’y croyais pas non plus, et je l’ai fait (et je ne suis pas plus intelligent qu’un autre). Pour moi, la leçon à tirer c’est que, comme le titre l’indique, l’urgence a du bon. Bien utilisé le stress est un formidable catalyseur d’idées. On se perd moins dans les mémandres nébuleux de l’inspiration. On hésite moins : droit au but. Et généralement, c’est gagantn.
Attention seulement : cet état d’esprit ne peut pas fonctionner Ad Vitam. De même que vous ne pouvez pas taper un sprint sur 10 kilomètres, vous ne pouvez pas écrire un livre entier avec ce procédé là. Je le dirais toujours : l’écriture est un marathon (et je dois me le rappeler aussi, parfois :)). Si vous écrivez un roman dans le rush, du début à la fin, sans pause, je ne donne pas cher de votre état cardio vasculaire par la suite. Mourir pour des romans, d’accord, mais de mort lente, comme dirait l’autre.

Bref, le stress est un outil puissant. Mais comme beaucoup de choses, il est à consommer avec modération. Leçon numéro 1.
Faite simple pour commencer.
Seconde leçon à tirer : faire simple avant de faire compliqué. Cela me semble bien plus efficace que de faire un florilège d’idées complètement anarchiques, et de devoir tout retailler par la suite. Dans le contexte de la création d’Interfeel, le temps limité + le stress vue précédemment m’ont obligé à aller droit au but. Et comme je l’ai dit, l’histoire de base que j’ai proposé dans le concours était clair, et c’est celle que j’ai reprise dans la rédaction de mon livre.
C’est à partir de cette trame solide que j’ai pu complexifier mon univers. J’ai ajouté l’Opale. J’ai dédoublé l’antagonisme principal, le commissaire, en deux personnes : Vlad Ekaton et Kassandra Kacem. Bref, je me suis appuyé sur cette ligne narrative solide (qui plus ai approuvé par la maison d’Edition), pour sereinement aborder la complexité de l’univers d’Interfeel. Je suis persuadé que, sans ce concours et cette obligation de faire simple, mon histoire aurait été grandement différente, et pas forcément mieux.
Plus votre univers est fertile, plus je vous conseille d’avoir une trame narrative simple (mais pas simpliste), que vous pourrez ensuite complexifier. Vous pourriez, sinon, vous perdre dans vos nombreux détails et ne plus voir l’ensemble. De plus, il est très dur d’abandonner une idée qu’on aime, quand elle ne cadre pas notre histoire. Alors autant définir notre histoire en amont.
N’ayez pas peur de tenter : ce qui vous paraît nul ne l’est pas forcément
La dernière leçon à tirer est ma surprise à me savoir gagnant. Je n’aurai, sérieusement, jamais parié un kopek sur mon histoire (facile de dire ça a posteriori, mais c’est vrai). Ce n’est pas de la fausse modestie, j’avais limite honte de ce que j’avais envoyé.
La leçon a en tirer est : mettez à bas vos a priori, vos présupposés, vos « de toute façon ils ne vont pas aimer », peut être que non, en effet, et peut être que si. Il n’y a pas de pire juge que soit même, et ce magistrat est souvent très injuste. Essayez, présentez votre travail au monde extérieure. Et pour paraphraser Mandela : soit vous gagnez, soit vous apprenez pour la prochaine fois. Peace.
Et pour finir en musique :
Voilà, j’espère que cet « Histoire d’Ecrire » un peu particulier vous aura plus ! N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez dans les commentaires, quant à moi je vous retrouve très bientôt, pour un nouvel article ! Tchu
Antonin A.
—-
J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !
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Histoire d’écrire #18 Comment commencer une histoire ?
Les premiers mots d’une histoire sont important. Essentiels, même, car non seulement ils donneront envie – ou non – au lecteur de continuer, mais en plus, ils lui montreront également l’ambiance que vous voulez mettre, la tonalité à laquelle vous voulez faire résonner (et raisonner) votre texte.
Comme d’habtitude, nous parlons ici principalement des romans. Mais ces principes s’appliquent également aux films, même si, nous le verrons, des différences doivent être établis.
Nous allons voir plusieurs manières de commencer une histoire. Bien sûr, ce sont des catégories abstraites. Bien sûr, il y en a d’autres. Mais je pense que cette liste sera un bon moyen de défricher les possibilités qui s’ouvrent à vous, quand vous commencer à écrire !
Commencer de manière chronologique
On commence par le plus simple : par le début. Les premiers chapitres se font de manière narratives, chronologiquement. Présentant les personnages, la situation, les problèmes à venir. Les exemples sont légions, et je veux en citer deux, évidents : le Seigneur des Anneaux, et Harry Potter.
Pourquoi ? Parce que non seulement on commence par le début, mais également par une présentation de l’univers original : la Comté pour le SdA, les Durlsey pour HP.
Avantage
Les aventages sont nombreux : on prend le temps de placer les personnages, d’expliquer au lecteur quel sera l’univers dans lequel il va se plonger. On le prend, en quelque sorte, par la main. Et cela permets par la suite, d’explorer de nouveaux aspects de cet univers : nos héros vont quitter le Comté, leur environnement familier, pour explorer la Terre du Milieu, et le Mordor. Harry Potter va quitter sa demeure (malheureusement) familière, la maison des Durlsey, pour découvrir Poudlard.
L’idée est donc de commencer petit, et, étape par étape, plonger le lecteur dans un univers de plus en plus grand.
C’est un peu ce que j’ai fait avec Interfeel, où nous nous concentrons sur Nathan et son environnement familier (Le lycée, sa maison, l’utilisation d’Interfeel), avant d’agrandir l’univers.
Inconveniants
Tout lecteur du Seigneur des Anneaux pourra le confirmer : le début est quand même un peu long :). C’est le problème principal qui peut survenir avec ce genre de début : le manque de rythme. L’action ne surviendra que plus tard, lorsque l’univers sera établit. Mais l’intérêt du lecteur peut être déjà partit à ce moment.
Plusieurs solutions subsistent, et Harry Potter les utilisent magistralement bien : instiller du mystère dans cette normalité apparente. Déjà en focalisant le début sur Dumblerdor, un sorcier, donc, et ensuite en créer plusieurs situations où Harry Potter utilise de la magie sans le savoir. L’intérêt du lecteur est piqué : il veut comprendre ce qu’il se passe.
Note importante : commencer au début de l’histoire ne veut pas dire qu’il ne s’est pas passé d’autres choses, avant ! L’aventure de Bilbon Sacquet a eu lieu avant le SdA, et le premier règne de Voldemort se passait avant le premier HP. Et dans Interfeel, la Guerre Numérique a eu lieu 20 ans avant le début. Mais le livre commence en même temps que l’histoire de nos héros.
Comme le montrent mes exemples, ces débuts chronologiques début se trouve très généralement dans le cadre des sagas, c’est à dire les histoires de découlant sur plusieurs Tome. Car, nous le verrons, les autres manières de commencer ne sont pas forcement indiquées pour ce genre d’histoire longue.
Commencer au milieu directement de l’action.
L’idée, là, est de ne pas commencer avec une présentation de l’univers, mais par une action très particulière. Les films d’actions sont particulièrement friants de ce genre de procédé : il permet de révéler par l’image les qualités du héros, sa force, ses faiblesses. Ce procédé est bien moins utilisé dans les livres, puisque le langage visuelle, qui va de pairs avec une scène d’action, n’existe pas, et doit être expliciter. Ce qui veut dire qu’en plus de l’action, il faut en même temps expliquer qui est le héros, sa mission, sa motivation.
Exemples de films commençant directement par une scène d’action :
La scène d’interrogation au Moyen Orient, de Kingsman :
La récupération du sceptre de Loki, dans Avengers 2
(Ce dernier exemple est particulier : comme nous connaissons déjà les protagonistes avec le premier film, il est moins difficile de connaître l’univers, la personnalité et les motivations des personnages).
Les avantages.
Directement dans l’action ! Nous devinons l’univers à travers une action bien particulière, qui permet de présenter à la fois les personnages, et l’environnement. Sur le plan visuel (car ce procédé est surtout effectué au cinéma pour les films d’action), le but est d’accrocher directement le spectateur, pour ensuite partir sur un passage plus explicatif.
Les inconveniants.
Ce procédé est souvent utilisé dans les films pour une raison particulière : l’action visuelle. Dans un livre, c’est bien plus compliqué, puisque une action racontée, avec des personnages qu’on ne connait pas encoree, n’accroche pas. Et si nous voulons tout mettre en même temps : l’action, les personnages, le but, cela risque de faire un petit gloubiboulga un peu indigeste.
Commencer par un Mac Guffin
Mais qu’est ce qu’un Mac Guffin ?
L’expression, popularisée par Alfred Hitchkock, est un moyen bien particulier de commencer une histoire : les protagonistes, ou les méchants, sont à la recherche d’un objet, ou d’un secret. Mais celui ci ne sera jamais révélé : il n’est que le prétexte pour débuter l’histoire, et sert de détonnateur au moteur narratif.
Plus d’informations sur la page Wikipédia.
Les exemples sont légions dans les films :
La malette que vont chercher Jules Winnfield et Vincent Vega dans Pulp Fiction :
La patte de lapin, cherchée par Ethan Hunt, dans Mission Impossible 3
Le disque dur que recherche James Bond, au début de Skyfall
Mais les séries télés ne sont pas en reste : la quasi totalité des épisodes des Simpsons fonctionnent ainsi : le premier tiers de l’histoire proposent une histoire presque sans intérêt, occasion généralement pour Homer Simpson de faire l’idiot, avant de commencer la véritable histoire dans les deux tiers suivants.
A ma connaissance, ce procédé est beaucoup moins utilisé dans les livres. Ma théorie, c’est que cette question peut être aisément laissé sans réponse dans un film, emporté par l’action et le divertissement. Dans le livre, le lecteur aime moins avoir des questions sans réponses.
Les avantages
Grace au Mc Guffin, on se lance directement dans l’action ! Mais on n’a pas à se soucier d’expliquer les tenants et les aboutissements de l’action par la suite, puisque cette recherche n’est qu’un pretexte à lancer l’histoire.
Les inconvéniants.
Bien moins utilisé dans les livres, le Mc Guffin possède un problème de taille : il laisse une question irrésolue. Ainsi, il peut passer pour une facilité scénaristique, et provoquer un sentiment d’instatisfaction chez le lecteur.
Commencer par une accroche qui se passe plus tard dans l’histoire (un flash forward)
Attention : je parle bien là d’histoire qui ont une structure narrative, mais dont on va montrer, au début, un passage qui se passe plus tard dans le film ou le livre. Et donc, on relate un évènement qui se passera plus tard. Ensuite, tout l’intérêt du début de l’histoire, c’est d’arriver à ce moment là.
C’est ce qui a lieu dans, par exemple, le film Mission Impossible 3 (ou d’ailleurs, on parle déjà de la patte de lapin) :
L’intérêt est évident : il place directement dans l’action, et donne envie au lecteur, au spectateur, de savoir comment le héros en est arrivé là.
J’utilise également ce procédé dans Interfeel, d’ailleurs, où le livre commence par
Le lecteur commençant l’histoire souhaite donc savoir quel est cet évènement qui va changer la vie de Nathan.
Les avantages
Les aventages sont, en réalité, les mêmes que la plupart des débuts qui ne suivent pas la chronologie classique : créer une attente chez le spectateur, ou le lecteur. Lui donner envie d’en savoir plus, de comprendre comment on en est arrivé là. On transforme donc le quoi par le pourquoi (ou le comment) : au lieu de voir ce qu’il va se passer, le lecteur, le spectateur va vouloir comprendre pourquoi, et comment, ils en sont arrivés là. Mais un tel choix scénaristique n’est pas sans conséquence.
Les inconveniants
Le problème principal qui survient est, justement, de trop en dire. Car l’ordre des éléments que l’on dispose dans notre histoire va influencer la perception du lecteur : en lisant ce début d’histoire, puis en revenant en arrière, le lecteur ne va pas découvrir notre univers naïvement, mais essayer de noter les indices qui amèneront à cette situation. L’effet de surprise peut donc être atténué. Voyez un peu cela comme une bande annonce qui en dit trop : notre vision du film, lorsqu’on le commence, est altérée, car on sait déjà ce qu’il va se passer. Pour simplifier, on peut dire qu’on troque une accroche du lecteur dès le début, en sacrifiant la découverte future qu’il fera ensuite.
Reprenons la scène de Mission Impossible 3, dans laquelle le regretté Philipp Seymour Hoffman menace la femme de Tom Cruise, dans un décompte plutôt bien foutu et bien joué. Oui, ça accroche dès le début, oui, on veut savoir comment ils en sont arrivés là, qui est ce méchant, est ce que la femme va s’en sortir…
Mais si on n’a pas cela, et qu’on arrive directement à cette scène en cours de film : est ce que l’effet ne serait pas encore plus saisissant ? Voir le héros, jusque ici invincible, désemparé dans cette situation ?
Ce qu’il faut retenir, c’est que l’ordre dans lequel on met les évènements va impacte la reception de notre histoire. A vous donc de choisir en votre âme et conscience l’effet que vous voulez produire sur vos lecteurs 🙂
Pour la petite histoire, c’est la raison pour laquelle je n’ai pas voulu trop en dire dans l’introduction d’Interfeel : je voulais laisser la surprise au lecteur.
Version alternative : commencer par un flash back (un évènement du passé)
Même cas de figure que dans le cas précédent, où l’on a ce qu’on appelle un Fast Forward (diffuser dans le présent un évènement du futur), il est aussi courant de commencer par un Flash Back. L’idée est le même : instiller une pointe de mystère dans la situation initiale du héros qui, normalement, n’est pas (encore) affecté par l’élément perturbateur. Les avantages et les inconvéniants sont généralement les mêmes que dans la situation précédente : on troque l’intérêt du lecteur dès le début, en contrepartie on lui enlève un effet de surprise par la suite.
Mais cette utilisation de Flash back (évènement du passé dont rêve le héros, puis il se révèle par exemple), peut également être un moyen de placer un élément qui enrichit l’histoire du héros, et qu’il aurait été impossible de mettre par la suite, à moins de faire un dialogue forcée entre deux protagonistes, ou une introspection qui n’a pas sa place dans le récit. Encore une fois, c’est à vous de voir ce que vous voulez faire !
Conclusion
C’est donc à vous, auteur, autrice, de décider : soit vous proposez au lecteur de découvrir ce qu’il va arriver (en faisant une narration chronologique), qui a faire un début d’histoire lent mais nécessaire, , soit il lui propose de voir comment cela va arriver (en plaçant des indices du futur de l’histoire au début). MAIS, je vous en prie, ne gâchez pas une bonne révélation de votre livre simplement pour accrocher le lecteur en tout début. Le jeu n’en vaut pas la chandelle.
Je reviens un peu sur la notion de saga : celles ci utilisent génaralement une trame chronologique, puisque l’intérêt c’est, justement, une quête. Auquel cas le point culminant de l’histoire se trouvera à la résolution de la quête (brûler l’anneau, détruire Voldemort). Ainsi, jouer du Flash Forward, c’est à dire expliciter l’un des points culminants au tout début de l’histoire, pose soucis, puisque généralement, ce point culminant est la résolution de l’histoire, quelques livres plus tard !
Ces différents procédés (fast forward, flashback, Mc Guffins), sont principalement utilisé au début, mais peuvent aussi être utilisés en cours d’histoire. Deux films utilisent magistralement ce concept de chronologie destructurées, qui non seulement donnent un intérêt décuplé à l’histoire, mais montrent également que la narration chronologique n’est pas une obligation. Encore une fois, c’est un choix.
Memento
Memento est un film, littéralement, et dans sa quasi totalité, monté à l’envers. Nous commençons donc par la fin de l’histoire, et nous remontons l’histoire du personnage. Cette construction est indispensable à l’oeuvre, puisqu’elle suit la pathologie du protagoniste, qui ne se souvient que des 5 dernières minutes de sa vie. C’est l’ordre même des évènements placés dans l’histoire – anté chronologique, qui donne tout son sel au film.
Alabama Monroe
De même, dans l’excellent film Alabama Monroe, suivant les aventures amoureuses de Didier, joueur de Blue Grass, et d’Elise, chanteuse. le réalisateur Felix Van Groeningen avait effectué un premier montage linéaire, mais, déçu du rendu, lui a préféré une construction a-chronologique… ce qui donne une expérience cinématographique extrêmement différente et, à mon sens, bien meilleur.
Deux films que je recommande !
A bientôt
Antonin A.
—-
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