https://twitter.com/AntoninAtger/status/1100796482104578051
La motivation est capricieuse. Et pourtant, elle est nécessaire pour avancer dans l’écriture !
J’ai eu l’occasion de parler déjà motivation le long des articles précédents ! Aujourd’hui, pour changer un peu, plutôt que de longs paragraphes, je vais donner de courts tips, des conseils en vrac ou, comme disent si bien les anglais : à la carte. A vous de picorer ce qui vous plaît !
Comprenez comment vous fonctionnez.
Êtes vous du matin, du soir, du midi ? Préférez-vous écrire plusieurs heures d’affilée, ou durant de courts moments répétés ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, juste ce qui vous correspond le mieux !
Acceptez que c’est du long terme.
Écrire, c’est un marathon. Ne brûlez pas toutes vos cartouches (d’encres) au début. Ménagez vous, reposez-vous.

Acceptez que ce ne sera pas toujours une partie de plaisir.
Parfois, écrire, c’est chiant. La relecture, ça pèse. Admettez cela dès le début vous aidera à vous y préparer.
Acceptez que l’écriture, ce n’est pas que de l’écriture.
C’est aussi de l’organisation, des recherches, de la relecture. Programmez ces différentes activités en fonction de vos envies, pour garder la motivation.
Faites des rituels.
Prenez vous un quart d’heure tous les matins pour penser à votre histoire. Après une période d’écriture, offrez vous la récompense d’un bon chocolat chaud. Le cerveau aime les rituels, et votre cerveau est ici votre meilleur ami (tant que vous fonctionnez en équipe avec lui !)

https://www.pinterest.fr/pin/317503842459114529/
Changez de support.
L’ennui pointe ? Changez de support. Passez de l’ordi au papier, du bloc-note au papier, de l’écran au smartphone. Profitez-en pour découvrir votre support préféré, et en quelle occasion.
Travaillez sur votre texte par des moyens détournés (dessin, musique).
Marre du stylo ? Accordez vous une pause, et faite un dessin. Mais optimisez ce break : dessinez vos personnages, les lieux. Pas besoin d’être un esthète, un Master en gribouillages suffit ! Musiciens, faîtes nous un petit riff de guitare qui vous fait pensé à votre histoire. Vous verrez, non seulement vous vous changerez les idées, mais en plus vous risquez d’en trouver de nouvelles !

Par Manuel Lino — originally posted to Flickr as Type O Negative – Coliseu dos Recreios, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10042559
Se concentrer sur le processus et pas sur la finalité.
Si la SEULE motivation, c’est le livre fini, bon courage. Appréciez les étapes : la satisfaction de progresser dans votre écriture, le plaisir de finir un chapitre, de trembler face à un passage émouvant, bref, appréciez le voyage, et pas seulement la destina(edi)tion.

https://www.psychologies.com/Culture/Les-phrases-de-sagesse/Phrases-de-sagesse-Voyage/L-important-ce-n-est-pas-la-destination-c-est-le-voyage
Simplifiez vous la vie !
Écrire, c’est compliqué. Alors autant ne pas rendre la chose encore plus difficile qu’elle n’est ! Ayez tout ce qu’il vous fait à disposition ! Anticipez le stock de stylo, de cartouches d’encre, de batterie. Pré-pa-ra-tion ! Sachez en avance la musique que vous écouterez (si vous en écoutez), mettez vous dans votre tenue préférée, un verre de votre boisson préférez (café !!!), bref, faite de cet instant le moment le plus simple, et le plus agréable, possible.
Anticiper les trucs rébarbatifs, comme la réécriture, en amont.
Effets indésirables associés à la réécriture : un sérieux impact sur votre quantité de cheveux, que vous risquez de vous arracher à pleines poignées ( un peu quand Vlad Ekaton quand… oups, spoiler Interfeel). Prévoyez les moments qui seront, mettons, moins fun que le reste, et séquencez-les. Un peu de contraintes par jour, pas assez pour être dégouté. Dîtes vous « demain, je m’occupe de relire le chapitre 4 ». Anticipant la contrainte, vous serez moins susceptible de la subir.
Faites par couches.
N’écrivez pas de manière linéaire. Si vous bloqué sur l’écriture du chapitre 3, réfléchissez à la structure du chapitre 5. Un peu comme l’idée de passer au dessin, vous utiliserez vos ressources intellectuelles différemment, et ce que vous ferez sera non seulement actif, mais en plus ne sera pas rébarbatif.

https://www.magicmaman.com/,les-couches-usagees-de-bebe-transformees-en-energie,2224,1822676.asp
Mettez vous des challenges !
Vous voulez ressentir un peu de « thrill » ? Pas compliqué : mettez-vous des challenges ! Donnez-vous tant de jours pour finir tel chapitre, tel passage, tel paragraphe (, tel mot ?). Attention néanmoins : connaissez-vos limites : ne vous mettez pas de challenges illusoires, intenables, qui vous dégouterons. Un peu comme les résoutions de nouvelle année 🙂

https://www.conseilsmarketing.com/fidelisation/20-bonnes-resolutions-pour-reussir-2010
Écoutez les retours extérieurs.
C’est dur, de faire lire son travail. Mais c’est important. Déjà, nous pouvons combinez ça avec le conseil précédent : « demain, je t’envoie le chapitre 5 ». Pourquoi les retours extérieures ? Car vous aurez (bien sûr) choisi des personnes bienveillantes ET honnêtes, qui vous encourageront, qui vous dirons les passages qu’elles ont aimés, et les choses à améliorer. Vous quitterez l’isolation propre à l’écrivain, pour un échange vivant et enrichissant.
Relisez des choses que vous avez déjà écrit et dont vous êtes fiers.
Je ne supporte pas le cliché de l’artiste dans le doute perpétuel, jamais content. repensez à vos écrits précédents. Quel est celui, ceux, dont vous êtes le plus fier ? Et dès que vous avez un coup de mou, relisez-le. Vous êtes encore capable d’écrire ce genre de chose. Et ne vous dîtes pas que votre éclat est passé, que vous ne retrouverez jamais ce talent de votre prime jeunesse. Vous êtes la même personne et, en plus, vous avez désormais plus d’expérience. Il n’y a pas de raison :).

Faites de vraies pauses.
Entendons nous bien. Par pause, je ne veux pas dire « fuite en avant en plongeant dans la première application smartphone venue ». Par pause, j’entends « j’ai bien bossé, j’en profite vraiment. » Donnez vous un objectif pour la journée, et dîtes vous qu’ensuite, vous savourerez une bonne série / une bonne clope (pas bien !), une glace, ce qui vous fait plaisir. Et terminez l’objectif, et savourez VRAIMENT la pause (MÊME si vous voulez continuer à écrire) ! Et OUBLIEZ votre histoire, durant ce moment. Déjà, vous avez bien mérité ce moment détente, et en plus, cela gardera votre motivation intacte 🙂

https://giphy.com/gifs/break-ross-geller-david-schwimmer-TBXlEhCiia69G
Et vous, quelles sont vos trucs et astuces pour maintenir la motivation intacte ? Partagez-les en commentaires, pour la communauté !
Antonin A.
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J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !
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Histoire d’écrire #14 Comment prendre du recul sur ce que l’on écrit ?
La question qui fâche
Commençons par la question qui, parfois, fâche : pourquoi prendre du recul sur ce qu’on écrit ? Pourquoi ne pas simplement se laisser porter par son flot littéraire, sa verve romanesque, et présenter son œuvre, brut, donc authentique.
Car il existe ce que l’on appelle la perception subjective. Et comme je le rappelais dans l’article « Pour qui écrire », si on écrit pour les autres, il faut en tenir compte, des autres. Cela ne veut pas dire lisser son style mais, au contraire, l’affuter. Et pour cela, et il enlever le nez du tableau de votre histoire et voir l’ensemble.
L’exemple du rêve
Prenez un exemple onirique : vous faite un rêve fabuleux, vous volez dans un ciel éthéré, nappé de forme somptueuse. Si vous racontez votre rêve, et que vous disez simple : « je volais », vous ressentez à travers ces simples mots vos sensations de vertige, de légèreté, de liberté. Mais la personne qui écoute n’entendra que « je volais », sans toutes les émotions qui lui sont rattachés. Au pire raccrochera-t-il ces mots à des souvenirs personnelles, mais n’est pas ce que vous vouliez raconter. Il faut donc rajouter des détails que vous connaissez, mais pas l’autre, pour quitter la simple explication de votre rêve, aux ressentis que vous voulez partager.
Si vous prenez ce recul, vous remarquerez alors que ce que vous pensiez clair ne l’était pas forcément, et ce que vous pensez complexe était tellement évident que vous n’aviez pas besoin de sur-expliquer l’ensemble des étapes.
Sauf que voilà : prendre du recul sur son propre texte, c’est compliqué. Plus difficile qu’une musique où l’on peut noter la fausse note à l’oreille, ou le manque de proportion d’un dessin au premier regard. L’écrit est personnel, il passe par notre propre intellect, et notre propre interprétation. Difficile donc de repérer l’éléphant qui cache la forêt, ou l’arbre dans la pièce.
Voici quelques astuces que j’utilise pour voir son texte d’un peu plus loin, pour pouvoir le rapprocher des lecteurs.
https://fr.depositphotos.com/92954012/stock-photo-teenager-and-blackboard.htm
Imprimer son texte.
Votre texte, sur sa page numérique, vous le connaissez. Changez donc de format pour le lire certes toujours face à la feuille, néanmoins sous un autre angle. Et l’impression permet, justement, d’en avoir une nouvelle, d’impression. Armez vous d’un stylo (mais oubliez le rouge, vous n’êtes plus à l’école), et soulignez avec bienveillance mais honnêteté les passages, mots qui vous gênent. Créez votre propre code de relecture par exemple : mots barrés = à supprimer. Soulignés en vaguelettes = à modifier. Un triangle (conspirationnnn !!!) : à développer.
https://fr.depositphotos.com/92954012/stock-photo-teenager-and-blackboard.html
Si des considérations écologiques vous freine dans votre débit de papier, je le comprends parfaitement (mais sachez que le papier n’est pas tant ecocide que cela, pas forcément plus que blinder un email de pièces jointes), vous avez aussi la solution PDF. Le PDF est, techniquement, une impression numérique de votre document et figurez vous que, vive l’effet Placebo, ça marche ! Vous voyez votre texte différemment, et vous avez une furieuse envie de reprendre votre texte Word pour y appliquer des corrections que vous n’auriez pourtant pas vu sur le document original.
Lire sur un smartphone.
Il est de bon ton de dénigrer le smartphone, généralement d’ailleurs en postant un tel message véhément sur les réseaux sociaux envoyés… de son Smartphone ! Alors oui, on peut faire plein de critiques : chronophage, obsolescence programmé, coût écologique… dans un autre registre, on associe souvent le Smartphone comme de l’anti littérature : avant, les gens lisaient, maintenant, ils jouent à Candy Crush… Oui oui oui, mais comme tous les outils, tout dépend de l’utilisation qu’on en fait. Or, pour prendre du recule sur votre texte, vous pouvez aussi le lire de votre Smartphone !
http://www.plurielles.fr/parents/enfants-bebes/help-mon-ado-passe-son-temps-au-telephone-7568890-402.html
Le plus simple pour cela est de le mettre sur un document texte basique (.txt), le mette sur le « Cloud » (Dropbox, One Drive, Google Drive, celui que vous voulez) et le lire via une application.
Pourquoi lire sur Smartphone ? Et bien, comme le pdf, c’est un format différent, qui vous apportera donc un regard tout aussi différent sur le texte. Aussi, ne sous estimez pas l’importance du contexte : si un texte papier se lit à un bureau ou dans un cadre formel, le smartphone se consulte, par exemple, dans les transports en commun. Contexte différent vous permet de votre votre texte d’une manière… Vous avez deviné :).
Pour la petite histoire, j’écris beaucoup sur mon Smartphone, notamment nombre de ces articles, que je mets ensuite en page (avec plus ou moins de succès :)) sur ordi.
Lâchez votre texte
https://www.freepik.es/fotos-premium/sonrisa-feliz-gente-negocios-tirar-papeles-documentos-volar-aire-exito-trabajo-concepto-exito-empresarial_1381146.htm
Détachez-vous, littéralement, de votre texte ! Faite du sport, allez dormir (pas en même temps, les deux sont généralement incompatibles – merci d’éviter les blagues graveleuses en commentaire :)). Il faut juste que ce soit une vraie coupure, que vous sentiez poussé par nécessité, et non un simple prétexte pour ne pas affronter un problème syntaxique que vous espérez voir disparaître pendant la nuit ! La nuit porte certes conseil, mais ne fait pas le travail à votre place :).
Au lit !
La nuit porte conseille. Je ne vais pas expliciter ici toutes les études qui le prouvent mais je pense que déjà, empiriquement, vous le savez. Lâchez votre texte, allez dormir, et reprenez le frais comme un gardon le lendemain ! Votre esprit sera plus clair, votre regard plus affûté.
https://lewebpedagogique.com/diversifier/2008/09/25/le-sommeil-est-il-un-facteur-de-reussite-scolaire/
Lire son texte à haute voix.
Dans l’ancien français, entendre voulait dire comprendre. On retrouve ce sens en espagnol avec le mot « entender », comprendre, un faux ami qui donne des sueurs froides à tout élève espagnol LV2 qui se respecte. Quelques expressions françaises ont également subsisté : on s’entend bien avec quelqu’un, on est en bonne entente…
Le lien entre l’oralité et la compréhension semble donc assez évident. A vous désormais de l’appliquer ! Lisez à haute voix ! Frottez ces mots fragiles à vos cordes vocales, pour faire des étincelles. Difficile, oui, mais nécessaire. Les petites erreurs de texte que vous cachiez dans votre lecture silencieuse trouver soudain un écho, littéral, à l’extérieur. Et une nouvelle fois, vous « entendrez » mieux votre texte !
Le faire lire aux proches.
Le regard extérieur est important, déjà, pour les conseils qu’il peut apporter. Mais aussi, car le simple fait de savoir que quelqu’un d’autre va lire ce que vous écrivez va vous apporter un autre regard. Le vôtre, mais avec du recul. Vous comprenez ?
Attention néanmoins à ne pas vous mettre une pression excessive à cause de cette lecture des tiers. Noubliez pas comment vous devez choisir vos bêta lecteurs : bienveillant mais sincère, sincère mais bienveillant.
http://rire.ctreq.qc.ca/2014/04/lecture_voix_haute/
J’espère que ces conseils vous aiderons ! Et vous, comment fait vous pour prendre du recul sur votre texte ?
A bientôt !
Antonin A.
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J’espère que ce conseil d’écriture vous a plu !
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