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Le piège sémantique du « grand remplacement »

Dans cette vidéo, la définition du « grand remplacement » proposée par la journaliste manque de précisions, et c’est tout le piège de ces termes.

La théorie élaborée par Renaud Camus consiste à dire qu’il s’agit d’un remplacement des populations autochtones (blanches) par des populations du Maghreb et subsahariennes, certes, mais qui est laissé faire, voire organisé par les élites.

(Ce qui permet de qualifier cette théorie de complotiste.)

Le but serait d’avoir une population arrachée à son histoire et donc plus facilement contrôlable par une « élite mondialiste ».

Pour certains, cette élite mondialiste est juive, et toutes les théories antisémites sur l’influence des juifs sur le monde et la finance sont alors raccrochées au grand remplacement.

Néanmoins, une définition change et évolue.

Par la suite, ces termes ont désigné : « les populations noires et arabes sont en train de remplacer les populations blanches » (sans implication des élites, voire en imaginant un complot de la part même de ces populations).

Une autre « normalisation » des termes s’est également formée par la suite pour critiquer l’immigration.

Ainsi le problème de ces termes, c’est qu’ils recouvrent, désormais, plusieurs sens.

Et quand les politiciens reprennent cette formulation (qui est devenue mondiale, cocorico I guess), ils jouent sur cette ambiguïté sémantique.

Eux-mêmes peuvent arguer qu’ils critiquent « simplement » une immigration excessive, voire un constat démographique.

Mais il y a derrière une image bien plus radicale, parfois antisémite, complotiste et raciste, que des groupes extrêmes peuvent interpréter ainsi.

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