Fake news et écologie : comment parler aux climatosceptiques
Pourquoi les preuves ne suffisent pas, et ce qui marche vraiment pour en parler

Un Français sur trois doute aujourd’hui du réchauffement climatique ou de son origine humaine (Ipsos et EDF, 2024), et ce chiffre ne baisse plus. Pourtant, ni les preuves ni même les catastrophes ne font changer d’avis : après les gigantesques incendies australiens de 2019-2020, les sceptiques n’avaient pas bougé d’un pouce. Pourquoi ? Et que faire à la place ?
En m’appuyant sur la recherche en psychologie sociale, j’explique comment on sait que le réchauffement est réel et d’origine humaine, comment la désinformation climatique circule sur les réseaux sociaux, pourquoi on devient climatosceptique, et surtout ce qui permet d’en parler, avec ses proches comme avec des administrés, sans braquer.
Je l’ai donnée cette année à la médiathèque Visages du Monde de Cergy et à la médiathèque d’Osny. Le public comme les organisateurs l’ont beaucoup appréciée. Elle se veut claire, accessible et ne stigmatise pas les climatosceptiques. Une première version avait été donnée au personnel de la Métropole de Lyon.
Au programme
- Réchauffement ou dérèglement ? Ce que dit vraiment la définition, et pourquoi une semaine froide en avril ne prouve rien
- Les trois sortes de climatosceptiques : ceux qui nient le réchauffement, sa cause humaine, ou ses conséquences
- Comment on sait que c’est réel, et humain : cinq indices indépendants, et les « signatures » laissées par nos émissions
- La désinformation climatique sur les réseaux : qui la porte (CNRS, projet Climatoscope), la technique des « 5 D », et sa nouvelle cible, les solutions elles-mêmes
- Le jeu « trouvez ce qui ne va pas », pour voir comment douter de tout n’est pas de l’esprit critique
- Pourquoi les preuves ne suffisent pas : le raisonnement motivé, et les raisons psychologiques, sociales, complotistes et économiques du doute
- Ce qui aggrave les choses : culpabiliser, faire peur, imposer
- Ce qui marche : écouter, proposer une explication plutôt qu’un démenti, partir des valeurs de la personne, montrer le consensus, rendre l’action concrète, simple et avantageuse
Trois formats
- Une conférence pour le grand public (1 h 30), en médiathèque, en université populaire ou en bar des sciences : interactive, avec jeux, quiz et mises en situation.
- Un atelier pour les agents et les élus (2 à 3 heures) : défendre une mesure climat face à des administrés sceptiques, en mises en situation.
- Un module de formation (une demi-journée ou une journée) pour les chargés de communication et de concertation et les animateurs d’éducation à l’environnement, y compris en sous-traitance pour un organisme de formation.
Dans tous les cas, le public repart avec un bilan écrit qui reprend le contenu et toutes les sources. Une déclinaison existe pour le monde agricole, à la suite de mon travail sur les théories du complot autour de la dermatose nodulaire bovine (interview dans Réussir Bovins Viande).
Pour aller plus loin : Peut-on convaincre quelqu’un de la réalité du réchauffement climatique ?
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Votre conférence fut très appréciée par la qualité de son contenu, mais aussi par la façon dont vous l’avez présentée en interactivité avec le public. Nous n’avons pas vu le temps passer, elle aurait pu durer encore plus longtemps tellement le propos était riche et passionnant. Encore merci et bravo pour la qualité de votre intervention !