Fake news et questions environnementales
Pourquoi la désinformation prospère-t-elle autant sur le climat, et comment y répondre ?
Jamais nous n’avons été aussi informés, et pourtant la désinformation environnementale n’a jamais autant circulé. Dans cette intervention, donnée au personnel de la Métropole de Lyon, je décrypte les trois racines du phénomène : informationnelles (comment valider une information ?), cognitives (les biais et sophismes qui rendent le discours climatosceptique si persuasif) et politiques (polarisation, politisation de la science, stratégies organisées de la fabrique du doute). Je conclus par des outils concrets pour dialoguer sur ces sujets sensibles sans braquer son interlocuteur.
Au programme
- Les critères pour valider une information : fiabilité de la source, niveau de preuves, multiplicité des canaux, crédibilité
- Les biais appliqués au climat : émotion, confirmation, disponibilité, effet de halo
- Les sophismes du discours climatosceptique : appel à la nature, épouvantail, argument du « bon sens », sophisme de l’anecdote
- Les raisons sociales : méfiance envers les autorités, polarisation, politisation de la science
- Les désinformations organisées : astroturfing, fabrique du doute, mute news
- Échanger sur un sujet conflictuel : croyance, biais d’engagement, principe de charité
Une déclinaison existe pour le monde agricole, à la suite de mon travail sur les théories du complot autour de la dermatose nodulaire bovine (interview dans Réussir Bovins Viande).